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Réhabilitation de la filière arachide au Niger: le processus est en marche !
Publié le lundi 29 juillet 2013   |  medianiger.info


Christophe
© Autre presse par DR
Christophe Bouchard, ambassadeur de la France au Niger


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« …Une entreprise française est actuellement sur le point de démarrer ses activités pour relancer la filière du coton et le l’arachide au Niger », a déclaré Christophe Bouchard, ambassadeur de la France au Niger à l’occasion de la célébration de la fête nationale française le 14 juillet dernier à Niamey. A travers cette bonne nouvelle, la filière de l’arachide, longtemps demeurée dans une léthargie sans précédente sera à nouveau relancé au grand bonheur des populations nigériennes en général et en particulier des producteurs de cette denrée alimentaire qui avaient en souvenir les moments fastes de la Société nigérienne de la commercialisation de l’arachide (SONARA).


« La SONARA a été la mamelle économique du Niger dans tous les domaines aux premières heures de l’indépendance » a soutenu lors d’une interview feu Ibrahim Loutou, docteur en droit et économie des pays africains et ancien Secrétaire général adjoint du Conseil africain de l’arachide. Avec une production annuelle qui atteignait 180.000 à 200.000 tonnes par an et bien que loin des grands producteurs tels que le Nigeria et le Sénégal, la commercialisation de l’arachide « mais compte tenu de notre population qui n’était pas nombreuse à l’époque, cette production demeurait très importante pour notre économie »nous a confié le regretté Ibrahim Loutou. La commercialisation de l’arachide par la Société nigérienne de la commercialisation de l’arachide (SONARA) avait durant plusieurs décennies permises aux agriculteurs nigériens, notamment les producteurs de cette denrée alimentaire de tirer leur épingle de jeu. A l’instar des autres cultures de rente notamment le coton, le niébé ou encore l’oignon, les campagnes de commercialisation organisée dans les années 1970 et 1980 de l’arachide ont énormément contribué au décollage économique du Niger. Grâce à cette filière, plusieurs usines huilières ont été crées au Niger, dont notamment celle de Maradi et de Zinder. D’autres sociétés d’Etats également soutenu par la SONARA ont vu leurs chiffres d’affaires évolués. De son vrai nom scientifique « Hypo gaea », l’arachide a été introduite au Niger depuis les années quarante. La création dans les mêmes années du centre d’expérimentation de Tarna dans la région de Maradi a favorisé l’essor de cette culture au Niger. Cette plante de la famille des fabacées est principalement cultivée dans toute la région de Maradi et dans les départements de Mirriah, Matameye et Magaria dans la région de Zinder. Malheureusement la sécheresse de 1973 a entraîné une chute vertigineuse de la production et aussi la perte des semences locales en faveur d’autres variétés inadaptées au sol nigérien, importées principalement du Sénégal et aussi des Etats-Unis d’Amérique (USA). Un autre obstacle avait freiné l’impulsion de la culture de l’arachide au Niger. Il s’agit de l’envolé brutale du prix de cette culture de rente sur les marchés internationaux et la diminution de consommation des huiles en provenant de l’arachide en faveur d’autres nouvelles sources telles que le soja, le colza ou encore le tournesol. Ces nouvelles sources d’huiles ont contribué à l’abandon de toutes les activités liées à la promotion de la filière arachide au Niger. Conscient des innombrables avantages que peuvent procurer la relance de cette filière, le gouvernement de la République avait un moment songer à réhabiliter la culture de l’arachide mais malheureusement cette relance peine toujours du manque d’une véritable stratégie nationale de relance de la production et de sa commercialisation.

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