Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Mali    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
NTIC
Article



 Titrologie



Le Sahel N° 8814 du 23/10/2014

Voir la Titrologie


  Sondage


 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles



Comment

NTIC

Cours régional de formation sur l’application du RAIS 3.3 Web : pour une meilleure maîtrise de l’outil RAIS 3.3 Web
Publié le mardi 28 octobre 2014   |  Le Sahel




 Vos outils




La présidente de la Haute Autorité Nigérienne à l'Energie Atomique (HANEA) Dr Mindaoudou Zeïnabou a présidé, hier matin, la cérémonie d'ouverture du cours régional de formation sur la nouvelle version du logiciel RAIS 3.3 Web pour appuyer la gestion et renforcer les systèmes règlementaires. Cette formation qui durera cinq (5) jours a été organisée par l'Agence Internationale de l'Energie (AIEA) et regroupe 13 pays francophones.

La formation sera assurée par les experts de l'AIEA venus pour la circonstance et vise à renforcer les capacités des organismes de réglementation des participants de 13 pays présents à la formation à travers la maîtrise du Système d'Information de l'Organisme de Régulation (SIOR ou RAIS 3.3 Web en anglais). Les pays concernés sont le Niger, le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Cameroun, le Tchad, la République Démocratique du Congo, le Madagascar, la Tunisie, le Gabon ; l'Ile Maurice et la Centrafrique.
Dans le discours qu'elle a prononcé à cette occasion, la présidente de la Haute Autorité Nigérienne à l'Energie Atomique (HANEA), Dr Mindaoudou Zeïnabou a d'abord indiqué que le Président de la République a dans son programme de la renaissance, exprimé sa volonté de prendre en compte la promotion de l'utilisation pacifique de l'atome, comme outil et support pour le développement économique et social de notre pays en particulier avec l'introduction de l'électricité nucléaire dans le bouquet énergétique national et sous régional. Elle a précisé que les normes internationales exigent d'un programme électronucléaire que dans sa première phase, soient créées des institutions interministérielles de pilotage et de régulation.
La présidente de la Haute Autorité Nigérienne à l'Energie Atomique a noté que cette nécessité est venue à point nommé pour apporter une solution globale aux problèmes rencontrés dans tous les autres secteurs nucléaires au niveau national, en raison principalement de l'aspect pluridisciplinaire et multisectoriel du domaine. C'est ainsi que les autorités de la 7ème République ont créé la Haute Autorité Nigérienne à l'Energie Atomique dans le respect des standards internationaux et des principes cardinaux du nucléaire, mais aussi en adéquation avec nos réalités nationales en vue d'assurer entre autres, la supervision et la coordination des activités nucléaires au Niger dans toutes leurs dimensions et diversités, a souligné Dr Mindaoudou Zeïnabou.

Elle a par ailleurs rappelé que le rôle de l'AIEA est d'assurer une utilisation sûre, pacifique des sciences et des technologies nucléaires au niveau mondial, et son crédo est que le développement technologique ne doit pas rester l'apanage des plus riches. Elle devait notifier que l'Agence a mis en place des programmes qui sont de véritables fondements sur lesquels chaque Etat peut bâtir son avenir selon ses propres besoins et dont l'objectif majeur est le transfert et la promotion de technologies nucléaires utiles vers les pays en voie de développement surtout dans les domaines clés nationaux, sous régionaux et régionaux susceptibles de répondre aux besoins prioritaires du développement.
En outre, elle a confié que notre pays a très tôt adhéré à l'AIEA et ratifié l'essentiel des instruments juridiques internationaux liés à la non prolifération, à la sureté et la sécurité nucléaire, ainsi qu'à la protection radiologique. Ces préoccupations majeures ont toujours amené les autorités nigériennes à adopter des textes ou créer des structures en adéquation avec leurs programmes de développement du moment. A cet effet, la présidente de la HANEA a dit que si l'utilisation pacifique des rayonnements ionisants est incontestablement bénéfique à plus d'un titre pour le développement socio-économique de nos pays et que les aspects relatifs à la sécurité et la sûreté sont suivi de très près au niveau international, c'est parce que les risques existent. « Le fait que les applications nucléaires soient un outil efficace d'adaptation aux changements climatiques et de lutte contre la pauvreté, les maladies, l'insécurité alimentaire, les problèmes énergétiques notamment, ne doit pas occulter, les effets biologiques graves pouvant survenir lors d'accidents radiologiques ou nucléaires, ni ceux liés à l'exposition professionnelle accidentelle ou continue, d'où la nécessité de mettre en place des procédures rigoureuses de contrôle et de régulation», a-t-elle affirmé.
Dr Mindaoudou Zeïnabou a également souligné que l'importance des activités des organismes réglementaires nucléaires, assurés au Niger par le Centre National de Radioprotection (CNRP) requière une neutralité et une indépendance claire vis-à-vis des ministères et des autres utilisateurs de rayonnements. C'est pourquoi, afin de parachever la mise en place de nos institutions en accord avec les standards internationaux, une autorité de régulation sera bientôt rattachée au cabinet du Premier ministre, a ajouté Dr Mindaoudou Zeïnabou.

Laouali Souleymane

 Commentaires