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Les familles des 4 otages demandent à la France d’ouvrir le dialogue avec Aqmi
Publié le lundi 4 mars 2013   |  AFP


Quatre
© AFP par DR
Quatre otages enlevés au Niger, en septembre 2010
Les parents de Thierry Dol, l`un des otages enlevés au Niger, en septembre 2010, par Al-Qaïda au Maghreb islamique


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RENNES, Les familles des quatre otages enlevés au Niger, en septembre 2010, par Al-Qaïda au Maghreb islamique ont demandé lundi à la France de marquer "un temps de pause" dans les opérations militaires et de montrer à Aqmi une volonté de négocier, au moment où les combats s’intensifient, renforçant leur angoisse.

Lundi, dans un communiqué, les familles de Pierre Legrand, Thierry Dol, Daniel Larribe et Marc Féret ont estimé que la France devait "donner à Aqmi des signaux clairs montrant une volonté de négocier, en lien avec les sociétés Areva et Vinci".

"Aujourd’hui, on considère que les opérations militaires, de force, ne parviendront pas à sauver les otages", a expliqué à l’AFP René Robert, le grand-père maternel de Pierre Legrand, qui aura 28 ans en avril.

"Après les opérations militaires, a insisté M. Robert, il faut une pause, qu’il y ait une stratégie qui au lieu d’être une stratégie de force, soit une stratégie d’ouverture de dialogue".

La mère de Pierre Legrand, Pascale Robert, a renchéri en demandant à François Hollande, "chef des armées", "de marquer un temps de pause pour dialoguer avec les combattants restants, et sauver nos proches plutôt que d’aller combattre à l’aveuglette en prenant le risque de mettre leur vie en danger et qu’ils soient tués aussi."

"On s’appuie maintenant sur deux engagements du président de la République", a-t-elle poursuivi. "Son objectif était d’éliminer les chefs d’Aqmi, ce qui pourrait être chose faite si on considère que deux d’entre eux sont annoncés tués, mais le deuxième objectif était bien de ramener (les otages) sains et saufs à la maison".

René Robert s’est également dit "convaincu que peut-être grâce à la pression qui a été conduite", grâce aussi aux difficultés que les jihadistes connaissent maintenant, ces derniers sont peut-être "plus aptes à accepter de négocier".

Pour lui, "la paix ne s’installera au Mali que par un dialogue". "Les armées pourront toujours éliminer tous les jihadistes, d’autres renaîtront". "Donc, aujourd’hui, on dit +offrons cette possibilité", a déclaré M. Robert, soulignant que "dans tous les pays démocratiques, on a négocié pour obtenir la libération des otages. En France, ça doit se faire aussi".

Et, estime-t-il, si la négociation ne peut pas être conduite directement par lÉtat, il faut que celui-ci sollicite les entreprises pour lesquelles les otages travaillaient, le groupe Areva et la société Satom, une filiale du groupe de BTP Vinci. Ils avaient été enlevés dans le nord du Niger, à Arlit, un site d’extraction d’uranium. Interrogés par l’AFP, Areva et Vinci se sont refusés à tout commentaire, pour des "raisons de sécurité".

En revanche, Pascal Lupart, qui préside le comité de soutien à Philippe Verdon et Serge Lazarevic, enlevés en novembre 2011 au Mali par Aqmi, a semblé prendre ses distances avec la position de ces familles.

"Ça fait bientôt un an et demi que Philippe et Serge sont détenus et il n’y a jamais eu aucune ouverture du dialogue de la part des ravisseurs quand ils étaient en position de force", a-t-il dit. Il faut qu’ils sachent qu’il n’y a plus qu’une porte de sortie, celle de la reddition, ce qui serait une ouverture de la part des ravisseurs. Ce serait de la lucidité de la part des
combattants d’Aqmi et il faudrait alors que l’état-major se saisisse de cette fenêtre pour obtenir les libérations".

A l’appui de leur requête, les quatre familles ont exprimé dans leur communiqué "leur angoisse sans cesse grandissante", "au regard des événements militaires qui se déroulent dans l’Adrar des Ifoghas", région montagneuse du nord du Mali.

Un sentiment qu’avait déjà confié M. Robert samedi, après l’annonce de la mort au Mali de l’Algérien Abdelhamid Abou Zeid, l’un des principaux chefs d’Aqmi, mort jugée "probable" lundi par le chef d’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud, et confirmée par un jihadiste, sous couvert d’anonymat.

C’est dans le massif de l’Adrar qu’un militaire français, le caporal Cédric Charenton, est mort samedi lors de violents combats contre des "groupes terroristes".

Interrogé sur Europe 1, l’amiral Guillaud a affirmé ne "pas savoir où se trouvent les otages" tout en assurant qu’ils n’étaient pas à l’endroit où les forces militaires "frappent". "Nous organisons nos opérations uniquement pour être sûrs de pouvoir les préserver", a-t-il insisté. L’amiral a toutefois assuré que Français et Tchadiens étaient en train de "casser les reins"
d’Aqmi. "Et ça, c’était bien l’objectif tel qu’il nous avait été fixé par le président de la République", a-t-il dit.

"Nous restons pleinement mobilisés pour obtenir la libération de nos compatriotes", a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay Philippe Lalliot. "Le président de la République et le ministre des Affaires étrangères ont à plusieurs reprises rappelé notre détermination et la nécessité de travailler dans la discrétion, condition de l’efficacité".

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