Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Économie
Article
Économie

Revue conjointe du portefeuille de la Banque Mondiale au Niger : des engagements pour une nouvelle dynamique de partenariat alignée sur les priorités nationale

Publié le jeudi 25 juillet 2024  |  actuniger.com
Revue
© Autre presse par DR
Revue conjointe du portefeuille de la Banque Mondiale au Niger : des engagements pour une nouvelle dynamique de partenariat alignée sur les priorités nationale
Comment


Le Premier Ministre, Ministre de l’Économie et des Finances, SEM. Ali Mahaman LAMINE ZEINE, a présidé, ce mercredi 24 juillet 2024 au Centre International des Conférences Mahatma Gandhi de Niamey, la Revue conjointe du Portefeuille de la Banque Mondiale au Niger. La rencontre qui s’est déroulée en présence du Représentant résident de la Banque Mondiale au Niger, M. Han FRAETERS, avait pour objectif de passer en revue l’état d’exécution du portefeuille des programmes et projets financés par la Banque Mondiale au Niger, d’échanger sur les défis et les contraintes ainsi que de discuter du Plan d’actions conjoint en tenant compte des nouvelles orientations qu’impose le contexte actuel du pays. À l’issue de la revue et des discussions, les deux parties se sont engagées sur de nouveaux objectifs afin d’impulser une nouvelle dynamique au partenariat entre la Banque Mondiale et le Niger, en tenant compte des priorités nationales pour des projets de développement qui puissent véritablement impacter la vie des populations nigériennes. Avec un portefeuille actif de 27 projets et programmes d’un montant de plus de 2500 milliards de francs CFA, soit l’un des plus importants d’Afrique, la Banque Mondiale s’avère être l’un des plus importants partenaires techniques et financiers du Niger. D’autant plus qu’à ce jour, les trois quarts des fonds restent disponibles avec un montant non décaissé qui s’élève à plus de 1800 milliards de francs CFA et des ressources additionnelles mobilisables pour accompagner le gouvernement à atteindre ses Objectifs de Développement Durable (ODD) conformément aux aspirations du peuple nigérien.



Zeyna commission0


Pour cette première Revue conjointe du Portefeuille des programmes et projets financés par la Banque Mondiale depuis les événements du 26 juillet 2023 et l’avènement du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et le vent nouveau d’espoir qui souffle dans le pays, le maître mot a été la franchise et la transparence afin de « lever toutes les incompréhensions » comme l’a, du reste, relevé le Premier Ministre à l’ouverture des travaux. D’autant plus qu’il s’agit également de la première Revue après la reprise de la coopération entre le Niger et la Banque Mondiale, après sa suspension en raison des événements susmentionnés.

La cérémonie d’ouverture des travaux s’est déroulée en présence des membres du CNSP et du Gouvernement de Transition, des Secrétaires généraux et cadres centraux des Ministères et des Institutions, de la Chargée principale des Opérations de la Banque Mondiale au Niger ainsi que des Directeurs et Coordonnateurs des Projets et Programmes financés par l’institution financière internationale au Niger. On notait également la présence à l’événement, des représentants du secteur privé, des responsables des associations nationales et organisations de la société civile ainsi que les représentants des partenaires au développement.

Revue conjointe BM Niger 2024 BIS3

Des échanges pour repartir sur de nouvelles bases conformément au nouveau contexte nigérien

Dans l’allocution qu’il a prononcée à cette occasion, le Premier Ministre, Ministre de l’Économie et des Finances, a rappelé tout d’abord, le sens et l’objectif assignés à la Revue, qui consistent à « mesurer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des projets, faire le point de ce qui a marché, prendre en compte les nouvelles orientations ». Pour SEM Ali Mahaman LAMINE ZEINE, « c'est cela qui est le plus important », ce qui ne l’a pas empêché de revenir brièvement sur ce qu’il a qualifié « d’incompréhensions », en référence à la position affichée par l’institution de Bretton Woods, au lendemain des événements du 26 juillet 2023. « La Banque mondiale est une institution à laquelle notre pays, à l'instar de tous les autres pays, participe dans le capital, et donc c'est une institution qui nous appartient à tous, qui œuvre pour les pays membres et plus précisément pour les populations des pays concernés », a fait remarquer le chef du gouvernement qui, partant de ce postulat, a déploré justement la survenance de « ces incompréhensions » comme c’est le cas avec le Niger. « Le 26 juillet 2023, notre pays a décidé de prendre un chemin, un chemin pour affirmer sa propre souveraineté avec l’avènement du CNSP et qui se traduit par la Sauvegarde de la Patrie, c'est-à-dire donc la sauvegarde des intérêts propres du Niger. Les Nigériens se sont donc résolument engagés à rompre avec ce qu'on a connu jusque-là », a pédagogiquement explicité Ali Mahaman LAMINE ZEINE qui a regretté le fait que la Banque mondiale a suivi certains partenaires en prenant des mesures des sanctions à l'égard de notre pays alors même qu’ « il n'y avait nulle part dans les textes de cette institution, des dispositions qui permettent d'avoir une telle position ». Toutefois, il a dit comprendre que lorsqu'il y a un changement de ce genre, qu'il y ait une pause pour examiner les pour et les contre en vue de repartir sur de nouvelles bases. Sans vouloir s’attarder sur ce qu’il a qualifié de « détails », le PM a indiqué qu'il importe désormais de « positiver », car comme l’ont admis les responsables de l’institution dans le cadre de la reprise de la coopération et qui ont été réaffirmés par le Représentant résident au Niger qui a pris la parole en premier, « vous allez tenir compte des objectifs, des décisions, mais surtout des choix souverains du pays ».

Abordant les enjeux de la présente Revue, le Premier Ministre, Ministre de l’Économie et des Finances a indiqué qu’il s’agit d’examiner les voies et moyens permettant de réorienter les projets pour les adapter au nouveau contexte national avant de noter, « avec satisfaction », que le Niger a l'équivalent de trois (3) milliards de dollars US à mobiliser pour « la construction de notre pays ». Il a en ce sens réaffirmé la volonté des Autorités nigériennes de travailler avec la Banque Mondiale dans la transparence et il a émis l’espoir qu’à la fin des travaux, les deux parties soient sur la même longueur d’onde pour qu’immédiatement, « ce qui reste à décaisser puisse être mobilisé pour la construction ». Le PM a saisi l’occasion pour rappeler les priorités nationales notamment le développement agricole, l'énergie, les infrastructures ainsi que le Développement humain qui englobe la Santé et l'Éducation. « Nous allons échanger sur tous ces défis, proposer des actions et nous allons aussi mettre le doigt sur le problème qu'on a connu jusqu'ici et qui est purement technique, pour qu’on fasse le partage des responsabilités avant d’aller de l'avant ». En clôturant son intervention, le Premier Ministre Zeine a, au nom du chef de l’État, réitéré l’engagement du gouvernement à « mieux coopérer avec vous pour que les ressources qui sont mises à la disposition de notre pays puissent être mobilisées dans un délai le plus court possible pour la construction nationale », a-t-il assuré au Représentant de la Banque Mondiale.

La Banque Mondiale engagée aux côtés du Gouvernement pour atteindre les objectifs de développement qui cadrent avec les aspirations des Nigériens

Auparavant, le Représentant résident de la Banque Mondiale au Niger a pris la parole pour se féliciter de la tenue de cette rencontre qui « témoigne de la qualité exceptionnelle de la relation entre le Niger et la Banque mondiale et démontre, une fois de plus, l'excellence de notre collaboration et l'importance que nous tous accordons à l'efficacité et à l'impact de nos projets communs », a déclaré M. Han FRAETERS. Tout en soulignant que la revue du portefeuille est un exercice essentiel qui consiste à examiner le portefeuille des projets en cours, apprécier la performance des projets, discuter des principaux obstacles de mise en œuvre et proposer des solutions pour lever les obstacles identifiés afin d'améliorer la performance du portefeuille. « Aujourd'hui, nous passerons en revue un portefeuille actif de 27 projets, représentant un engagement total de 4,2 milliards de dollars, soit plus de 2 500 milliards de Francs CFA. Ce portefeuille, l'un des plus importants d'Afrique, couvre plusieurs secteurs clés parmi lesquels l'eau, l'énergie, l'agriculture, l'éducation, le transport, la santé, les infrastructures résilientes et beaucoup d'autres », a indiqué le Représentant de la Banque Mondiale. Il a toutefois précisé que le montant non décaissé s'élève à 3,1 milliards de dollars, soit plus de 1 800 milliards de Francs CFA. « Cela veut dire qu’à ce jour, les trois quarts des fonds restent disponibles. Ce sont des fonds destinés à la construction des routes rurales, des hôpitaux, des salles de classe, des périmètres irrigués, des digues, des infrastructures énergétiques et hydrauliques, à la formation des enseignants, à l'achat des équipements médicaux et des matériaux scolaires, à l'accès aux services numériques, pour ne citer que ceux-là ». Et d’ajouter qu’il ne s’agit plus de mobiliser ces fonds puisqu’ils existent déjà et de saisir l’occasion pour inviter le gouvernement à saisir cette « énorme opportunité ». Selon M. Han Fraeters, « les résultats et les bénéfices pour les populations nigériennes seront aussi énormes, si ensemble, nous trouvons la manière de résoudre les obstacles à la mise en œuvre de ce portefeuille ».

Revue conjointe BM Niger 2024 BIS1

« Il me paraît important de rappeler le rôle de la Banque mondiale qui n'est souvent pas bien compris. Les projets et programmes que nous finançons sont les projets du Niger. Ils sont conçus par le Niger pour le bien-être de sa population et ils sont mis en œuvre par le Niger. La Banque mondiale n'est qu'une institution de financement. Nous sommes là pour fournir les ressources financières quand elles sont disponibles et quand les projets proposés correspondent à notre mandat de Banque de développement. Nous sommes aussi là, avec nos équipes, pour accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre, mais la responsabilité de cette mise en œuvre reste entièrement entre les mains du gouvernement nigérien ». M. Han FRAETERS, Représentant résident de la Banque Mondiale au Niger.

En terminant ses propos, M. FRAETERS a émis l’espoir, qu’au terme des exposés et des échanges prévus au cours de la Revue, « nous pourrons aboutir à des décisions et des propositions de solutions à la hauteur des défis de mise en œuvre identifiés ». Et de réaffirmer personnellement « notre engagement continu à travailler main dans la main avec le Gouvernement du Niger pour une meilleure performance des projets et programmes ».

Des ressources disponibles pour la construction nationale

Après la cérémonie solennelle d’ouverture de la Revue conjointe, les travaux se sont poursuivis avec la présentation de l’aperçu général et l’état d'exécution du Portefeuille de la Banque Mondiale au Niger, l’exposé des défis et contraintes rencontrés dans la mise en œuvre des projets et programmes du portefeuille ainsi que des discussions sur le Plan d'Actions Conjoint.

À l’issue de ces sessions auxquelles ont pris part les représentants du Gouvernement nigérien, notamment les ministères sectoriels et les experts de la Banque Mondiale, des décisions et des propositions de solutions ont été prises pour relever les défis et renforcer la mise en œuvre des projets et programmes du portefeuille. C’est encore le Premier Ministre, Ministre de l’Économie et des Finances, qui a présidé la cérémonie de clôture de cette importante rencontre au cours de laquelle les deux parties se sont engagées à trouver un espace pouvant faciliter la mise en œuvre des projets ou faciliter les avis des objections. Tirant le bilan des conclusions de la Revue, M. Ali Mahaman Lamine Zeine, s’est dit satisfait de la qualité des recommandations qui en sont issues d’autant que toutes les priorités mises en avant sont désignées par le chef de l’État avec l’ensemble du Gouvernement du Niger. Selon le Premier Ministre, les échanges ont permis de mettre le doigt sur les principaux goulots d’étranglement dans la mise en œuvre des projets.

Revue conjointe BM Niger 2024 BIS

« Nous retenons essentiellement que la Banque Mondiale est l'institution qui apporte les ressources les plus importantes, c’est notre partenaire stratégique, il faut rappeler que nous faisons partie de cette institution et la part des secteurs stratégiques apparaît clairement : c’est le développement agricole, c’est l’énergie, c’est le développement humain et les infrastructures (…) Aussi, il y a un engagement clair à faire autrement, différemment pour que nous puissions avoir des résultats sur le terrain. Nous avons également attiré l'attention de la Banque Mondiale sur la prise en compte de la législation nationale, lorsqu'elle permet évidemment de respecter tout ce qui est prévu dans la législation de l'institution, pour que nous puissions aller de l'avant rapidement dans la mise en œuvre des projets ». SEM. Ali Mahaman LAMINE ZEINE

Selon le Premier Ministre, « l’autre aspect important c'est de dire que les ressources existent déjà et c’est à nous de voir comment ensemble nous pouvons mobiliser ces ressources afin de les rendre disponibles au profit de nos populations ». Par ailleurs, le PM a mis l’accent sur un autre aspect sur lequel s’est penchée la Revue, celui des retards dans la mise en œuvre des projets. « En réalité, c'est un partage de responsabilités, autant nous en avons du côté de nos administrations, des unités de gestion de projets, autant on en retrouve également du côté de l'institution », a-t-il dit avant d’ajouter qu’un « engagement clair a été pris pour que nous puissions endiguer évidemment ce problème de manière à ce que les populations puissent être rapidement bénéficiaires de ces investissements ». Enfin, le Premier Ministre s’est félicité du fait que cet exercice a réveillé leur intention, renforcé leur attention pour qu'ils puissent, eux-mêmes, prendre en charge la gestion et le suivi de ces projets. « Je crois que c'est un exercice qui a été utile, franc et ouvert, je suis convaincu que nous pourrons voir les résultats dès les prochains jours sur le terrain des réalisations concrètes pour qu’à la fin de l'année déjà nous puissions nous retrouver pour faire le point de la nécessité de mettre en œuvre réellement les projets pour que les populations du Niger puissent en bénéficier », a déclaré le Premier Ministre, Ministre de l’Économie et des Finances, à la clôture des travaux.

La Banque Mondiale engagée à « faire autrement » pour accompagner le Gouvernement à assurer le bien-être des populations

De son côté, le Représentant résident de la Banque Mondiale au Niger a salué la franchise qui a prévalu au cours de la réunion. « Je crois que le ton des échanges a été très bon et très franc, et je suis convaincu que c’est la franchise dans la conversation qui témoigne de la qualité de la relation et qui fait que nous sommes accordés sur le fait que si on peut se dire les choses telles qu’elles sont, on peut aussi améliorer les choses et on peut identifier les problèmes et leur trouver des solutions », a indiqué M. Han Fraeters. Il a par la même occasion souligné que ce qui a été surtout mis en évidence, « c’est que la Banque Mondiale devrait faire différemment et nous devons regarder au sein de nos procédures comment on peut les alléger », a-t-il déclaré. M. FRAETERS a aussi évoqué la question de la gouvernance des projets qui a été au centre des échanges. Et à ce niveau, il a souligné qu’« il est important que tout le monde du côté du Gouvernement soit impliqué dans la gouvernance, que tout le monde connaisse les projets, qu’on élabore les plans de travail des activités avec des connaissances des choses puisque ça va vraiment faciliter la mise en œuvre des projets ».

Selon le Représentant de la Banque Mondiale, les deux partenaires ont convenu au cours de cet exercice de la tenue d’un suivi rapproché une fois chaque 3 mois de la mise en œuvre des projets qui impliquent toutes les parties prenantes dans le projet. « Nos discussions ont vraiment été très fructueuses, et je m’engage du côté de mon organisation à veiller à comment on va mettre en œuvre toutes ces communications », s’est réjoui le Représentant résident de la Banque Mondiale qui a surtout mis en exergue que lors des échanges, le Gouvernement du Niger et la Banque Mondiale ont convenu « de la nécessité de renforcer la présence du secteur privé nigérien dans l’exécution des projets mais aussi de l’importance de renforcer ce secteur privé pour qu’il ait la disponibilité pour participer dans les marchés financés par la Banque Mondiale ». Revue conjointe BM Niger 2024 BIS2

Abdoulkarim (actuniger.com)
Commentaires