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Interview : M. Daouda Tambari, 1er adjoint au maire de la commune rurale de Kantché, région de Zinder : « Les attentes de la population ne sont malheureusement pas satisfaites en grande partie du fait de l’insuffisance des ressources financières »
Publié le lundi 12 aout 2013   |  Le Sahel




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Monsieur Daouda Tambari vous êtes le 1er adjoint au maire de la commune rurale de Kantché. Présentez nous cette commune rurale dont vous assurez la présidence du conseil par délégation de pouvoir.
Merci, pour l'opportunité que vous m'offrez pour parler de notre commune. La commune rurale de Kantché a été créée par la loi 2002-014 du 14 juin 2002 portant création des communes et fixant le nom de leur chef lieu. Ainsi le chef lieu de cette commune est Kantché, localité située à 12 km de Matameye sur la RN10. Elle est limitée au nord par la commune rurale de Garagoumsa, aujourd'hui dans le département de Takiéta, au sud par la commune urbaine de Matameye, à l'est par la commune rurale de Ichirnawa, à l'ouest par la commune rurale de Daouché, et la commune rurale de Maijirgui département de Tessaoua.

Le conseil municipal de la commune rurale de Kantché est composé de 13 conseillers élus, dont 3 femmes, et 4 membres de droit dont 2 représentants de la chefferie traditionnelle du canton de Kancthé et du groupement peulh de Kawari, et deux députés nationaux.
La population de la commune rurale de Kantché était estimée en 2011 à 53.007 habitants, dont 50,8 % de femmes. La superficie de la commune rurale de Kantché est de 447 km², soit une densité de 112 habitants au km². On compte 45 villages administratifs au sein de la commune. Le taux annuel d'accroissement est de 3,5%. Cette population est très jeune. En effet la population de 15 à 45 ans fait 41,71%. Le taux de fécondité général est de 6,8%. Quatre groupes ethniques composent la population. Il s'agit des haoussas qui sont majoritaires, les kanouris, les touaregs et les peulhs. Les principales activités économiques de la population sont l'agriculture, l'élevage, l'exploitation forestière, le commerce et l'artisanat. Il faut aussi relever que la localité de Kantché est le chef lieu du canton du même nom.

Quels sont les priorités inscrites pour le mandat du conseil municipal de cette jeune commune rurale?
Nos priorités sont d'abord la mobilisation des ressources financières pour faire des investissements et faire bien fonctionner la municipalité. Ainsi, les principaux objectifs que nous visons d'abord, sont l'hygiène et l'assainissement de la ville de Kantché, l'augmentation du taux de couverture en eau potable. Les autres priorités pour l'ensemble de la commune sont la lutte contre l'extrême pauvreté des ménages, la protection de l'environnement. Aussi, nous nous mobilisons pour l'inscription et le maintien des enfants à l'école, surtout les filles, et pour l'augmentation de la couverture médicale.

Les communes rurales ont la particularité de comporter en leur sein plusieurs villages. Dans le cas de votre commune, comment le conseil municipal mène sa mission notamment en ce qui concerne la mise en œuvre du Plan de développement communal ?
Compte tenu de la superficie de la commune, 442 km² et de l'importance des villages administratifs au nombre de 45, sans compter les hameaux, la commune rurale a été scindée en cinq centres de regroupement en raison de 9 villages par centre. Le conseil municipal participe activement au niveau de l'ensemble des villages dans la mise en œuvre du plan du développement communal depuis la mise en place du comité de son élaboration jusqu'à son adoption et la diffusion du document.

Monsieur le maire votre conseil a-t-il les ressources vous permettant de mettre en œuvre votre programme et d'atteindre ainsi les objectifs que vous vous êtes assignés ?
Non, malheureusement, la commune n'arrive pas à faire le recouvrement de toutes les ressources inscrites dans son budget. Ainsi, nous sommes autour de moins de 20% de taux d'exécution du budget. Aussi, la commune ne dispose pas d'importants marchés qui peuvent permettre une mobilisation assez conséquente des ressources. On compte seulement sur la taxe municipale, qui, elle aussi n'est recouvrée qu'à 30%.

Avez-vous des partenaires qui vous appuient dans vos activités, et en quoi consistent leurs appuis ?
La commune a quelques partenaires qui l'appuient dans sa mission. Dans le domaine des infrastructures nous avons eu l'appui du Programme d'actions communautaires (PAC. I) grâce auquel le siège de la commune a été construit. D'autres partenaires, notamment des Programmes et ONG viennent également en appui à la commune. Leurs interventions portent sur les secteurs de l'éducation, la santé, l'hygiène, l'assainissement, l'environnement. Ces partenaires mènent aussi des actions salutaires dans la lutte contre la malnutrition, l'insécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté à travers des activités génératrices de revenus et un appui conseil.

Monsieur le maire, quelles perceptions la population a de la mission du conseil municipal ?
Les administrés ont beaucoup d'attentes vis-à-vis de la municipalité. Les attentes de la population ne sont malheureusement pas satisfaites en grande partie du fait de l'insuffisance des ressources financières.

Souley Moutari, Onep Maradi

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