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Niger: quatre ministres exclus de leur parti d’opposition pour être entrés au gouvernement en août 2013
Publié le samedi 15 fevrier 2014   |  AFP


L`ancien
© Autre presse par DR
L`ancien président de la République du Niger Mamadou Tandja


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NIAMEY- Quatre ministres appartenant au parti de l’ex-président Mamadou Tandja, le Mouvement national pour la société de développement (MNSD, opposition), en ont été exclus pour être entrés au gouvernement sans son aval en août 2013, a annoncé vendredi le MNSD.

Cette annonce intervient dans un climat politique de plus en plus tendu depuis août 2013 entre le régime du président Mahamadou Issoufou et son opposition. Les deux plus importants partis d’opposition ont annoncé le 7 février qu’ils comptaient porter plainte contre le ministre de l’Intérieur Hassoumi Massaoudou, qui les avait accusés d’incitation à la "haine ethnique".

Neuf journalistes, un opposant reconnu au pouvoir en place, un membre d’une ONG de défense des droits de l’Homme et un dirigeant syndical ont par ailleurs été arrêtés puis relâchés depuis le 25 janvier.

La plupart ont été arrêtés à la suite de débats ou d’interviews sur des radios et télévisions locales, accusés notamment de "propos outrageants à l’égard du président de la République" ou "délit de presse et dénonciation calomnieuse".

Les quatre ministres exclus au terme d’un conseil de discipline sont Abouba Albadé, le secrétaire général du MNSD, nommé ministre d’Etat sans portefeuille à la présidence, Alma Oumarou, un des vice-présidents et actuel ministre du Commerce, Wassalké Boukari et Ada Chéfou, respectivement en charge de l’Hydraulique et de l’Environnement, d’après le communiqué du parti.

Ces quatre hommes avaient accepté d’entrer au gouvernement après l’échec de la formation d’un "gouvernement d’union nationale" souhaitée par le président Mahamadou Issoufou et auquel le MNSD avait refusé de participer.

"Ces personnes sont avec le pouvoir et en même temps elles se réclament de leur parti qui est dans l’opposition", ce qui est "interdit" par le statut de l’opposition et la charte de partis politiques, a dénoncé en début de semaine Ousseïni Salatou, porte-parole de la coalition des partis d’opposition, dont fait partie le MNSD.

La formation du gouvernement en août 2013 a surtout provoqué le retrait du Mouvement démocratique nigérien (Moden), alors le principal allié du président Issoufou, qui a rejoint l’opposition.

Le Moden, présidé par Hama Amadou, ex-Premier ministre (1999-2007) et actuel président du Parlement, accuse le président Issoufou de ne l’avoir pas "consulté" avant la formation du gouvernement et surtout de ne lui avoir accordé que "des strapontins" et "des ministères à coquilles vides".

Ce retrait du Moden a depuis plongé le Niger dans une vive tension politique.

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