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Négociations difficiles entre le Niger et Areva
Publié le jeudi 13 fevrier 2014   |  La croix


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© Autre presse par DR
Le patron d`Areva et le président nigérien Mahamadou Issoufou


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Le numéro un mondial du nucléaire et le gouvernement nigérien n’ont pas trouvé d’accord sur le montant des redevances minières, alors que les conventions ont expiré fin 2013. La baisse des cours de l’uranium, divisés par quatre depuis 2006, ne facilite pas les choses.

Alors que les précédentes conventions sont arrivées à expiration le 31 décembre, la tension monte autour du renouvellement des contrats d’exploitation des mines d’uranium d’Areva au Niger, en discussion depuis plus d’un an. À Niamey, les manifestations se sont multipliées ces derniers jours, avec quelques slogans anti-Français. Samedi 8 février encore, plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans les rues de la capitale, dénonçant un « partenariat déséquilibré » entre le Niger et le numéro un mondial du nucléaire, qui exploite depuis une quarantaine d’années de l’uranium dans le nord du pays.

Dans ce climat déjà tendu, le ministre du développement, Pascal Canfin, a mis un peu le feu aux poudres, mercredi 5 février devant les députés, en jugeant « légitimes » les demandes du gouvernement nigérien, qui souhaite obtenir une revalorisation des redevances versées par Areva.
Un possible accord avant la fin février

Sur la base de la loi minière de 2006, à laquelle pour l’instant le groupe français n’est pas soumis, le taux de redevance passerait de 5,5 % à 12 % de la valeur de l’uranium extrait et les exemptions de taxes seraient supprimées. Selon le ministre, les deux parties se seraient donné jusqu’à la fin du mois pour parvenir à un accord. Un délai, que l’on ne confirme pas chez Areva, où le mutisme est total sur ce dossier.

Difficile d’y voir clair. Selon l’ONG Oxfam, le Niger n’aurait perçu, entre 1971 (début de l’exploitation commerciale) et 2010, que 459 millions d’euros de taxes et de dividendes. Areva parle de 871 millions d’euros… L’application de la loi de 2006 se traduirait par 30 à 70 millions d’euros de hausse.
Vivre avec moins d’un dollar par jour

Le Niger est le 4e producteur mondial d’uranium, dont il tire 70 % de ses recettes d’exportation. C’est aussi un des pays les pauvres du monde, pointant au dernier rang de l’indice de développement humain de l’ONU. Selon Oxfam, 60 % des 17 millions d’habitants vivent avec moins d’un dollar par jour (0,73 €).

Le Niger assure 30 % de l’approvisionnement des centrales nucléaires françaises, ce qui rend le dossier politiquement très sensible. Quelques heures après son intervention à l’Assemblée, Pascal Canfin a d’ailleurs tempéré ses propos, en soulignant que l’accord devait être « compatible avec la viabilité économique de l’exploitation des mines ». C’est le principal enjeu du dossier, derrière la dimension géopolitique. En 2006, les cours de l’uranium étaient au plus haut. Depuis, ils ont été divisés par quatre avec la baisse de la demande, liée notamment à l’accident de Fukushima.

D’autres mines, avec des teneurs plus élevées qu’au Niger, vont également monter en puissance, au Canada et au Kazakhstan. À la question du montant des redevances, s’ajoute ainsi l’avenir de la mine géante d’Imouraren, dont la mise en production, initialement prévue en 2012, ne cesse d’être repoussée, au grand dam du gouvernement nigérien. Pour des raisons de sécurité (avec l’enlèvement des salariés d’Areva et de Vinci en 2010), mais aussi de rentabilité.
Jean-Claude Bourbon



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