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Mahamadou Issoufou à VOA Afrique : "la fin de Boko Haram est proche"
Publié le mercredi 1 avril 2015   |  Actuniger


S.E.M.
© Autre presse par DR
S.E.M. Mahamadou Issoufou, président de la république, chef de l’Etat


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En visite aux Etats-Unis, le président nigérien est revenu sur la lutte contre Boko Haram et demande le vote d'une résolution de l'ONU. M.Issoufou a aussi fait le bilan de ses quatre années à la tête du Niger.

Diriez-vous que la menace boko Haram est totalement éliminé au Niger ?

Mahamadou Issoufou : "Je pense que Boko Haram n'est pas éradiqué mais a été fortement affaibli suite aux interventions de la force multinationale qui comprend le Bénin, le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad. Nous avons remporté beaucoup de victoires sur Boko Haram, en particulier les forces tchadiennes et nigériennes. Elles ont mené depuis le mois de mars une offensive au Nigeria et de nombreuses villes ont été libérées. C'est le cas de Damasak, Duchi. Ce matin, nous avons appris que la ville de Malam Fatori a été libérée par la coalition nigéro-tchadienne."

Partagez-vous les frustrations du président tchadien, Idriss Déby, qui s'est plaint ouvertement du fait que l’armée nigériane ne finissait pas le travail sur son territoire contre Boko Haram ?

Mahamadou Issoufou : "Je n'ai pas de commentaire à faire là-dessus. Le plus important c'est que Boko Haram recule partout y compris au Nigeria. Au Niger, ils essayé de nous attaquer le 6 février. Nous les avons repoussés à Bosso et Diffa. Nos forces ont pris le dessus. C'est pour cela que je dis que Boko Haram n'a pas d'avenir. Dans quelques semaines ou mois, nous verrons la fin de Boko Haram dans la région du lac Tchad. Nous vaincrons Boko Haram. Ce sera un exemple pour l'Afrique."

Est-ce que la victoire du candidat Buhari à la présidentielle nigériane peut apporter un plus sur le terrain ?

Mahamadou Issoufou : "Je me félicite d'abord du bon déroulement des élections. Le président Jonathan a téléphoné au général Buhari pour le féliciter. Ces élections permettront de créer les conditions pour que le Nigeria combatte de façon encore plus efficace Boko Haram."

Considérez-vous que Boko Haram soit un problème militaire africain ou que les Occidentaux doivent intervenir sur le terrain comme au Mali ?

Mahamadou Issoufou : "Boko Haram est une organisation terroriste. Le terrorisme n'a pas de frontière que ce soit Boko Haram, AQMI ou l'Etat islamique. Il faut que le monde entier se mobilise. Nous attendons maintenant une résolution de l'ONU afin que légalement les pays qui interviennent soient couverts et reçoivent un soutien matériel et financier comme pour l'Amisom."

Sur la Libye, vous avez été l'un des premiers à demander une intervention internationale. Est-ce que vous demandez aujourd'hui aux Occidentaux de finir le travail après l'intervention militaire qui a fait tomber le régime Kadhafi ?

Mahamadou Issoufou : "Effectivement je suis de ceux qui pensent que le service après-vente n’a pas été fait en Libye. Dès 2011, j’avais attire l’attention sur des solutions qui seraient pire que le mal. La Libye risquait de se somaliser et que le pouvoir tombe entre les mains de terroristes. C’est plus ou moins le cas aujourd’hui avec la présence du groupe Etat islamique en Libye. Ce qu’il faut faire face à ce chaos, c’est de créer les conditions de la réconciliation de toutes les parties libyennes, y compris les kadhafistes. Le désert libyen est devenu un sanctuaire pour les terroristes. Je ne vois pas comment on peut lutter contre eux sans intervention extérieure des Nations Unies."

Apres les attentats de Paris, vous aviez déclaré : "Nous sommes tous Charlie". Est-ce que vous regrettez cette déclaration qui avait entrainé en janvier dernier des violences, des morts et des églises brûlées dans votre pays ?

Mahamadou Issoufou : "Ma déclaration était claire. Je suis un fervent musulman et je ne suis pas d'accord avec l'image que les terroristes donnent de ma religion. L'islam ne signifie pas qu'il faut violer les femmes, tuer des innocents, C'est donner une mauvaise image de ma religion. Dans tous les pays, il peut y avoir de telles réactions. Ces manifestants ont été manipulés. "


Propos recueillis par Nicolas Pinault

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