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Burkina : le parlement donne son feu vert à l’envoi d’un contingent militaire au Niger

Publié le mercredi 20 septembre 2023  |  actuniger.com
Burkina
© Autre presse par DR
Burkina : le parlement donne son feu vert à l’envoi d’un contingent militaire au Niger
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L’Assemblée législative de Transition (ALT) a adopté, mardi 19 septembre 2023, le projet de loi portant autorisation de l’envoi d’un contingent militaire en République du Niger. A l’unanimité de ses 71 membres, le Parlement de transition burkinabé donne ainsi son quitus au gouvernement pour intervenir dans le pays voisin en cas d’agression conformément aux accords convenus entre les deux pays membres de la nouvelle Alliance des Etats du Sahel (AES).

Selon le ministre de la Défense burkinabé, le colonel-major Kassoum Coulibaly, la mission du contingent militaire a une durée de trois mois renouvelable en terre nigérienne dans le but de lutter contre le terrorisme et de contribuer à stabiliser les Etats de la région du Liptako-Gourma.

Le mercredi 30 août 2023, en Conseil des ministres, le Burkina Faso a décidé d’envoyer des soldats, en soutien au peuple nigérien, suite aux velléités de la Cédéao d’intervenir militairement dans le pays pour rétablir l’ancien président Bazoum Mohamed, renversé le 26 juillet 2023 par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) dirigé par le général Abdourahamane Tchiani.

Pour le colonel- major Kassoum Coulibaly, une seule main ne peut construire une maison, il faut donc donner des mains. C’est dans ce sens que, selon lui, le Burkina Faso et le Niger se donnent la main pour bâtir leurs pays.

« Notre paix surtout pour le pays et aussi pour la sous-région, passera obligatoirement par ce don de mains entre nous, par cette volonté de solidarité que nous agissions ensemble », a-t-il soutenu, dans des propos rapportés par l’Agence de presse officielle (AIB).

Selon le ministre, le Burkina s’oppose à toute intervention armée de la Cédéao au Niger, car selon lui, les deux nations ont un ennemi commun qui est le terrorisme. «Si toutefois, certains gouvernants arrivaient à enfreindre à l’article 2 de la charte des Nations Unies et aux traités qui concernent la CEDEAO pour s’attaquer à un pays voisin pour des raisons quelconques où nous savons très clairement que ce n’est pas bien défini, nous réagirons en conséquence », a-t-il prévenu.

Pour rappel, le samedi 16 septembre 2023, les trois pays sahélien et du Liptako-Gourma, (Burkina Faso, Mali et Niger) ont mis en place une Alliance des Etats du Sahel (AES) afin de mutualiser leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme et parer à toute intervention militaire contre l’un d’entre eux.

Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)
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