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Ouverture de la 13ème session ordinaire du Conseil Supérieur de la Communication(CSC) : Améliorer les capacités d’interventions du CSC et ses performances au cours des prochaines années
Publié le mardi 27 mai 2014   |  Le Sahel


Ouverture
© Autre presse par DR
Ouverture de la 13ème session ordinaire du Conseil Supérieur de la Communication(CSC) : Améliorer les capacités d`interventions du CSC et ses performances au cours des prochaines années


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La 13ème session ordinaire du Conseil Supérieur de la Communication et la 5ème au titre de l'année 2014 a ouvert ses travaux aujourd'hui dans les locaux de ladite institution à Niamey. Cette session présidée par M. Abdourahamane Ousmane, président du CSC, a plusieurs points inscrits à son ordre du jour. Il s'agit entre autres de l'examen et l'adoption du procès verbal de la session ordinaire du Conseil au titre du mois d'avril 2014 ; de l'information sur le CSC ; de la désignation du représentant du CSC au sein du comité d'organisation de la cérémonie commémorative de la journée nationale de la liberté de la presse ; l'examen du rapport de synthèse des activités des directions du CSC au titre du 1er trimestre 2014 ; de l'examen et l'adoption du rapport de la direction du pluralisme, de l'examen du rapport de conseil de presse; et de la mise en place de trois groupes de travail et divers.

Dans son discours d'ouverture, le premier responsable de Conseil Supérieur de la Communication s'est d'abord réjoui du climat de sérénité qui a régné tout au long des douze sessions passées car au delà des divergences sur certaines questions, les membres du Conseil ont toujours su trouver, dans le respect mutuel, le consensus qui leur a permis d'aller de l'avant. M. Abdourahamane Ousmane a ensuite imploré le Tout puissant, pour qu'il leur donne la force et la patience de continuer à assumer leur mission, telle que prescrite à l'article 156 de la Constitution: « assurer et garantir la liberté et l'indépendance des moyens de communication audiovisuelle, de la presse écrite et électronique dans le respect de la loi.
Le président du CSC a ensuite rappelé ces propres phrases qu'il a prononcées dans son discours d'ouverture de la première session du Conseil au cours laquelle il disait : «la lourdeur de la mission du CSC exige de nous tous un sacerdoce permanent, conformément au serment que nous avions prêté, l'intérêt général doit être au cœur de la mission du CSC. Il doit primer sur toute autre considération et en toute circonstance, nous devons rester loyaux envers la Nation nigérienne». Cela pour inviter les membres du Conseil à mesurer la signification et la portée de ces propos. En effet, a-t-il poursuivi «après un an de pratique, vous aviez eu l'occasion de découvrir que la régulation est, comme l'a si bien dit le Dr Ahmed Ghazali, un mode d'intervention des pouvoirs publics, qui s'applique à des secteurs politico-économiques qui ne sont pas en mesure de construire et de maintenir intrinsèquement leurs propres équilibres, souvent à cause de facteurs conflictuels tels que la concurrence et la multipolarité».
Pour M. Abdourahamane Ousmane, la régulation appliquée au domaine spécifique des médias, consiste à encadrer l'exercice de la liberté de la presse et de la communication audiovisuelle, et cet encadrement se fait à travers un processus de veille, de modération et de rappel permanent des dispositions légales et réglementaires. En effet ajoute-t-il, ''la finalité est de concilier la jouissance des droits et libertés individuels et collectifs, à la nécessité de préserver l'ordre public, la cohésion nationale, la paix sociale et l'Etat de Droit, donc de servir l'intérêt général''. Pour le président du CSC, en un an d'exercice, cette institution a su placer l'intérêt général au cœur de ses actions. Par conséquent, précise-t-il, ni les récriminations des uns, ni les procès d'intention des autres ne doivent les dévier de cette trajectoire. Bien au contraire, ils doivent les conforter dans leur conviction qu'ils sont restés fidèles à leur credo de départ, celui de réguler l'espace médiatique et communicationnel en toute indépendance, dans l'équité et la transparence.
«La première année de notre mandature a été presque exclusivement consacrée à l'élaboration du cadre réglementaire de la régulation. A présent, il faut passer à la mise en œuvre effective de tous les textes que nous avions adoptés » a déclaré le président du CSC. Dans ce cadre, il est impérieux, souligne-t-il pour l'institution, de se doter d'un Plan Stratégique, couvrant la période 2014 - 2018. ''Un tel outil va permettre d'améliorer l'efficacité des interventions du CSC, surtout quand il sera assorti d'un Plan d'action pluriannuel et d'un mécanisme de suivi-évaluation », a-t-il indiqué. Cependant, M. Abdourahamane Ousmane n'a pas manqué de relever les faiblesses de son institution, notamment l'absence du CSC à l'intérieur du pays, alors que la majorité des médias à réguler s'y trouve.
Et même à Niamey où cette institution est présente, la capacité de son monitoring est largement dépassée, du fait de la vétusté de la régie de contrôle ; le dysfonctionnement du cadre organisationnel et fonctionnel lié à l'absence d'outils tels que les cahiers de charges des services, les plans de travail, les revues de performances, le plan de communication etc. ; l'insuffisance des ressources humaines tant au plan qualitatif que quantitatif (40 agents toutes catégories confondues). Au plan financier, il est apparu que le budget de fonctionnement du CSC est très faible au regard des missions et fonctions à assumer. A cela, il faut ajouter le faible niveau quantitatif et qualitatif des ressources matérielles, notamment les locaux, le matériel roulant, la régie, la bureautique et l'informatique. M. Abdourahamane Ousmane a enfin salué les Conseillers et membres du CSC pour leur disponibilité, leur engagement ainsi que leur sens de responsabilité et les a par ailleurs exhorté à persévérer dans la même lancée afin d'intensifier le travail entamé il y a un an.

Hamma Wakasso Aïchatou

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