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Niamey/Conférence débat de la HALCIA au Collège Mariama : Sensibiliser les scolaires sur la corruption et la nécessité du refus du phénomène
Publié le mercredi 11 juin 2014   |  Le Sahel




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Dans le cadre de ses activités culturelles marquant la fin de l’année scolaire 2013-2014, le Collège et Lycée Mariama a organisé une conférence-débat dans l’enceinte dudit établissement. Cette conférence a porté sur le thème ’’Les effets néfastes de la corruption en milieu scolaire’’. Elle a été animée par la Commissaire à la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA) Mme Maïdah Zeinabou, ancienne élève du Collège Mariama, en présence des responsables de l’établissement, des parents élèves, des élèves et de plusieurs invités.

Dans son exposé, la Commissaire à la HALCIA a indiqué que la corruption est un sujet très difficile à appréhender et un peu tabou, mais qui mine toute l’Afrique et notre pays ne fait pas exception. Mme Maïdah Zeinabou a expliqué que la corruption est un mauvais comportement. ’’Quand on s’adonne à cette pratique, c’est que quelque part on est ignorant ou alors on est dans une tendance de détérioration ou de pourriture morale’’ a-t-elle déclaré. La convention des Nations Unies que le Niger a ratifiée définit la corruption comme le fait de commettre ou d’inciter à commettre des actes qui constituent un exercice abusif d’une fonction, y compris par omission, dans l’attente d’un avantage directement ou indirectement promis, offert ou sollicité à la suite de l’acceptation d’un avantage accordé à titre personnel ou pour un tiers.

Il y a, selon la Commissaire à la HALCIA, plusieurs types de corruption dont la corruption active qui vise le fait de promettre ou d’offrir à une personne un avantage indu. Quant à la corruption passive, elle consiste pour une personne de solliciter ou d’accepter un tel avantage. Il y a la grande corruption qui implique les hauts fonctionnaires, les hommes politiques importants et de grosses sommes d’argent. Cette grande corruption a généralement un impact économique et éducatif très fort. En effet, souligne la Commissaire, l’efficacité de gros investissements est réduite par la fraude aux appels d’offre pour la construction d’école, l’acquisition de fournitures et d’équipements scolaires. ’’C’est cette grande corruption que le peuple ne voit pas, mais il en subit les effets’’, indique Mme Maïda Zeinabou.

La petite corruption implique quant à elle, les fonctionnaires, tous rangs confondus, et met en jeu une petite somme. ’’Elle a certes un impact économique faible, mais qui a une répercussion sociale sur le niveau d’instruction, l’intégrité à travers le mauvais exemple qu’on donne à la jeune génération’’, précise la Commissaire à la HALCIA. Mme Maïdah Zeinabou a ensuite énuméré diverses autres formes de corruption qu’on rencontre tous les jours. Il s’agit entre autres de l’abus de fonction ; des avantages indus ; du chantage ; des commissions ; de la perception illicite par un agent public de sommes qui ne lui sont pas dues ; du détournement des biens; de l’enrichissement illicite ; de la gratification non statutaire ; du harcèlement ; de la surfacturation ; du trafic d’influence etc.

’’Malheureusement dit-elle souligné, ce fléau n’épargne aucun secteur et sévit particulièrement dans le secteur éducatif où la corruption représente un danger pour l’avenir du pays, car les générations futures se trouvent fortement affectées par des résultats d’examen falsifiés, l’attribution des faux diplômes, la culture du favoritisme, etc.’’.

En effet, souligne Mme Maïdah Zeinabou, des études réalisées dans ce milieu ont montré que la corruption se manifeste à plusieurs étapes, surtout dans le cadre des examens et concours. Il s’agit notamment de la substitution des copies d’examen ou même de la substitution physique du candidat ; de la technique de l’addition ; celle du capuchon ; du code ou mot de passe ; des fuites des sujets d’examen. A cela s’ajoutent l’achat des attestations provisoires ; la technique de scannage ; les faux bulletins de classes. ’’Tout ceci est, dit-elle, dû à l’inadéquation du profil formation/emploi et à l’absence de professionnalisme des responsables des établissements et des enseignants qui sont nommés parfois pour leur appartenance politique. Sur le plan social, la banalisation du fait corruptif favorise la propagation de ce fléau. Pour Mme Maïdah Zeinabou, l’effort et le mérite personnels doivent toujours être de rigueur, car le succès dû au favoritisme ne dure jamais. En conclusion, elle a lancé un appel aux élèves pour accompagner les autorités de la 7ème République dans leur noble combat pour mettre fin à la corruption.

Hamma Wakasso Aïchatou

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