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Dr Garba Yahaya, directeur général du Centre National de Lutte Antiacridienne (CNLA) : «le CNLA est un des bras armés de l’Intiative 3N, car sa contribution à la sécurité alimentaire n’est plus à démontrer...»
Publié le vendredi 5 juillet 2013   |  Le Sahel




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M. le DG, quelles sont les missions assignées au Centre National de Lutte Antiacridienne ?
Avant de rentrer dans le vif du sujet, je rappelle que le CNLA est un établissement public à caractère administratif, jouissant d'une autonomie administrative et financière. Le Centre National de Lutte Antiacridienne a été créé par loi n° 2009 du 17 avril 2009, et ses statuts ont été adaptés en juillet 2009. Cette nouvelle version de l'unité nationale de lutte antiacridienne a été adoptée par les quatre (4) pays de la ligne de front du criquet pèlerin, tous anciens membres de la défunte Organisation Commune de Lutte Antiacridienne et anti-aviaire (OCLALAV). Le CNLA a 2 missions essentielles qui sont : premièrement, la prévention du passage de la phase solitaire (inoffensive) à la phase grégaire (dévastatrice) du criquet pèlerin dans les aires de reproduction et de grégarisation localisées dans l'Aïr et le Tamesna, et qui couvrent environ 20 degrés carrés, soit plus de 24 millions d'hectares

Quelles sont les dispositions prises pour la présente campagne agricole afin de mener à bien votre mission de protection contre les ennemis des cultures?
Comme à l'accoutumée, nous avons présenté au conseil d'administration du CNLA le bilan de l'année 2012, le plan d'actions et le budget 2013 adoptés, et qui vient d'être validé par la tutelle. Nous avons également, dans le cadre de la CLCPRO, convenu d'un plan d'actions pour juin, juillet et août 2013, avec deux scénarii et des objectifs de traitement de 30 000 et 60 000 hectares. A la fin du mois d'août, un autre plan d'actions pour septembre, octobre et novembre sera élaboré en tenant compte de l'évolution de la situation acridienne.

Quelles sont, Monsieur le directeur général, les prévisions qui ont guidé l'élaboration de votre premier plan d'actions, à savoir celui de juin, juillet et août 2013 ?
Effectivement, à la base de tous nos plans d'action, il y les prévisions. Dans notre région, qui est la région occidentale et qui regroupe dix pays (Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Sénégal, Libye, Algérie, Tunisie, Maroc), nous sommes à la fin de la période de reproduction hiverniprintanière du criquet pèlerin dans les pays du Maghreb, et au début de la période de reproduction dans la zone de reproduction estivale qui regroupe les 4 pays de la ligne de front du criquet pèlerin (Mauritanie, Mali, Niger et Tchad). Les insectes ayant échappé aux efforts de lutte dans les pays du Maghreb vont migrer au niveau des pays de la ligne de front, et cela va augmenter les effectifs de criquets présents dans ces zones. Une autre possibilité, avec les importantes précipitations enregistrées en avril dans l'Aïr et la présence de conditions écologiques favorables, les insectes de la région centrale peuvent également migrer au Sahel, notamment au Niger, comme ce fut le cas pour l'invasion de 1988.
Pour mettre en œuvre le premier scénario, nous avons tous les équipements nécessaires, exception faite de véhicules. Là, même avec les possibilités de mobilisation des véhicules des autres partenaires techniques, nous avons un gap de 18 véhicules. Le fonctionnement de l'ensemble des équipes sera assuré sur budget national et avec l'appui des partenaires au développement et le fonds de soutien (DNPGCCA).
Pour le deuxième scénario, nous avons les mêmes sources de financement avec un gap de 45 véhicules à couvrir et que nous allons prendre certainement en location. Nous sommes déjà en juillet, donc ce plan sera déroulé sur les deux mois restants (juillet et août) pour cette première phase.
A votre 3ème Conseil d'administration, le président du conseil d'administration a lancé un appel aux autorités pour rehausser la subvention allouée au Centre. Est-ce que cet appel a été suivi d'effet ?
Les plus hautes autorités de notre pays, à commencer par son Excellence Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l'Etat, et le Premier ministre, Chef de gouvernement, Son Excellence Brigi Rafini, ainsi que la tutelle, accordent un intérêt particulier au Centre National de Lutte Antiacridienne, qui est un des bras armés de l'Initiative 3N, les Nigériens Nourrissent les Nigériens, car sa contribution à la sécurité alimentaire n'est plus à démontrer avec le contrôle de plusieurs résurgences et la neutralisation de la menace acridienne de 2012 (65250 hectares traités, sans dégâts majeurs sur les cultures).
C'est le lieu de féliciter l'efficacité de la mobilisation faite à travers le Dispositif National de Prévention et de Gestion des Catastrophes et Crises Alimentaires (DNPGCCA) et les partenaires au développement, ce qui nous a permis une parfaite maitrise de la menace acridienne de 2012.

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