Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Niger    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article




  Sondage


 Autres articles



Comment

Politique

Remaniement ministériel : le nouveau gouvernement doit s’affranchir des partis politiques
Publié le mercredi 26 juin 2013   |  Le Canard déchaîné


Réunion
© Présidence par Housseini GARBA YARI
Réunion mercredi du Conseil des Ministres sous la Présidence de SEM Issoufou Mahamadou


 Vos outils




Ce n’est plus qu’une question de temps. Depuis la confirmation par le président intérimaire du PNDSTarayya, Bazoum Mohamed, l’opinion nigérienne attend à tout instant le remaniement gouvernemental annoncé.

Le gouvernement actuel a montré ses limites tant du point de vue de sa configuration que de sa compétence. Il est donc important de changer le fusil d’épaule et éviter de retomber dans la même situation. Il est reproché à l’équipe gouvernementale de contenir des gens magistralement incompétents ayant assombri le remarquable travail des autres ministres. Mais en fait, pourquoi nommer et maintenir des ministres qui ne sont pas à la hauteur ? Seule la politique peut expliquer cela. Mais désormais, cela doit changer.

Le président de la République l’a dit, celui de l’Assemblée nationale aussi, de même que l’opposition politique : l’heure est grave et un sursaut national est indispensable pour sauver le Niger. Cela s’entend par un dépassement des clivages politico claniques. Il est nécessaire que le gouvernement en gestation soit une équipe dont les membres sont choisis sur la seule base de leur compétence et de leurs valeurs intrinsèques. Ce choix doit être sans frontière parce que s’orientant dans les quatre coins du monde, partout où il y a un fils du Niger capable d’apporter un plus à la construction nationale.

Nous pensons à la diaspora, à tous ces Nigériens qui travaillent dans les institutions internationales et dont l’ardeur au travail, l’amour du défi et la combativité forcent l’admiration. Pourquoi devrions-nous, nous cantonner aux seuls citoyens vivant au pays ? Nous avons, dehors des cadres de haut niveau qui ont fréquenté les grandes écoles du monde et qui justifient d’une expérience indiscutable. Pourquoi ne pas faire appel à eux ne serait-ce que pour des ministères hautement stratégiques nécessitant une meilleure connaissance du monde et des relations internationales ? Le monde a tellement évolué que même les Etats se coalisent pour être forts, histoire de ne négliger aucun effort, aucune énergie.

Le Niger, pour se tirer d’affaire et pour grandir a besoin de tous ses fils et filles qui qu’ils soient, où qu’ils se trouvent. Il y en a qui veulent sincèrement participer à cette oeuvre collective mais ils ne sont jamais associés. Pourquoi ? Parce qu’ils n’aiment pas adhérer aux partis politiques. Pour eux, la politique se limite à aider son pays sans être dans une quelconque association politique Ils ne sont pas compris, ils sont écartés. La part belle est faite à ceux pour qui la politique est une autoroute pour une réussite personnelle.

Ceux qui changent de formation politique au gré des circonstances, ceux qui n’ont aucune conviction que de se faire de l’argent. Pourtant, c’est cette race qui est la préférée des hommes politiques nigériens. Sinon, comment expliquer le choix porté sur certains alors que dans les ministères on retrouve des cadres compétents et dévoués qui sont maladroitement rangés dans les tiroirs de la DRH (Direction des ressources humaines). Leur tort est de ne pas être militants d’un parti politique de la majorité, leur tort est de ne pas avoir un poids politique dans leur propre formation pour aspirer à de grandes responsabilités.

C’est ce qui explique qu’on retrouve au sein du gouvernement des ministres qui peinent à faire la différence entre les articles ‘’Le’’ et ‘’La’’. Si un jour, le Niger devait renaître, ce sera pas avec de tels ministres, ce ne sera pas non plus avec une classe politique qui résonne non pas en termes d’intérêt général mais de calculs politiciens. Que l’on soit à l’opposition ou à la majorité, ça ne change rien. Les gens ne pensent qu’a la politique, sans trêve ni répit. Cela favorise, l’instabilité, la corruption, les détournements de deniers publics, l’enrichissement illicite, le favoritisme, l’impunité et toute cette vermine qui ronge et détruit un pays aussi riche en ressources naturelles soit-il.

Le Niger connaît donc ses problèmes, il n’a nul besoin d’une étude pour les répertorier. La seule question est donc de savoir si notre peuple, sous la conduite de sa classe politique et de ses cadres est prêt à se flageller non pas pour se faire mal mais pour se soigner ? C’est comme l’injection, ça fait mal mais ça guérit et c’est le plus important. Sans excès de pessimisme, la réponse à cette question est difficilement positive. Toutefois, c’est très difficile mais pas impossible !

 Commentaires