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Point de presse du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Porte-parole du gouvernement suite à l’arrêt rendu par la Cour Internationale de Justice de la Haye : «Entre le Niger et le Burkina Faso, il ne saurait avoir des gagnants et des perdants» ,
Publié le lundi 22 avril 2013   |  Le Sahel


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© Le Sahel par DR
Le ministre de la Justice, Porte-parole du gouvernement, M. Marou Amadou, a animé dernier un point de presse le samedi 19 avril 2013


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Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Porte-parole du gouvernement, M. Marou Amadou, a animé samedi dernier un point de presse relativement à l'arrêt rendu le 16 avril dernier sur le différend frontalier entre notre pays et le Burkina Faso à propos d'un secteur de cette frontière. A cette occasion, M. Marou Amadou a fait un exposé exhaustif sur l'origine du litige, sur les prétentions des deux parties, sur le sens et la portée de l'arrêt rendu par la Cour Internationale de Justice et sur l'excellence des relations qui unissent le Niger et le Burkina Faso.

Dans son exposé, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Porte-parole du gouvernement, a rappelé que le verdict rendu le 16 avril dernier vient mettre fin à une procédure judiciaire longue de quatre ans, de 2009 à 2013. « On peut même dire que cette procédure, remonte un peu plus avant, en 1987 lorsque le gouvernement révolutionnaire du Burkina Faso et le gouvernement de la République du Niger, pour renforcer leurs relations fraternelles et leurs rapports de bon voisinage, avaient conclu un accord tendant à la délimitation de la frontière des deux pays » a dit M. Marou Amadou. Les premières démarches avaient commencé en 1964 à Niamey. Et c'est à partir de 1987 que les deux parties sont parvenues à délimiter les bornes en amont et en aval de leur frontière commune, notamment du mont N'Gouma jusqu'au point astronomique de Tong-Tong et de la Mékrou à la boucle de Boutou. « Sur ce consensus là, la Cour n'a pas voulu revenir, et elle ne s'était donc occupée que de la partie qui reste, constitutive d'un différend. C'est par le décret en date de décembre 1926 qui transférait le chef lieu de la colonie du Niger de Zinder à Niamey, et qui portait recomposition territoriale en République du Niger, que toute cette affaire allait partir. Ce décret dit à son article 1er : le chef lieu de la colonie du Niger est établi à Niamey. Les territoires ci après qui font actuellement partie de la colonie de la Haute Volta sont rattachés à la colonie du Niger pour compter du 1er janvier 1927 à savoir le cercle de Say à l'exception du canton gourmatché de Botou, les cantons du cercle de Dori qui relevaient autrefois du territoire militaire du Niger dans la région de Téra et de Yatkala, et qui ont été détachés par l'arrêté du Gouverneur général du 22 juin 1910. Un arrêté du Gouverneur général en commission permanente du Conseil de gouvernement déterminera le tracé de la limite des deux colonies dans cette région. Le ministre des colonies est chargé de l'exécution du présent décret » a souligné le ministre. En application de ce décret, un arrêté intervient le 31 août 1927. Selon M. Marou Amadou, cet arrêté s'avérera insatisfaisant ; il sera précisé par un erratum du 5 octobre 1927. Parlant des prétentions des deux parties, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Porte-Parole du gouvernement a indiqué que pour le Burkina Faso, les textes de 1927 étaient très clairs et qu'il suffisait tout simplement de les appliquer. Par contre, pour le Niger, ces textes étaient laconiques et manquaient de clarté. M. Marou Amadou a par la suite expliqué l'énoncé de l'arrêt de la Cour en s'appuyant sur les images matérialisant la frontière des deux pays. Il ressort de ses explications que désormais, le tracé entre le Niger et le Burkina Faso est clair et sans équivoque. Il a annoncé qu'à partir de cet arrêt, les deux parties ont 18 mois pour fixer leur frontière. Quant aux populations concernées, elles ont 5 ans pour choisir leur nationalité. Selon M. Marou Amadou, il est prévu un fonds d'indemnisation en prélude du bornage de la frontière. « Entre le Niger et le Burkina Faso, il ne saurait avoir de gagnant ou de perdant dans une histoire que nous n'avons pas ensemble décidé. C'est une triste histoire coloniale que nous soldons aujourd'hui. C'est cela notre grande victoire commune. Ce qu'on gagne en plus, c'est que cette frontière soit un pont entre nos deux pays. Nous partageons avec le Burkina Faso, l'Autorité du Liptako Gourma, l'UEMOA, la CEDEAO, et l'Union Africaine. Notre ambition en tant qu'africains, c'est de dépasser la colonisation. Et depuis le 16 avril dernier nous l'avons définitivement dépassée» a conclu le ministre.

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