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Cérémonie de pose de la 1ère pierre de construction des infrastructures du Ministère des Enseignements Professionnels : accroître les capacités d’accueil et l’offre de formation des jeunes
Publié le mercredi 22 janvier 2014   |  Le Sahel




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Le ministre des Enseignements Professionnels et Techniques, M. Chaibou Dan Inna, a procédé, hier, à la pose de la première pierre de construction des infrastructures du Ministère des Enseignements Professionnels dans les régions de Niamey, Tahoua et Zinder financée par la coopération luxembourgeoise à travers le programme NIG/017. Le lancement officiel des travaux de construction pour la région de Niamey s’est tenu au Centre de Formation et de Perfectionnement (CFPP). La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du gouvernement, du représentant de la coopération luxembourgeoise, M. Eric Lampertz, du conseiller technique principal à Lux-Dévelopment, M. Pierrick Le Guennec et de plusieurs invités. A travers ce projet, la coopération Luxembourgeoise va financer la construction de trois (3) complexes abritant les directions régionales, les inspections pédagogiques des enseignements professionnels et techniques et les plateformes d'information et d'orientation des jeunes diplômés de l’enseignement professionnel et technique, dans les régions de Niamey, Tahoua et Zinder. Il faut ajouter à cela, la construction de dix (10) Centres de Formation en Développement Communautaire (CFDC) dans dix (10) communes de notre pays dont deux pour la région de Dosso, trois (3) pour celle de Maradi (3), trois pour Tahoua et deux (2) pour Zinder. En outre deux (2) Centres de Formation Professionnelle et Technique (CFPT) seront construits à Tahoua et à Zinder et enfin un (1) Centre National de Recherche Pédagogique et Technique logé au CFPP de Niamey.
D’après le ministre en charge des Enseignements Professionnels, le problème des infrastructures de formation ou à caractère administratif a constitué, des années durant, une des préoccupations majeures au niveau du sous-secteur où, administrateurs et apprenants sont en majorité dans des locaux d'emprûnt. Cela, en dépit des efforts de plus en plus soutenus de l'Etat a indiqué M. Chaibou Dan Inna. La construction de ces infrastructures qui seront équipées sur le même financement NIG/017, permettra au sous-secteur de répondre à des défis importants. «Le premier défi est lié à l'élargissement des capacités d’accueil. Le second résulte de la mise en œuvre du ‘’Programme de formation professionnelle de qualité’’ du Plan de Développement Economique et Social (PDES), dont une des actions retenues, porte sur la construction des centres et établissements d'EFPT. Le troisième défi est relatif au rôle que le sous-secteur est appelé à jouer dans le cadre du programme sectoriel de l’éducation et de la formation en termes de gestion des flux, surtout dans le contexte de l'obligation scolaire jusqu'à l'âge de 16 ans et de la suppression du CFEPD », a-t-il souligné.
Le ministre des Enseignements Professionnels a rappelé les objectifs du Programme de Renaissance du Président de la République, dans le sous secteur, qui vise à porter la proportion des apprenants de l'EFPT de 8% en 2009 à 25% en 2015 par rapport à l'enseignement de base général. Les formations ainsi développées permettront de doter l'agriculture, l'élevage et l'industrie de transformation des produits agro-pastoraux de personnels qualifiés en nombre suffisant. Le ministre Chaibou Dan Inna, a au nom du Président de la République, Chef de l'Etat, SE Issoufou Mahamadou et du Premier ministre, Chef du gouvernement, SE Brigi Rafini, adressé ses remerciements à la coopération Luxembourgeoise pour ses appuis considérables pour renforcer l’offre de formation professionnelle à toutes les catégories des jeunes nigériens. Le ministre en charge des enseignements professionnels a assuré que des centres seront créés dans toutes les régions. Ce qui permettra d’orienter les élèves n’ayant pas pu passer en classe de 6ème des collèges d'enseignement général. «Nous avons en conséquence à prendre en charge désormais des effectifs de plus en plus importants », a-t-il conclu.
Pour le représentant de la coopération luxembourgeoise, M. Eric Lampertz, cette pose de la première pierre est un acte hautement symbolique. ‘’Elle traduit le lancement d'un important programme de constructions dans le cadre du programme NIG/017 d'appui au Programme national de formation professionnelle et technique et d'insertion des jeunes sortants, financé par la coopération luxembourgeoise mais c'est aussi pour nous l'occasion de témoigner au Gouvernement de la République du Niger, l'attachement du Grand-duché du Luxembourg au secteur de l'éducation que le Gouvernement a d'ailleurs retenu pour l'année 2014 comme la première de ses priorités de développement’’ a-t-il dit.
Les choix architecturaux effectués par le Ministère des Enseignements Professionnels et Techniques pour les constructions démontrent bien selon le représentant de la coopération luxembourgeoise, la volonté de l'Etat d'investir pour l'avenir en réalisant des structures de formation modulables et polyvalentes intégrant les différents secteurs de l'économie. M. Eric Lampertz a enfin déclaré qu’à travers le Programme NIG/017, la Coopération luxembourgeoise apporte 15 milliards de FCFA. Plus de 6 milliards 750 millions de FCFA sont réservés pour accroître les capacités d'accueil des structures de formation professionnelle. C'est un apport conséquent dont l'impact devra être évalué avant d'être poursuivi. L'impact sur l'insertion professionnelle, l'impact sur l'image de la formation professionnelle.
Auparavant, le conseiller technique principal à Lux Development, M. Pierrick Le Guennec a souligné, les principaux critères figurant au cahier des charges pour la réalisation de ces infrastructures. Il s’agit de la modularité des bâtiments permettant de construire en fonction des fonds disponibles au niveau des partenaires ou de l'Etat, la polyvalence des ateliers permettant d'adapter les formations aux besoins des régions et des localités, la limitation des coûts en diminuant la longueur des réseaux électriques et sanitaires, en adaptant les finitions à l'utilisation des locaux et en intégrant des volumes de rangement dans le concept architectural.
D’après M. Pierrick Le Guennec, sur quatre lots de travaux, trois ont été attribués et ont démarrés à ce jour. Le quatrième lot sera relancé avant la fin de ce mois de janvier. Le délai d'exécution est de huit (8) mois pour les CFDC, neuf (9) mois pour les DREP/T et 15 mois pour les CFPT.


Seini Seydou Zakaria

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