Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Niger    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article




  Sondage


 Autres articles



Comment

Politique

Vieillissement de la classe politique nigérienne : Un règne sans partage ! (Suite et fin)
Publié le samedi 10 aout 2013   |  LE TROISIEME OEIL




 Vos outils




Dans notre précédente édition, nous avions procédé à une analyse sur le vieillissement inéluctable de la classe politique nigérienne. En effet, avions-nous posé un diagnostic sans précédent de la situation de notre classe politique vieillissante.



A ce sujet, nous avions posé la problématique d’une descente aux enfers de la jeunesse nigérienne qui a été sacrifiée sur l’autel des calculs politiciens et règne sans partage des leaders politiques nigériens qui n’ont pris aucune disposition en vue de préparer les jeunes pour une relève réussie. En l’occurrence, nous avions estimé que dans le cas où le Président de la République Issoufou Mahamadou réussirait à faire ses deux mandats constitutionnels d’ici 2020. Nous arriverons à une situation de vide incontestable ou de manque de leader charismatique qui pourrait conduire aux destinées du pays.

En dehors de ce schéma catastrophique pour la jeunesse, il existe d’autres scenarii qui pourraient considérablement changer les choses. Depuis un certain temps, la classe est en ébullition pour une nouvelle recomposition, mais apparemment la montage a accouché d’une souris. En effet, Le Président de la République du Niger Issoufou Mahamadou a prononcé son traditionnel discours à la Nation à l’occasion du 53ème anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance le 03 août 1960. Comme il fallait s’y attendre, les consultations pour la formation d’un large gouvernement d’ nationale ont échoué. Le Président de la République Issoufou Mahamadou qui devait l’annoncer ne l’a pas fait.

C’est après son discours que nous avions appris que l’opposition nigé rienne a annoncé le boycott de cette idée après l’avoir pourtant accepté. Cette situation a mis pratiquement tous les calculs de la classe politique nigérienne en branle. Pourtant tout est parti pour faire une entente tacite sur le dos du peuple nigérien. Cette nouvelle donne pourrait changer les choses avec l’intervention d’un autre acteur qui a longtemps mis un terme au processus démocratique au Niger. Il s’agit de l’armée qui trouve toujours des prétextes pour intervenir. Dans ce cas, une autre forme de classe politique pourrait émerger. Tout dépend de qui va faire quoi ?

Les militaires étant issus de la société nigérienne, la jeunesse pouvait parfaitement réapparaître en vue de corriger les erreurs passées. En effet, le Niger a connu 4 fois des interruptions de son processus démocratique depuis son accession à l’indépendance en août 1960. Cette situation a considérablement agenouillé le pays sur tous les plans, démocratique, économique, social et culturel. L’intervention de l’armée est une catastrophe pour l’ensemble du pays. Mais étant conscients de cette situation, les leaders politiques nigériens pourraient aussi s’entendre pour sauver la baraque.

D’ailleurs des consultations sont actuellement en cours pour trouver un terrain d’entente entre les politiciens. Mais dans l’hypothèse où ces consultations échouent, la situation continuera-t-elle a perduré jusqu’en fin 2016, fin du mandat de l’actuel Président Issoufou Mahamadou. L’autre scénario qui, même s’il n’est loin d’être plausible, c’est celui de la prise de conscience des jeunes pour la situation d’asservissement qu’ils vivent actuellement et décider de prendre les choses en mains. Dans cette optique, les groupes de pression devaient intervenir pour dire non. Non à l’arnaque qu’ils ont toujours subi de la classe politique nigérienne.

Mais ici un problème subsiste, c’est celui de la formation démocratique qui consacre la conquête et l’exercice du pouvoir d’Etat. Ainsi, il est connu de tous que dans les régimes démocratiques, les partis politiques sont les structures à travers lesquels le pouvoir s’acquiert, s’exerce et se maintient. Dans tous les cas de figure, si la recomposition, ni les consultations actuellement engagées par les hommes politiques, ni l’intervention de l’armée dans l’arène politique ne constituent des alternatives plausibles pour la jeunesse nigérienne. Il est temps, grand temps que les jeunes s’affirment dans la marche du pouvoir au Niger pour éviter une catastrophe qui s’annoncent à eux. Celle de voir d’ici l’horizon 2020 un vide au Niger.

 Commentaires