Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Niger    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article




  Sondage


 Autres articles



Comment

Politique

Sortie de la 8ème Promotion des magistrats formés à l’ENAM : 26 récipiendaires de la Promotion « Diallo Ousmane Bassarou » ont reçu leurs diplômes
Publié le mercredi 28 aout 2013   |  nigerdiaspora.info


Brigi
© Autre presse par DR
Brigi Rafini, Le Premier ministre, à la remise officielle de leurs diplômes aux récipiendaires de la 8ème promotion de la section Magistrature de l’ENAM.


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Le Premier ministre, Chef du gouvernement, SEM. Brigi Rafini, a honoré de sa présence, hier au Palais des Congrès, la remise officielle de leurs diplômes aux récipiendaires de la 8ème promotion de la section Magistrature de l’ENAM (Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature).

Baptisée « Promotion Diallo Ousmane Bassarou », elle compte 26 récipiendaires dont trois (3) femmes qui viennent, par cet acte, d’être investis de la charge de magistrats de l’ordre judiciaire du Niger.



Cette 8ème promotion a été baptisée en l’honneur du premier président de la Cour Suprême du Niger de 1962 à 1974, le Sieur Diallo Ousman Bassarou. Dans le mot qu’il a prononcé à cette occasion, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, M. Marou Amadou, s’est réjoui de la sortie de cette promotion, qui porte ainsi à 214 les effectifs des magistrats formés sur place, en moins de 10 ans, depuis la délocalisation de la formation des juges à l’ENAM de Niamey. Cet effectif représente les 2/3 des 339 magistrats en activité. La présence du Premier ministre a cette cérémonie démontre, a souligné Marou Amadou, l’intérêt et l’attachement particuliers des hautes autorités de notre pays à la justice et à l’Etat de droit et à la consolidation des acquis dans ce domaine.

A l’endroit des récipiendaires il a tenu à attirer leur attention sur la lourde responsabilité qui les attend à savoir la mission de juger les hommes qui requiert toutes les qualités d’impartialité, d’honnêteté, de sagesse et de prudence pour ne pas, par exemple, commettre ce qu’on appelle « les erreurs judiciaires». Le ministre Marou Amadou s’est appesanti sur ce thème en illustrant notamment ces propos par la citation de Monsieur Pierre Drai, un éminent juge français qui disait en 1998, « dans l’action de juger il fallait toujours laisser place au doute mais que jamais la moindre place ne devrait être laissée à la rumeur, au préjugé, au soupçon ». Il a ainsi conseillé aux récipiendaires, qui prendront bientôt fonction dans les cabinets de justice, de faire attention sur les procédures d’enquête mal menées ou bâclées ; les procédures d’instruction ou de jugement menées dans la négligence ou la précipitation, dans la paresse et l’acharnement ; les expertises qui ne sont pas à la hauteur ; les témoins qui mentent et trompent les juges. Quant au D.G de l’Enam, M. Boukar Abba Kaka, il a rendu hommage à la formation des magistrats dans cette prestigieuse institution nigérienne en regrettant le seul aspect de sous représentation de l’autre sexe dans l’effectif des magistrats formés et en formation. Il a aussi évoqué les mesures préconisées et prises dans la formation initiale et continue des magistrats notamment par rapport à l’éthique et la déontologie de la profession.

l Mahaman Bako

 Commentaires