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Réunion du Conseil National des Investisseurs Privés (CNIP) : Gagner le pari de la relance économique dans notre pays par la promotion du secteur privé
Publié le jeudi 27 juin 2013   |  Le Sahel


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Le Premier ministre, chef du gouvernement, président du Conseil National des Investisseurs Privés (CNIP) SE Brigi Rafini


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Le Premier ministre, chef du gouvernement, président du Conseil National des Investisseurs Privés (CNIP) SE Brigi Rafini a présidé hier après midi dans la salle de Banquet de la primature, la réunion dudit conseil. Il s’est agi pour les participants à la réunion d’examiner le plan d’actions d’amélioration du climat des Affaires au Niger et procéder à son adoption. La cérémonie a enregistré la présence du ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé M. Saley Saïdou, des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, du président de la Chambre de Commerce d’Industrie et d’Artisanat du Niger, ainsi que des invités. Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, le Premier ministre, chef du gouvernement, SEM. Brigi Rafini, a indiqué que la relance économique de notre pays passe nécessairement par la promotion du secteur privé (Lire ci-dessous, l’intégralité du discours prononcé par le Premier ministre).
En clôturant la réunion le Premier ministre, chef du gouvernement SE Brigi Rafini a d’abord rappelé que notre pays a été classé en 2012 parmi les dix derniers pays du monde, où il est difficile de faire des affaires. Il a annoncé que le CNIP a décidé de ne plus occuper ce rang.
En ce sens le plan d’actions qui vient d’être adopté, doit être rapidement mis à jour. Aussi, il a rassuré que le CNIP mènera toutes les actions nécessaires pour relever les défis. Le Premier ministre a demandé à tous les membres de se mettre au travail. En déplorant les difficultés de mener des affaires au Niger, il a pointé des doigts notre administration publique, du fait de comportement des agents publics. « Il faut que de manière résolue que les fonctionnaires, les administrations publiques se mettent véritablement au service du secteur privé »a-t-il interpellé. Car, dit-il la dynamisation de notre économie passe par le secteur privé. Insistant sur la promotion du secteur privé il a invité une fois de plus les acteurs de l’administration publique à se ressaisir et se mettre au service de la promotion du secteur privé pour améliorer le climat des affaires et permettre à notre pays de tirer profit de ce secteur. Le Premier ministre a promis de dynamiser fortement au niveau du CNIP le secrétariat permanent pour que le plan d’actions adopté soit sans tarder mis en œuvre, en vue de disposer d’un tableau de bord permettant de capitaliser tous le progrès qui seront réalisés dans le cadre de la mise en œuvre de cet important outil.
Pour sa part, le ministre en charge de la Promotion du Secteur privé, M. Saley Saïdou, a expliqué le processus ayant conduit à l’élaboration du plan d’actions d’amélioration des affaires au Niger. Il a ainsi, rappelé que le doing business est un ensemble de dix (10) indicateurs, élaborés chaque année par la Société Financière Internationale (SFI), du groupe Banque Mondiale, pour donner une perception de l’environnement des affaires dans les différents pays. Selon lui, pour chacun des indicateurs, il est évalué le nombre de procédures ou formalités, les délais de création, et le coût de création d’une entreprise.
Par ailleurs, a précisé le ministre Saley Saidou, c’est sur la base de ces indicateurs que le Ministère du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé a élaboré un projet de plan d’actions avec le soutien technique et financier de la Banque mondiale. Ce plan d’actions, a dit le ministre, a fait l’objet d’analyse et d’amendement par le dispositif institutionnel des indicateurs Doing business mis en place au niveau du Ministère du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé et qui comprend neuf (9) groupes thématiques, notamment la création d’entreprise, la construction d’un entrepôt, l’emploi des travailleurs, le transfert de propriété, l’obtention de prêts bancaires, la protection des investissements, le paiement d’impôts, le commerce transfrontalier, enfin l’exécution des contrats et fermetures d’entreprises. A cet effet, il a notifié que le 10eme indicateur qui est relatif au branchement à l’électricité n’a pas été pris en compté dans ce plan d’actions 2013-2015, parce que le Niger a engagé des projets structurants tel que le barrage de Kandadji dont la réalisation se fera au delà de 2015, apportant ainsi une solution définitive à l’amélioration de cet indicateur.
La présentation du plan d’actions a suscité des échanges qui ont significativement contribué à l’amélioration du document soumis à l’appréciation de l’assistance. L’on note à cet effet les interventions des membres du gouvernement présents à la réunion, mais également celles des partenaires techniques et financiers. Chacun des intervenants a agi selon sa sphère de compétence, en vue de faire des propositions pertinentes, qui ont été d’ailleurs saluées par le président du CNIP, SE Brigi Rafini. Après des échanges soutenus, le plan d’actions d’amélioration de climat des affaires au Niger a été adopté par les participants.
pm«Ce plan d’action permettra à notre pays de disposer d’un outil précieux pour engager de manière méthodique et cohérente, les mesures et réformes nécessaires à l’assainissement de l’environnement des affaires», déclare le Premier ministre Brigi Rafini

Honorables Invités,
Mesdames, Messieurs,
Je voudrais exprimer à vous tous ici présents, mes sincères remerciements pour votre disponibilité et pour votre engagement.
Mesdames et
Messieurs,
La relance de notre économie passe nécessairement par la promotion du secteur privé. En effet, le secteur privé est le mieux à même de valoriser les ressources locales, de créer des emplois et de générer des revenus, toute chose nécessaire à la réduction de la pauvreté. Cependant, il est aussi indéniable que le secteur privé ne peut se développer que s’il évolue dans un environnement favorable. Or, le constat est que depuis plusieurs années, le classement de notre pays dans le Rapport Doing Business qui mesure la facilité de faire des affaires dans un pays, n’est pas du tout reluisant. C’est pour relever ce défi et assurer la fluidité des démarches dans l’obtention des autorisations que le gouvernement a mis en œuvre des reformes et des mesures incitatives afin d’améliorer le climat des affaires dans notre pays, et cela conformément au Programme de Renaissance du Président de la République, qui prévoit, entre autres, la promotion d’un partenariat entre l’Etat, le privé extérieur et le privé national, l’assainissement de l’environnement administratif et juridique à travers la simplification et la modernisation des textes et des procédures. Ceci a permis l’élaboration d’un Plan d’actions pour l’amélioration du climat des affaires, objet de notre présente rencontre.
Mesdames, Messieurs, l’examen du plan d’actions pour l’amélioration du climat des affaires par le Conseil National des Investisseurs Privés (CNIP), n’est pas fortuit. Cela cadre parfaitement avec ses missions, qui sont pour l’essentiel: d’identifier toutes mesures ou pratiques administratives susceptibles d’entraver l’investissement au Niger ; de proposer au gouvernement des mesures et actions de soutien des investissements qui favorisent l’articulation intersectorielle et la compétitivité de l’économie nationale.
Mesdames et Messieurs,
Une fois adopté, le plan d’actions pour l’amélioration du climat des affaires au Niger sera le support premier pour les appuis de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement (BAD) à notre pays. Aussi, ce plan d’action permettra-t-il à notre pays de disposer d’un outil précieux pour engager de manière méthodique et cohérente, les mesures et réformes nécessaires à l’assainissement de l’environnement des affaires et par là même, à l’amélioration du classement de notre pays dans le Rapport Doing Business. C’est pourquoi le gouvernement accorde une attention toute particulière à vos travaux. C’est pourquoi aussi je vous engage à mettre dès maintenant et sans délai, le plan d’actions issu de vos travaux.
Je voudrais avant de terminer, remercier tous les partenaires techniques et financiers qui ne cessent de nous appuyer dans le cadre de nos activités, notamment la Banque Mondiale qui nous accompagne dans ce processus.
Je vous remercie de votre aimable attention. ».

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