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FNDS-LUMANA : L’alliance mise au enchères par un lobby
Publié le vendredi 12 juillet 2013   |  Le Monde d'aujourd'hui


L’ex-premier
© aNiamey.com par Moussa Sogodogo
L’ex-premier ministre malien Modibo Sidibé, en tournée dans la sous-région, reçu en audience, par SEM Hama Amadou, président de l`assemblée nationale du Niger
Vendredi 12 avril 2013. Niamey (Niger). Modibo Sidibe en visite photo: SEM Hama Amadou, président de l`assemblée nationale du Niger


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Il est admis qu’en politique, il faut s’attendre à tout, y compris à la mise à mort. Mais lorsque cette mise à mort s’apparente à un hara-kiri, il y a lieu de chercher les raisons ailleurs que dans l’arène des jeux politiciens.

En effet, il a suffit d’une réconciliation entre Hama Amadou et ses anciens amis du MNSD autour de l’ancien Président Tandja Mamadou pour que tout bascule. Pourtant, il n’y avait pas de quoi car ce dernier aurait dit, rapporte-t-on, qu’il serait à l’écart de la politique demandant à ses compagnons de trouver par eux-mêmes un modus vivendi autour duquel ils vont s’entendre. Ne conseille-t-on pas le pardon ? Surtout pour des gens qui avaient vécu, dans la lutte comme dans la victoire, 30 ans durant ? Mais de quoi a-t-on peur ?

De beaucoup de choses, en apparence, puisqu’il a suffi de ce rapprochement pour qu’un lobby se mette à la besogne mettant l’alliance au pouvoir aux enchères. L’objectif : salir la réputation du Président du LUMANA AFRICA. Dans cette entreprise mesquine, tous les arguments sont bons : insultes et accusations sans fondement. Sauf que de leur côté, ses partisans, malgré ses instructions de ne pas réagir, ne laissent passer aucun crime de lèse majesté impuni à l’endroit de leur idole.

Et dans cette campagne insolite par médias interposés, réciproquement, mise en branle entre les deux plus grandes formations politiques de la Mouvance pour la Renaissance du Niger à savoir le PNDS-TARAYYA et le MODEN-FA/ LUMANA AFRICA, l’intérêt du pays est quelque peu oublié. Tout au plus travaille-t-on à se mettre à l’abri de l’insécurité dans des tours verrouillées et gardées par des bidasses armés jusqu’aux dents et circuler, dans des véhicules blindés, sur des voies cadenassées. Oh, surréalisme !

L’image renvoyée par cette vision d’une classe politique qui ne tire leçon de rien laisse perplexe plus d’un Nigérien ! En définitive, les uns et les autres ne se battent que pour leurs bas intérêts reléguant ceux du pays aux calendes grecques. Il est temps d’arrêter de se faire peur, temps de regarder le Niger. Hier est-il déjà si loin pour que les effluves de l’oubli l’enveloppent d’un manteau de l’imprudence et de l’irresponsabilité ? A - t - on besoin d’un retour en arrière ? Question centrale dans la résolution du drame nigérien, du moins dans le drame joué entre les deux principales formations politiques de la mouvance présidentielle.

Pourtant, à priori qu’est-ce que Issoufou ou Hama chercherait de mieux dans l’effondrement du régime au pouvoir ? Certes, pour le Chef de l’Etat, au summum du piédestal, il n’y a rien. Par contre, pour le Président de l’Assemblée nationale, deuxième personnalité de l’Etat, il reste encore un pas à franchir. On peut naturellement supposer qu’il a intérêt à écourter les choses pour se donner la chance de devenir Président de la République avec un peu de fraîcheur dans l’âge. Malheureusement, les tirailleurs les plus acharnés dans cette campagne médiatique contre le régime ou du moins contre le leader du LUMANA se recrutent dans le camp « présidentiel ».

Pourtant, le Niger est toujours à la croisée des chemins avec, en prime, une attention particulière pour la sécurité. Du coup, si l’alliance est essoufflée, il vaut mieux se séparer dans la dignité car à l’impossible nul n’est tenu… Tout au plus, faut-il arrêter cette mauvaise habitude de se tourner le dos après des insultes et des accusations malveillantes. N’est-il pas mieux d’inaugurer une autre manière plus élégante de vivre une alliance politique ou de divorcer en gentlemen ? Cela s’appelle préparer l’avenir.

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