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Visite du ministre de la culture, des Arts et Loisirs : Mieux comprendre les préoccupations des acteurs de la cultur
Publié le lundi 2 septembre 2013   |  Le Sahel


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© Le Sahel par DR
Visite du ministre de la culture, des Arts et Loisirs dans les structures relevant de son département ministériel
Samedi 31 aout 2013.


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Le ministre de la culture, des arts et loisirs a effectué samedi dernier une série de visites dans les structures relevant de son département ministériel. M Ousmane Abdou est allé pour des rencontres de proximité avec les acteurs culturels de notre pays pour les connaitre et prendre la mesure de leurs conditions de travail, de vie et d'exercice.
Au CCOG, première étape de sa visite, le ministre s'est rendu à la tribune culturelle de 3500 places, à la bibliothèque, à l'espace jeunesse, à la salle d'exposition et celles de réunions, au service d'animation ainsi qu'au niveau des autres bureaux. Au centre de réseau de bibliothèque et de lecture publique, le ministre a trouvé trois agents, toutes des mères de femmes affairées à donner vie à ce centre d'une importance capitale pour la culture et le système éducatif nigérien.

Le constat est sans équivoque : le centre manque cruellement d'agents au regard de son envergure, de son importance et de l'ampleur de la tâche. Le centre ne dispose d'aucun personnel d'appui, les trois agents s'occupant non seulement des tâches administratives mais aussi de la salubrité et la propreté des lieux.
Sur place, le ministre a reçu des explications sur le fonctionnement du centre, ses activités et sa mission, mais il apprendra surtout que le centre n'a même pas de statut bien défini, une situation qui n'est pas de nature à permettre un bon accomplissement de sa mission. En outre le bibliobus du centre n'a pas de conducteur, ce qui oblige l'administration à faire recours à une main d'œuvre extérieure pour les déplacements dans la ville de Niamey et ses alentours, en attendant d'être dans les conditions de pouvoir se rendre dans les autres régions du pays afin de les desservir. Outre la mission d'installation des points de lecture qui lui est dévolue, le centre a la charge du suivi et de la supervision de 55 bibliothèques reparties à travers le territoire national. Il a aussi la mission de former les bibliothécaires. Le ministre a pris bonne note des soucis évoqués et rendu hommage aux trois agents qu'il a qualifiés d'amoureux de la lecture qui font marcher le centre.
De retour au CCOG pour une réunion de synthèse, le ministre a appris que le centre connait quelques problèmes notamment celui de personnel qui se limite à seulement 5 cadres et 7 auxiliaires, mais un problème d'équipements. Le centre manque de groupe électrogène et de matériels audiovisuels adéquats. Mais aussi la solution se dessine à l'horizon avec les discussions budgétaires a laissé entendre M. Hamadou Saley Sounna, directeur général du Centre. Il a par ailleurs informé le ministre que le centre, envisage d'organiser quelques activités importantes dont la « semaine d'intégration africaine». Il est également prévu la construction d'un centre d'accueil des acteurs culturels, constitué de 32 chambres équipées devant héberger les hôtes culturels.
Au CFPM Elhadji Taya, le ministre a visité les différents bureaux, le musée des instruments de musique traditionnelle sur lesquels, il a reçu d'amples explication concernant notamment leur provenance, leurs usages. Créé en 1989 et dirigé par M Moussa Garba, le CFPM Taya dispose de 11 agents dont 4 cadres. Il est plein d'initiatives et d'ambitions mais le manque de statut précis et de personnel suffisant, l'insuffisance de la subvention (10 millions f CFA/an) freinent la mise en œuvre de ces initiatives telles que le festival de la musique touaregue, le concours musical scolaire, la recherche et la formation des jeunes talents. Face au manque du statut clair, les partenaires financiers s'engagent moins et sont de plus en plus réticents aux sollicitations du centre selon M Moussa Garba. «Nous avons pris la mesure de vos préoccupations et prenons l'engagement d'appréhender la question avec détermination » a dit le ministre de la Culture, des Arts et Loisirs.
Le Bureau nigérien de droit d'auteur (BNDA), créé en 1996 a lui plus de 100 adhérents et a la gestion de quelque 2500 œuvres. Son directeur M Sita Idé a indiqué que le centre connait un certain nombre de problèmes dont l'application de textes, le non paiement des droits de la part des utilisateurs, l'interventionnisme, l'insuffisance de la subvention de l'Etat (5 millions /an) mais aussi et surtout le manque des locaux propres. M Sita a alerté le ministre que si rien n'est fait, la subvention de l'Etat risque d'être suspendue, expliquant que les services du ministère des Finances estiment que le BNDA engrange suffisamment de fonds pour se prendre en charge. Il est en autrement a-t-il indiqué car, seuls 20% des redevances perçues sont consacrées au fonctionnement et le reste est distribué aux auteurs suivant un planning clair de répartition. Le ministre s'est dit impressionné par la volonté des agents et promis d'engager des réflexions pour trouver des solutions à leurs préoccupations.

Zabeirou Moussa

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