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Affaire des bébés importés du Nigeria : L’arrestation de Hama Amadou est-elle imminente ?
Publié le vendredi 15 aout 2014   |  ActuNiger


Bébés
© AFP par BOUREIMA HAMA
Bébés nés à la maternité de Niamey
NIGER, Niamey : Babies are seen in incubators at the maternity of Niamey on April 24, 2014. Niger`s government and humanitarians fight against the very high maternal mortality in Niger, a poor country with the highest fertility in the world.


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Lors de la conférence de presse de l’Alliance pour la Réconciliation, la Démocratie et la République [ARDR], la semaine dernière, le président de l’Assemblée nationale, Hama Amadou, a expliqué comment le régime compte finalement s’y prendre pour l’atteindre dans le cadre de la procédure judiciaire en cours relative au dossier « supposition de bébés »dans lequel sa deuxième épouse est déjà emprisonnée à Kollo.
Devant les obstacles qui parsèment la voie légale pour parvenir à lever son immunité parlementaire, le président de l’Assemblée nationale a déclaré être au courant de la nouvelle stratégie mijotée par la majorité.

Elle compte utiliser «le motif de la complicité avec sa femme» et mettre en branle les dispositions de l’article 88, alinéa 3 du règlement intérieur du parlement, qui stipule selon Hama : «Hors session, le député peut être arrêté sur autorisation du bureau».

«Ils partent du principe qu’ils sont sept membres dans le bureau et que ça suffit», a-t-il ajouté, précisant toutefois qu’une telle disposition est prévue par le règlement intérieur précédent en des termes très clairs : «Pour lever l’immunité d’un député hors session, il faut l’unanimité des membres du bureau». Dans le règlement intérieur actuel, il se trouve que cette procédure n’existe même pas pour qu’on songe à y recourir, d’après le président de l’Assemblée nationale. Par conséquent, si la majorité veut parvenir à ses fins en empruntant ce raccourci, il lui faut préalablement obtenir la modification du règlement intérieur pour y inclure la disposition et préciser «à quelle majorité l’immunité d’un député peut être levée hors session». Sinon, c’est la voie légale qui doit être suivie, c’est-à-dire la procédure prévue en session qui requiert les 2/3 des voix de l’Assemblée nationale. C’est clair, limpide comme l’eau de roche.

Seulement, est-ce que la majorité va se conformer scrupuleusement à ces dispositions légales ? Rien n’est moins sûr En tout cas, sa hargne à vouloir débarquer Hama Amadou du perchoir de l’Assemblée nationale et à le prendre pour le jeter en prison parle biais de cette affaire dite des «bébés importés du Nigéria » est tenace. Il se susurre que le bureau incomplet du parlement compte engager la procédure i dès la fin de la session extraordinaire en cours, probablement d’ici la fin du mois d’août... C’est-à-dire lever son immunité à la fin de la session, pour permettre à la justice de l’atteindre, sans s’encombrer outre mesure de l’illégalité de la démarche. Car visiblement pour le régime, le plus important, c’est de se débarrasser par tous les moyens de Hama Amadou. Et il pense tenir le bon bout avec cette affaire de bébés importés.

Mais d’autres observateurs se montrent plus optimistes. Pour eux, le régime n’osera pas franchir cette ligne rouge même s’il a jusqu’ici affiché c’est indéniable- un zèle outrancier dans le cadre du suivi de ce dossier judiciaire.

Comme l’a d’ailleurs fait remarquer dans son intervention Hama Amadou, selon qui des « pressions énormes sont exercées sur le juge pour qu’il demande la levée de l’immunité du président de l’Assemblée nationale afin qu’on puisse l’emmener à Ouallam».

Si l’on s’en tient au raisonnement de ces observateurs, c’est la procédure légale prévue par la loi qui sera suivie au cas où le juge d’instruction venait à formuler la demande de levée de son immunité parlementaire. Non pas le raccourci illégal envisagé par le bureau du parlement, qu’ils perçoivent du reste comme une voie truffée d’incertitudes. Dans tous les cas, ce qui ne doit pas être perdu de vue, c’est qu’on parle de justice et celle-ci suppose l’application saine de l’application saine de la loi. Piétiner la loi, les textes de la République, au nom de cette même justice, parce qu’on cherche tout simplement la mort politique d’un adversaire qui dérange, risquerait de porter un coup dur à limage de notre démocratie.

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