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Hama Amadou : le syndrome de la victimisation
Publié le lundi 12 mai 2014   |  tamtaminfo


Le
© Autre presse par DR
Le President Hama Amadou, président du Bureau Politique National, Président du parti à l’occasion du Congrès Extraordinaire du MODEN/FA LUMANA-AFRICA


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« J’ai constaté que parmi ceux qui m’ont été envoyés, certains ont des liens très particuliers avec des gens qui veulent ma mort », ainsi s’exprimait Hama Amadou (encore lui) lors d’une conférence de Presse qu’il a animée le samedi 3 mai 2014.

Il s’agissait pour le Président de l’Assemblée nationale d’alerter l’opinion publique nationale et internationale sur le changement du personnel en charge de sa sécurité (gardes natio- nales et policiers).

Pour l’opposant le plus actif au régime de Mahamadou Issoufou, il y a anguille sous roche puisque l’opération « Tchebero » a été menée sans son consentement, en conséquence de quoi, il n’acceptera pas le nouveau personnel de sécurité mis à sa disposition.

En attendant que les choses reviennent à la normale, Hama Amadou est privé donc de protection, du moins d’une protection officielle. Dans cette sortie, le Président de l’Assemblée nationale n’a pas manqué de revenir sur le dossier du tir de son domicile dans la nuit du 17 au 18 mars 2014 alors même qu’il était en déplacement à l’extérieur (en Iran).

Son reflexe d’ex paramilitaire (Hama a été douanier) l’a amené à la conclusion suivante : le tir sur son domicile ne visait pas en réalité à l’assassiner puisqu’il est à l’extérieur du pays mais à créer une situation pour voir dans les moindres détails les labyrinthes de son domicile afin de bien planifier son prochain assassinat.

Nous sommes bien ici dans le schéma des films hollywoodiens tout comme la fameuse cartouche du tir de l’homme sans visage qui est tombé dans la chambre de bonne avant de se retrouver à moins de deux mètres du lit de Hama Amadou.

Revenons au sujet de la protection du Président de l’Assemblée nationale pour se poser la question suivante : quelles peuvent être les raisons du remue ménage décidé dans la sécurité de Hama Amadou ? En attendant la réponse officielle à cette question, on ne manque pas d’éléments d’analyse :

-Premièrement, il y a cette question de tir au domicile de Hama Amadou dans la nuit du 17 au 18 mars 2014 qui, selon le communiqué à chaud du bureau politique national du MODEN/FA Lumana visait son lea- der même si aujourd’hui ce dernier reconnait publiquement qu’il s’agissait tout simplement d’un subterfuge pour connaitre le plan de son « bun- ker »,

-Deuxième, il y a les tirs ailleurs effectués par le brigadier de paix, Sabit, affecté au personnel de sécurité de Hama Amadou dans les en-virons de son domicile privé une semaine après l’événement de la nuit du 17 au 18 mars 2014.

Aujourd’hui, le Président de l’Assemblée natio- nale prenant la défense du brigadier dit que c’est des tirs de sommation à côté d’un bar pour dissuader ses agresseurs. Quel est le degré de professionnalisme d’un agent de sécurité affecté à la protection d’une haute personnalité quand il peut se retrouver à une heure tardive à côté d’un bar jusqu’à se faire agresser au point de faire des tirs de sommations ?

-Troisièmement et enfin, il y a cette commande de cartouches de plomb pour le compte d’un gendarme af- fecté à la sécurité de Hama Amadou interceptée au poste frontière de Makalondi. Nulle part dans le communiqué dit de clarification du cabinet du Président de l’Assemblée nationale, il n’a été dénié la principale information à savoir l’identité du des- tinataire de la « précieuse » mar- chandise qui est bel et bien le gendarme affecté à la sécurité de Hama Amadou.

Mieux, le communi- qué du cabinet nous pousse à un autre parallélisme. Car en donnant le détail de la dotation régulière d’armes du gendarme indexé, on voit bien que ce dernier dispose d’une Tokarev, cette même marque d’arme (selon les milieux balistiques Lumana) de laquelle serait partie la cartouche qui a percé le toit du domicile de Hama Amadou.
Au regard de tout ce qui précède, le prétexte est trouvé pour dégager et remplacer la sécurité de Hama Amadou au risque pour l’Etat chargé de veiller à la protection de la 2ème personnalité du pays d’être taxé d’irresponsable.

Autant donc d’éléments à même de pousser normalement le concerné lui-même à demander la recomposition de son personnel de protection. L’Etat, au regard de sa responsabilité, est donc en droit de changer la sécurité de la 2ème personnalité du pays mais comme l’a si bien dit Hama Amadou conformément aux usages qui voudra qu’il soit associé. On ne peut pas unilatéralement décidé de changer la sécurité d’une haute personnalité de surcroit quand il s’agit de celle d’un opposant.

C’est là qu’apparait l’amateurisme de ceux qui ont en charge la sécurité des hautes personnalités, en premier chef, le Ministre de l’Intérieur. Et le Président de l’Assemblée nationale, Hama Amadou atteint par le syndrome de la victimisation depuis sa sortie de prison de Koutoukalé sous la 5ème République de « Baba Tandja » de saisir, tout naturellement le bon prétexte pour revenir avec son beau refrain de « il veut me tuer ».

Le Président du MODEN/FA Lu- mana/Africa a sans doute ses rai- sons d’alerter l’opinion sur les intentions malveillantes de ses adversaires politiques mais pour l’heure ses lamentations ressemblent bien à de l’obsession. Car jusque-là, il est vivant et Tandja n’a pas réussi à le tuer. Longue vie au Président du MODEN/FA Lu- mana/Africa !

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