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Les extravagances de l’opposition nigérienne
Publié le mercredi 13 aout 2014   |  actuniger.com


22ème
© Autre presse par DR
22ème anniversaire du MNSD-nassara


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Dans une République démocratique rationnelle, il sied, lorsque le chef de l’Etat convie des partis politiques à un gouvernement d’union nationale, de lui témoigner du respect en félicitant au plus haut point cette démarche politique. Il est en effet rarissime qu'un chef d'Etat consente en Afrique de gérer le pouvoir avec ses adversaires de l'opposition. Mais par égoïsme, par esprit de chicane, l'opposition déclina l'offre du Président, refusant par là d'harmoniser ses rapports avec le MRN.

De ce point de vue, il est juste de parler d'absence de respect de l'autre, de manque de sens moral. Leur penchant naturel à vivre en groupe, à s'assembler systématiquement comme une opposition de guerre en puissance, leur a porté préjudice, en ayant d'avance évaluer l'échec du gouvernement d’union nationale. Pourtant, les faits montrent sous une lumière nouvelle que le gouvernement d'union nationale, se serre les coudes, et vogue tant bien que mal vers la réalisation de ses objectifs.

L'histoire dit-on donne des remèdes, ou des recettes à tout, spécifiquement aux hommes politiques. Hier au pouvoir, aujourd'hui dans l'opposition, et à chacun son tour. Ainsi fonctionne la grande roue de l'alternance démocratique. Mais dans cette arche inexorable de la roue démocratique, certains hommes politiques ne tirent pas de leçons de l’histoire politique de notre pays, ou plus exactement de leurs propres échecs qu'ils répètent inlassablement. Et aujourd'hui, le temps rattrape tous les acteurs de l'opposition, depuis ceux de la Conférence nationale jusqu'aux néophytes politiques atterris par accident dans l’opposition.

Dans un passé récent, nous écrivions et vaticinions dans une de nos livraisons sur les conséquences des «extravagances» de l'opposition : CDS, MNSD, et LUMANA, qui rechignent à accepter l'offre du Président de la République pour un gouvernement d'union nationale. Nos inquiétudes d'antan commencent à s’esquisser, à se matérialiser devant la léthargie de cette opposition qui ne vit et n'existe politiquement que de nom, tellement le gouvernement de la 7ème République a pris le pas sur les trois mastodontes réunis. Le risque comme l'on dit en gestion des entreprises est perceptible, car in fine, ces partis politiques risqueraient à court terme la déflagration, la dislocation. Cela peut s'expliquer par deux raisons fondamentales :

Primo : l'homme qui est arrivé au pouvoir, c’est-à-dire Mahamadou lssoufou devenu démocratiquement Président de tous les Nigériens, a vécu comme un Maquisard de Colombie les dures réalités de l'opposition. Ainsi que tout le monde le sait maintenant, Mahamadou lssoufou a assumé cette vie de l'opposition jusqu'au jour où il parvint au pouvoir, qui a duré une vie d’homme : dix-sept (17) ans.

Rétrospectivement, on peut avancer qu'il fut de tous les combats politiques.

Secundo : rationnellement, Mahamadou lssoufou et ses amis de la dure galère, ont eu le temps nécessaire pour disséquer minutieusement, dans les moindres détails comme des légistes sur un cadavre, toutes les stratégies des autres forces politiques. N'est-ce pas pour cette raison essentielle qu'on dit généralement que le PNDS regorge d'intellectuels, de Rouges, de socialistes purs et durs ? Ces anciens opposants ont si bien étudié les "Autres", qu'ils sont parvenus mathématiquement à déterminer comment ils agissent et pourraient agir dans telle ou telle situation particulière. Nous sommes in situ dans une nouvelle science de la politique : la politique déterministe, où l'on connaît d'avance les forces et les faiblesses de ses adversaires. Les penseurs-dirigeants de Tarayya sont donc arrivés à la conclusion que pour le Niger, et eu égard aux divers régimes qui se sont succédés, seul un régime fort peut correspondre à la mentalité des Nigériens. La force policière sera donc privilégiée pour bien gouverner et diriger les Nigériens, et en particulier ceux de l'opposition. La preuve est administrée par la manière très policière avec laquelle les opposants de tous bords sont «embastillés», «domestiqués», «serrés», «poussés» au quiétisme tous azimuts.

Depuis la fin de la conférence nationale, les hommes politiques manquaient de projets sociaux dignes de ce nom. Conscients par ailleurs que les Nigériens généralement sont talonnés par la faim, les penseurs-dirigeants de Tarayya ont eu cette idée géniale des 3N les «Nigériens Nourrissent les Nigériens», qui continue à plaire aux populations de l'intérieur du pays en l'occurrence. L'autre idée géniale, fut la priorité accordée à la «sécurité», et de ce côté-ci, tout le monde constate avec quelle promptitude tous les Etats européens et aujourd'hui les Etats-Unis de Barack Obama célèbrent le Président du Niger pour ses efforts immenses dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, et la sécurité dans la sous région. A ce niveau encore, le Président lssoufou ressort triomphant, car dorénavant, dans la sous région il faut compter avec lui en matière de lutte contre le terrorisme depuis l'installation de la base militaire française au Niger équipée de drones et d'avions de combats.

A l'examen, depuis un an, le gouvernement d'union nationale avance sans encombre, sans troubles majeurs ; tandis que l'opposition s’étiole, se rabougrit, se meurt à petit feu, attentiste et en panne de stratégie, ou d'engagement véritable. C'est cela que nous dénommons «extravagances», terme qui vient du latin ex («hors de») et de vagari («errer vaguer»). En d'autres termes, être extravagant politiquement, c'est selon nous se comporter mièvrement ; c'est être quasiment hors jeu, inexistant politiquement. Aussi nous permettons-nous de fustiger les chantres de cette opposition.

1) Les maladresses de Hama Amadou

Dans Le Flic, N°311 du 30 Juillet 2013, nous avions écrit ce qui suit relativement à Hama Amadou «De la fin de la Conférence nationale à ce jour, Hama Amadou et ses partisans ont tenu à nous servir l’incompressible idée qu'il est un fin politicien. Au plus fort de la persécution dont il avait était l’objet, il se plaisait à seriner qu'il est dangereux même étant dans l'opposition, à plus forte raison dans les arcanes du pouvoir. Expert en coups fourrés politiques, rhéteur séducteur devant l’éternel, il était sorti indemne de la conférence nationale comme des geôles du «Tazartchisme». Mais il peine à se résoudre à l'évidence qu'aujourd'hui la situation est différente.

Le gouvernement d'union nationale réduit considérablement sa “mobilité”. Transfuge du MNSD, il a tenté de fricoter en vain avec ce dernier. Et si le Président a pris sur lui de persévérer dans la voie du rapprochement avec l'opposition, c'est que le faiseur de roi qu'il est devenu encombrant». Ce que nous avançons est simplement l'évidence, car ce qui arrive aujourd'hui à Hama Amadou a été presque prédit par votre Journal Le Flic. Hama Amadou est loin d'être un fieffé homme politique, le renard du Prince de Machiavel. Il ne récolte en fin de course et contre ses anciens partenaires (comme dans la Mafia sicilienne) que ce qu'il a semé, et nous avons dit justement que «Tout ceci n’est que le fruit d'un mauvais calcul politique qui a tourné court pour Hama et les siens».Pourquoi Monsieur Hama Amadou a consciencieusement choisi de faire une alliance utile et pragmatique avec le Président du PNDS. Donc il a consenti de bien respecter les règles de gouvernance. Or, une fois au pouvoir, il ne put s'empêcher d’extérioriser sa seconde nature : critiquer de manière acerbe le gouvernement de Mahamadou lssoufou par médias interposés.

Nous connaissons suffisamment les chantages auxquels fut exposé le Président de la République, qui ont poussé ce dernier à se séparer de lui. Les inconséquences de Hama Amadou, ses impairs, sont aujourd'hui notoirement connus, il nous suffit de prendre comme exemple cette affaire d'incendie criminelle pour laquelle le Procureur Gayakoye avait requis la levée de l'immunité de Hama Amadou. Mais en lieu et place de Hama Amadou qui devrait être éjecté, ce fut la «tête du Procureur» qui sauta. Si on voudrait poursuivre et finir avec deux autres Cold Case (affaires criminelles classées), on peut évoquer l'inspection d'Etat qui avait diligente un audit des sept (7) ans et demi de la gestion de Hama Amadou à la Primature ; gestion pour laquelle le Président lssoufou avait requis quant à lui un complément d'enquête au regard de la gestion désastreuse, patrimoniale de Hama Amadou. Enfin, il vous souviendra cette affaire des fausses factures de Zakaï, à l’époque lumaniste (par intérêt, vénalité) dans laquelle Zakaï fut trempé jusqu'à la moelle ? Toutes les enquêtes de l'époque ont démontré était le grand mafioso.

Hama Amadou, plutôt que de faciliter la tâche de son ami Président à réussir le programme d’assainissement de la vie politique axé sur la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, excella dans les chantages récurrents dont il est un maître patenté qui finirent par dépiter le Président lssoufou et le contraindre à rompre le sacré pacte qui les unissait. Et comme cela ne lui suffisait, Hama Amadou entretenait des contacts fréquents et assidus avec ses anciens amis du MNSD de Tandja qui l'ont embastillé, et d'autres dirigeants des autres partis de l'opposition (ex-ARN). Les services secrets en rendaient régulièrement compte au Président de la République.

Cette connivence avec les opposants avait pour but ultime de paralyser le gouvernement de Mahamadou lssoufou, en vue de créer un régime de cohabitation.

Mais très vite, le Président à flairé le piège, et la pente glissante dans laquelle Hama Amadou voudrait l'engager. D’o la rupture fracassante de l'alliance qui a suscité un tollé général : comment diable est- ce possible ? Lumana quitte le MRN, pour retourner dans l'opposition ? Eh oui, tout est possible avec Hama Amadou. Il est maintenant très prévisible pour les psychologues politiques du gouvernement de la 7ème République. lls savent comment il réagit, et ce qu'il peut aussitôt entreprendre comme dans un kaléidoscope. Hama Amadou a-t-il sous-estimé ses amis de Tarayya ? Quand il annonça précipitamment son départ du MRN, en enjoignant ses autres ministres de quitter le gouvernement savait exactement le risque, et la cassure qu’il engendrera ? Apparemment non ! L'émotion a eu le dessus sur le bon sens et sur les intérêts de LUMANA. Le temps a rattrapé cette grave décision, car grandement le gouvernement de la 7ème République lui rend la monnaie de son divorce : il est déshonoré de part et d'autre, ainsi que de la privation de sa garde rapprochée jusqu’à l'arrestation de sa femme.

Il est légitime alors de parler de maladresses politiques, d'extravagances.

2) Les errements politiques des autres dirigeants de l’opposition

Hama Amadou n'est pas le seul coupable, le seul responsable de cette tragédie qui frappe de plein fouet l'opposition. Mahamane Ousmane et Seyni Oumarou sont complices si on peut user de ce terme ! Pourquoi ?

C'est un truisme aujourd'hui que le Président du MNSD, Seyni Oumarou court derrière une chimère être Président du Niger. Quelle que soit la configuration politique à venir, il ne peut pas devenir Président, car le dieu de la chance est déjà passé le concernant. Au temps de Tandja Mamadou, il avait eu l'opportunité en temps que Premier Ministre et chef du Parti, de passer logiquement Président sans cette idée machiavélique du «Tazartchisme» qui a balayé Tandja. Autrement dit, si cette idée du «Tazartchisme» est sortie de l'esprit de Tandja et consort, n'est-ce pas la preuve que Tandja avait souterraine sa propre préférence au sein du MNSD ? Qui est l'homme de confiance invisible de Tandja pour le MNSD ? Seyni Oumarou, visiblement, n'a plus le même poids politique depuis que le parti a enregistré des départs provisoires pour leur participation au gouvernement d'union nationale. Ce sont ces transfuges qui sont aujourd'hui la nouvelle menace au MNSD et de Seyni Oumarou. Les récents événements à Zinder témoignent éloquemment de ce malaise profond : guerres intestines= dislocation des grands partis, tant au MNSD, qu'au LUMANA, et la CDS. Des rumeurs circulent dans les petits salons que le président du MNSD serait menacé par un dossier financier très lourd lors de sa primature sous Tandja, qui risquerait de lui valoir les foudres de la justice.

Quant à Mahamane Ousmane de la CDS, les Nigériens gardent de lui une très mauvaise prestation politique. Avec lui, il y a eu véritable mal gouvernance : non payement des salaires à termes échus, grèves perlées des syndicats, des dépassements budgétaires récurrents, faiblesse de l'autorité de l'Etat, etc.

Au total, si ces trois personnalités politiques de l'opposition que l'opinion estime supers hommes politiques se fourvoient, il ne reste alors que les mièvres du genre Me Souley Oumarou qui n'a que sa grande gueule pour proférer des insanités qui ne reluisent pas l'image de l'opposition. Qu'on le veuille ou non, il faut reconnaître que le Président lssoufou fait mieux que ses opposants. En un mot, disons il a une guerre d'avance sur eux

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