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Niger : Areva revient en force !
Publié le mardi 11 mars 2014   |  Agence Ecofin


Le
© Autre presse par DR
Le patron d`Areva, Luc Oursel


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Luc Oursel, président directeur général d’Areva, a été reçu vendredi 7 mars par le président Mahamadou Issoufou du Niger, relançant ainsi les discussions entre le groupe nucléaire et le gouvernement de ce pays, au sujet du contrat d’exploitation d’Uranium, a-t-on appris de l’Agence France presse qui cite des sources officielles.

Rappelons que dans le cadre de ces négociations, le gouvernement nigérien exige l’application du code minier révisé de 2006, qui se traduirait par une augmentation de la fiscalité pour laquelle l’opérateur français du nucléaire civil était jusqu’ici exonéré. La redevance versée par Areva passerait alors de 5,5% à 12% de la valeur des ressources extraites. Soit un afflux estimé selon l’ONG Britannique Oxfam de 15 à 20 millions d’euros chaque année dans les caisses du Niger.

Le groupe français, muni de sa comptabilité, essaye d’expliquer à ses interlocuteurs nigériens que cette mesure n’est pas réaliste sur un plan strictement économique, même si, tout comme le ministre français délégué au développement Pascal Canfin, son PDG trouve « légitimes » les exigences du gouvernement du Niger.

Les cours de l’uranium depuis la catastrophe japonaise de Fukushima ont effectivement chuté de près de la moitié, impactant la rentabilité des entreprises du secteur. Dans ces conditions, le groupe français voudrait ainsi éviter de perdre davantage d’investisseurs. L’entreprise a terminé vendredi 7 mars 2014 sur un nouveau recul de 1,04% de son titre sur la bourse de Paris et, malgré une hausse de son chiffre d’affaires global, a terminé 2013 sur une perte de près de 500 millions d’euros.

Le gouvernement nigérien se montre cependant ferme sur le sujet et veut obtenir ses recettes fiscales. Intervenant sur les ondes de RFI le 19 janvier 2014 dernier, Omar Hamidou Tchiana, le chef de la délégation de l’Etat nigérien qui s’est rendu à Paris pour des négociations avec le groupe français Areva, avait indiqué qu’il n’était pas question de « concéder le moindre centime revenant au peuple du Niger ».

Une volonté qui se heurte aux intérêts d’Areva qui reste, d’une part, le premier employeur privé au Niger. Son départ, sur le court terme, serait une grande victoire pour la défense des intérêts collectifs, mais une véritable catastrophe pour le nord du pays, région particulièrement déshéritée. Corrélativement le président Issoufou a besoin des devises que génère la vente de l’uranium pour financer le développement qu’il a promis à ses électeurs lors de sa campagne électorale, et dont il devra être comptable lors des prochaines élections.

«Areva est une entreprise détenue majoritairement par l’Etat français qui devrait se montrer exemplaire en la matière. Négocier des allègements fiscaux auprès de l’un des Etats les plus pauvres du monde est tout à fait incohérent avec les politiques de développement du gouvernement et avec son engagement de ‘renouveau du partenariat économique avec l’Afrique » a expliqué dans un communiqué, Anne-Sophie Simpere d'Oxfam France.

Idriss Linge

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