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Haute autorité à la consolidation de la paix : ‘’ Les Etablissements général Abou et famille ‘’

Publié le dimanche 21 aout 2022  |  nigerdiaspora
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© aNiamey.com par Dr
Le Général Mahamadou Abou Tarka, Président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP)
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Depuis 2011 qu’il a été nommé à la tête de la Haute autorité pour la consolidation de la paix (HACP), le général Mahamadou Abou gère l’institution de manière familiale et dans la plus grande opacité. Les fonds débloqués par des partenaires et l’Etat sont gérés dans un flou artistique. Aujourd’hui, la HACP ressemble à une entreprise familiale dont seuls les membres de la famille ont droit d’y travailler. Il ne reste que pour le général de dénommer la HACP ‘’ les établissements général Abou et famille’’. Car, selon des sources crédibles, une décennie durant, plusieurs milliards de FCFA auraient été gérés par le général Abou avec certains membres de sa famille qu’il aurait fait recruter à la haute autorité. Des milliards de FCFA qui ont été injectés pour la consolidation de la paix dans des zones fragiles du pays par des partenaires extérieurs. Dans la gestion de ces fonds, des irrégularités auraient été révélées par l’audit mené par la Cour des comptes et celui indépendant commandité par l’Agence française de développement (AFD). L’audit commandité par l’AFD aurait mis en relief des graves irrégularités dans la gestion des fonds d’un projet destiné aux trois (3) frontières. Celles du Niger, du Mali et du Burkina Faso sur lesquelles des bandits armés et autres terroristes tuent chaque jour des paisibles citoyens des trois pays. En plus, à la HACP, il semble que presque toute la chaine de dépenses serait contrôlée par des parents du général Abou. Ce qui est contraire à tous les principes et théories de gestion de la chose publique enseignés.

Une gestion opaque, archaïque et moyenâgeuse qui ne profiterait, apparemment, qu’au général et à ses affidés de la haute autorité. Et à certaines sources politiques de spéculer sur le financement de la campagne pour les élections législatives de 2016 d’une candidate de la circonscription spéciale de Bankilaré/ Téra (région de Tillabéry).

Apparemment, les fonds dégagés pour la restauration de la paix servent, également, à financer d’autres activités non inscrites dans les projets. C’est qu’on appelle, en gestion, détournement d’objectif. Un délit pour lequel beaucoup de fonctionnaires nigériens croupissent aujourd’hui en prison. Il est, donc, d’une nécessité absolue pour les hautes autorités nigériennes d’avoir un oeil regardant sur la gestion des fonds alloués à cette institution. Car des langues se délient pour dénoncer sa gestion familiale et chaotique.

Il faut, alors, que le Président de la République se départe de certaines considérations subjectives pour instruire une inspection d’Etat à la HACP. Une institution dont certains responsables ne semblent pas mesurer l’ampleur de la tâche dans le cadre de la recherche et la consolidation de la paix au Niger. Bazoum Mohamed, le chef de l’Etat, doit se donner cette obligation de demander des comptes sur la gestion de la HACP. Surtout que, selon des sources bien renseignées, il semble se passer dans cette institution des choses qui seraient contraires à la consolidation de la paix. Des pratiques jugées indignes et combattues par tous les Etats souverains. Du reste, aujourd’hui, la mauvaise gestion de la paix est ressentie dans le pays. L’insécurité endeuille, chaque jour, des familles. Les bandits et autres terroristes menacent l’existence de l’Etat. La sécurité et la paix sont quotidiennement menacées au Niger. Les citoyens vivent chaque jour la peur au ventre. Et, toutes les études ont démontré que c’est la pauvreté qui pousse les jeunes à l’extrémisme violent. La situation ne fait que se détériorer et empirer au Niger. Parce que tout simplement les fonds destinés à construire et consolider la paix ne semblent être épargnés de la prédation vorace de certains responsables.

A ce tableau sombre s’ajoute le rapport 2021 de l’ARMP (autorité de régulation des marchés publics) qui épingle la HACP dans la passation de plusieurs marchés dont deux contrats de 409 millions chacun pour la construction de deux blocs de classes dans la commune rurale de Badaguichiri (région de Tahoua). Le rapport de l’ARMP a concerné le marché N° 016/2020/HACP/ DRFM et le marché N°0391/ 2020/HACP/DRFM octroyés à la société DIGI GLOBAL BTP pour un montant total de 819 millions de FCFA. A l’analyse des faits, une salle de classe aurait couté 10 millions de FCFA. Quelle salle de classe ! Peut être que l’entrepreneur ferait partie des architectes commis par le célèbre Kabrin Kara pour la construction de son palais. Kabrin Kabara, dans la mythologie, aurait demandé qu’on lui construise un palais entre le ciel et la terre.

Ce sont toutes ces affaires qui éclaboussent et mettent à nu la gestion du général Abou Adjako. Des affaires indignes d’un officier supérieur des forces armées.

Avec toutes ces affaires, les nigériens sont persuadés que le général Abou se préoccupe peu de la consolidation de la paix. Son esprit semble être orienté vers l’accumulation de richesses et l’accaparement des biens des orphelins. Pour pouvoir arriver à ce triste dessein, il recrute des mercenaires atteints par la myopie intellectuelle opposés aux valeurs de la société. Aujourd’hui, pour ce dessein satanique, musulmans et chrétiens dénigrent et décrient son comportement.

Ali Soumana
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