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L’impasse dans le renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale
Publié le mardi 29 avril 2014   |  Le Canard Déchaîné


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© Autre presse par DR
Dans l`hémicycle de l`Assemblée nationale


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Cela fait quelques jours que les députés de la majorité comme de l’opposition font face à des grosses divergences dans le processus de renouvellement du bureau de l’assemblée nationale. Cette tentative de blocage du processus électoral du 2ième et 3ième vice-présidents de ladite institution est née de la simple et absurde motivation des uns et des autres à tout mettre en oeuvre pour protéger certains de leurs avantages ou privilèges.

Sinon comment comprendre les différents blocages opposés par les deux camps, des obstacles qui sont de nature à stopper le fonctionnement normal de la principale institution de la république en l’occurrence l’assemblée, institution qui légitime toutes les autres dont le dysfonctionnement peut se répercuter sur tout l’appareil de l’Etat.

Le blocus persiste dans une ambiance très morose à la limite scandaleuse par la nature des comportements observés chez les élus du peuple en fonction des circonstances tout le long de la semaine écoulée.

Les discours des différents camps semblent se tabler uniquement sur la sauvegarde des certains privilèges que les uns cherchent à protéger et l’élan des autres à tout faire pour accéder à d’autres avantages qu’ils estiment légitimes pour eux et que l’obtention serait juste la conséquence d’un raisonnement logique relatif.

Le véritable point de divergence entre l’opposition et la majorité constitue la candidature de l’un des vice-présidents de l’assemblée nationale au titre du groupe parlementaire ARN dont le choix porté sur la personne n’a pas requis l’assentiment des députés élus sous la bannière des partis de l’opposition et qui soutiennent le Président de la République du fait que ces derniers n’ont pas été associé à la désignation dudit candidat en la personne de Falké Bacharou.

L’opposition soutient mordicus qu’elle ne reviendrait pas sur ce qui a déjà été fait tandis que la majorité refuse de le voter en soutien aux députés dissidents tant que ces derniers n’ont été associé à la réunion qui doit désigner le représentant de l’ARN au poste de vice-président.

Plusieurs tours aux urnes ont été effectués sans résultat positif sur l’élection du candidat proposé car la majorité alliée aux députés dissidents de l’opposition défend qu’on ne peut leur imposer un candidat et de l’autre coté, une opposition qui réplique à son tour qu’on ne peut pas aussi lui imposer un candidat voulu seulement par la majorité. Le statu quo perdure mais les observateurs se rendent compte que tout ceci n’a rien avoir avec une quelconque motivation en faveur de l’intérêt général mais tout simplement la quête effrénée des uns et des autres à protéger leurs avantages ou privilèges.

Pour trouver une solution à cette impasse, il était demandé aux leaders de l’opposition à travers les partis politiques de chercher à ramener le calme dans les rangs de leurs militants pendant que ces derniers ne se trouvent même pas à Niamey, motif, ils sont en déplacement à Maradi pour assister au congrès d’un parti membre de l’alliance. Face au suspense qui prévalait lors de la dernière plénière, la majorité a demandé la soumission du point en examen à l’appréciation de la cour constitutionnelle qui est naturellement l’arbitre légal dans ce cas de figure.

Une requête est alors adressée au juge constitutionnel afin qu’il se prononce sur la voie légale à suivre pour mettre fin à l’impasse qui risque de conduire à un blocage dans le fonctionnement des institutions de la République. En attendant la suite, les QG des différents partis politiques sont en effervescence car semble-t-il que les répercussions de cette crise auront des graves conséquences sur la stabilité politique et institutionnelle dans notre pays.

De cet épisode sans précédent dans l’histoire de notre démocratie vielle de 25 ans bientôt, l’opinion a véritablement saisi le comportement de nos hommes politiques face à l’oeuvre et au temps, mais surtout elle a compris les desseins macabres égoïstes et mesquins qui animent cette race d’hommes politiques dont le caractère individualiste est très patent, que ce ne sont que des individus qui ne s’intéressent qu’à leurs intérêts et ceux de leurs petites familles. C’est très regrettable d’imaginer les différents schémas malveillants que les uns et les autres projettent sur l’avenir de notre pays et de notre démocratie.

Il est judicieux que toutes les couches sociales de ce pays se donnent la main comme un seul homme afin d’épargner et de sauvegarder tout ce que nous avons acquis de positif et éviter de mettre en péril le processus de restauration et de domestication de la démocratie plusieurs fois remis en cause, on n’en a vraiment pas besoin. C’est un acte patriotique par excellence que chacun est appelé à poser.

Mounkaila ALI

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