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Les voyages incessants du président Bazoum : une dilapidation déguisée des ressources financières du pays

Publié le jeudi 23 fevrier 2023  |  nigerdiaspora.net
Bazoum
© Autre presse par DR
Bazoum Mohamed : Entre voyages et villégiatures
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Le président Bazoum Mohamed suit les pas de son prédécesseur, Mahamadou Issoufou, en ne reportant jamais ses déplacements à l'étranger, même en cas de difficultés ou d'urgences dans le pays. Tous deux ont une préférence pour les voyages à l'étranger pour assister à des conférences de haut niveau et à des sommets internationaux, qui ont parfois peu d'enjeux pour le pays. Ils effectuent même des voyages privés aux frais de l'État, pour oublier momentanément les problèmes graves du pays, notamment l'insécurité terroriste persistante qui endeuille le pays depuis plus de 7 ans.

Le président Bazoum a quitté Niamey pour Bruxelles, en Belgique, seulement 48 heures après la mort de 17 soldats dans une embuscade terroriste à Intagamey, dans le département de Banibangou. Cette attaque a également fait 13 blessés dans les rangs de l'armée et un nombre important de personnes portées disparues. Après Bruxelles, il s'est rendu à Paris pour rencontrer son homologue Macron et discuter de la gestion de la crise sécuritaire au Sahel. Ensuite, il s'est rendu à Addis-Abeba, en Éthiopie, pour participer au sommet de l'Union africaine (UA), puis à N'Djamena, au Tchad, pour assister à la rencontre du G5 Sahel. Cette étape de N'Djamena ne boucle pas la boucle.

Le président Bazoum s'est ensuite rendu à Libreville, au Gabon, pour une visite de travail, d'où il s'est ensuite rendu à Brazzaville, au Congo, chez Denis Sassou N'Guesso, qui n'était pas prévu dans l'agenda initial. Au total, le président Bazoum a visité six capitales européennes et africaines en l'espace d'une semaine, mais sans retombées concrètes pour le pays.

Ces rencontres d'échanges n'ont pas été sanctionnées par des accords d'investissements au profit du pays. Les contribuables nigériens ont donc dû supporter les coûts liés au transport (carburant, survol des espaces aériens, de stationnement et de conditionnement de l'avion) et à la prise en charge de la délégation présidentielle dans ces différentes capitales. Ce périple de Bazoum a certainement coûté une somme importante, qui aurait pu être utilisée pour des actions plus profitables au pays. Pour maquiller les choses, l'on annonce aux citoyens qu'il s'agit d'une visite sur invitation du président du pays hôte. Cette pratique de dilapidation déguisée des ressources financières du pays est courante dans nos pays africains.

Il est donc grand temps de mettre fin à cette pratique, en s'inspirant notamment de ce qui se passe dans les grandes démocraties occidentales où les visites des présidents à l'étranger sont planifiées dans l'année et les coûts sont calculés au centime près.
M. B
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