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41ème Salon International des Inventions de Genève : la nouvelle invention de notre compatriote Moussa Abou primée
Publié le mardi 23 avril 2013   |  nigerdiaspora




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Notre compatriote Moussa Abou, Architecte de son Etat, vient encore de remporter un nouveau prix à l’international. Il a, en effet été unanimement désigné lauréat au 41ème Salon International des Inventions de Genève, qui s’est déroulé du 10 au 14 avril dernier. Son invention primée est intitulée :

«Procédé de construction de bâtiments légers et de piédroits d'ouvrages hydrauliques en dur à l'aide des briques fourchues aux parois transversales échancrées sans mortiers de pose, ni coffrage ni serre-joints ». Cette technologie a été la contribution du Niger sur le secteur de l'habitat en matière de changement climatique au Sommet de la Terre de RIO+20.

Si le but d'un inventeur est de faire connaître son invention, le but de l'invention achevée et protégée est d'être produite, distribuée et utilisée pour devenir un produit de la vie courante. Selon M. Moussa Abou, l'Afrique face à la mondialisation en général et au changement climatique en particulier, doit s'appuyer sur son vivier intellectuel, car la création dans le domaine de la technique et du commerce sont sources de progrès. « Dans un pays enclavé comme le Niger, avec un indice de développement humain faible, une désertification croissante et des sécheresses répétées, les modèles de développement durable sont un enjeu pour toute la nation et pour tous ses fils » a-t-il ajouté. Présentant son invention, M. Moussa Abou a indiqué que la technologie de construction des bâtiments en dur et des piédroits d'ouvrages hydrauliques en dur (caniveaux, dalots etc.) au Niger n'a pas évoluée depuis longtemps. Les codes français sur lesquels cette technologie est basée connaissent une évolution. « Le secteur du bâtiment, des travaux publics et de l'assainissement est le poumon de toute l'économie nationale. En effet, il est le noyau central autour duquel gravitent les industries de l'acier, du bois, des verres, du ciment, des carreaux, de la brique, de l'énergie, de la tôle ondulée, etc.... ce qui justifie le dicton selon lequel "si le bâtiment va bien, l'économie va". L'absence des techniques nouvelles et des matériaux locaux fiables et peu onéreux, renforce le degré de dépendance vis à vis de l'extérieur et affecte négativement la balance de payement des pays. De plus, ces secteurs ont un grand nombre d'effets de diffusion sur l'ensemble de l'économie nationale et donc à ce titre un rôle important à jouer socialement d'où la nécessité que ces secteurs soient maitrisés par les entreprises nationales» a dit l’inventeur. C'est d’ailleurs cette conviction profonde, qui l'a amené à mettre au point des Nouvelles Technologies Vertes de construction brevetées sous les numéros 10230 et 10231 délivrés par l'Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) le 19 septembre 1997 qui utilisent des éléments préfabriqués sur place à base de composants légers en béton servant de coffrage perdu en lieu et place des coffrages traditionnels (bois, métalliques, plastiques etc.), des procédés qui s'avèrent très onéreux. Les coffrages ralentissent énormément l'avancement des travaux et représentent 30% des coûts des bétons armés. En effet, la Méthode ABOU, a connu aussi une évolution depuis le nouveau dépôt de brevet PV N°1201100336, ne faisant plus intervenir de briques pleines, de briques creuses, de mortiers de pose, de coffrage ni serre-joints. Elle est une des actions d'atténuation et d'adaptation dans le cadre d'un régime post-2012 en ce qui concerne, le secteur du bâtiment. Elle est en effet une synthèse entre deux apports à savoir les atouts des modes traditionnels au plan adaptation du climat utilisant des matériaux locaux de construction peu développés, moins chers énergétiquement pour leur préparation, aussi bien que leur mise en œuvre, et assurant une climatisation naturelle du bâtiment construit ; et les acquis permis par l'industrialisation utilisant les matériaux industriels chers, largement employés, qui ont prouvés leur efficacité mais difficile d'accès pour les populations isolées. Par rapport au Changement Climatique, la technologie verte ABOU permet d'améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments. La réduction des émissions des gaz à effet de serre (acier, ciment, transport) et l'utilisation des moellons dans les semelles composites (béton, acier et moellons) et ou radiers et la latérite et ou banco comme remplissage des murs en voiles composites assurant une climatisation naturelle. Elle permet d’éviter la déforestation (bois de coffrage réduit à hauteur de 96%). L'utilisation des moellons dans les semelles composites (béton, acier et moellons) et ou radiers, de la latérite et ou du banco comme remplissage des murs en voiles composites et la suppression de mortiers de pose ; réduit la consommation du ciment de l'ordre de 50%. Aussi, la réduction du fer à béton représente les 2/3 du fait qu'on est plus, dans la logique de mise en œuvre des poteaux et ou chaînages pour les bâtiments. La meilleure économie d'énergie c'est celle qu'on n'a pas consommée, ni dépensée ; cela permet d'accéder au Marché Carbone. Ainsi la technologie verte ABOU, réunit toutes les conditions d'accéder au Mécanisme pour un Développement Propre (M.D.P) : un pays développé va acheter le crédit carbone sur le marché. Cette nouvelle technologie verte ABOU, éprouvée au Niger avec plusieurs réalisations s'inscrit dans le cadre d'identification des priorités pour les pays africains, d'actions d'atténuation et d'adaptation dans le secteur du bâtiment. Elle permet d'une part la mise en œuvre des bâtiments en moellons (pierres naturelles) et en voiles composites (éléments préfabriqués sur place à base de composants légers en béton, du fer à béton, du béton frais, des mortiers frais en latérite et ou en banco) sans mortier de pose ni coffrage ni serre-joints ; et d'autre part la mise en œuvre des caniveaux et ou dalots en dur sans coffrage ni serre-joints. C'est une méthode d'exécution simple à haute intensité de main d'œuvre avec peu d'outillages, ce qui permet de réduire le temps de mise en œuvre à hauteur de 50%.

Oumarou Moussa

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