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Cure salée édition 2013: rencontre du Premier ministre, SEM. Brigi Rafini, avec les chefs traditionnels : «Vous êtes des partenaires, plus que des collaborateurs», déclare le Chef du gouvernement à l’endroit des chefs traditionnels
Publié le lundi 23 septembre 2013   |  Le Sahel


Ouverture
© Autre presse par DR
Ouverture d`une réunion avec les Inspecteurs généraux des services en charge de la gestion du personnel des ministères et des autres institutions de l`Etat sous le parrainnage du premier ministre, Brigi Rafini
Lundi 9 septembre 2013. Palais des Congrès de Niamey


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En marge du grand rassemblement des éleveurs, le Premier ministre, chef du gouvernement, SEM. Brigi Rafini, a rencontré les chefs traditionnels du Niger pour échanger sur les préoccupations essentielles du pays et leur transmettre un message qui tient à cœur le Président de la République, Chef de l'Etat, SE Mahamadou Issoufou, à savoir la question de la sécurité, qui nécessite les actions et les appuis des chefs traditionnels.
En effet, ''le 23 mai 2013, la région d'Agadez a connu les affres du terrorisme et nous avons payé un lourd tribut suite à cette situation'', a déclaré SEM. Brigi Rafini, qui a imploré la miséricorde du Tout Puissant Allah afin de mettre les Nigériens à l'abri d'actions terroristes, et a demandé qu'une Fatiha soit dite pour le repos de l'âme de tous nos compatriotes qui ont péri en cette douloureuse circonstance.

''Les ennemis de la paix ne peuvent véritablement réussir leurs actions qu'avec la complaisance, pour ne pas dire la complicité, des citoyens nigériens. De même, il arrive parfois, par négligence, qu'un malfaiteur ne soit pas signalé aux autorités compétentes'', a déploré le chef du gouvernement, pour qui les tragiques événements de mai ayant endeuillé la Nation tout entière doivent nous servir de leçon.
Le Premier ministre a rappelé aux chefs traditionnels, qui sont quotidiennement en contact avec la population, qu'ils sont appelés à sensibiliser les citoyens nigériens à prendre pleinement conscience du danger, afin de prévenir tout acte pouvant porter préjudice à la paix et à l'intégrité du territoire national.
De ce point de vue, a-t-il dit, le rôle des chefs traditionnels est fondamental, et l'Etat attend de leur part une veille permanente pour sauver la paix dans notre pays, a-t-il dit, soulignant que le Président de la République y tient beaucoup.
Les populations nigériennes ont besoin de la paix, et les pouvoirs publics ne peuvent intervenir efficacement, dans les domaines du développement, que dans l'assurance d'un climat de paix, d'où l'impérieuse nécessité de s'investir collectivement, dans cette tâche vitale pour la construction nationale.
C'est extrêmement important pour nous d'assurer la quiétude, l'intégrité territoriale et la sécurité qui n'ont jamais été autant mises à rude épreuve comme lors des attentas d'Agadez et d'Arlit perpétrés par des gens qui utilisent le prétexte de la religion pour commettre des actes antireligieux. Ceci nous appelle à la cohésion, à un sens élevé du devoir, à un élan patriotique, et à nous dresser comme un seul homme pour contrecarrer leurs actions, a dit SEM Briggi Rafini qui a encouragé les chefs traditionnels et leur a demandé de continuer à œuvrer, aux cotés de l'Etat, pour renforcer l'unité nationale, la sécurité et la paix, afin que les populations puissent vaquer normalement à leurs occupations dans un climat apaisé, propice au développement, et propice aux investissements profitables au Niger et à son peuple.
Pour le chef du 3ème groupement de Tchintabaraden (Tahoua) ''les chefs traditionnels n'ont pas les moyens pour accomplir toutes ces missions que leur demande l'Etat. Certes, a-t-il dit, dès lors qu'il s'agit des questions de sécurité nationale, l'Etat se doit d'associer les chefs traditionnels qui travaillent pour le peuple, mais ne disposent même pas du strict minimum de moyens logistiques.
En réponse, le Premier ministre Brigi Rafini a dit que c'est là effectivement un problème auquel il faut nécessairement remédier. ''Mais au stade actuel, nous ne sommes pas en mesure de prendre tout de suite des dispositions, qui sont pourtant fondamentales et qui permettront aux chefs traditionnels d'apporter leur contribution effective. C'est aussi vrai qu'en ne les associant pas aux questions de sécurité ou de l'administration, l'Etat fait fausse route. Nous allons donc demander aux gouverneurs et aux préfets de maintenir des contacts permanents, et au besoin, de créer un cadre de concertation avec la chefferie traditionnelle dans le domaine de la sécurité. Nous prenons bonne note de vos suggestions, surtout avec la situation que nous connaissons actuellement'', a dit le chef du Gouvernement.
Intervenant dans le débat, le secrétaire général de l'Association des Chefs Traditionnels du Niger, M. Alhassane Albadé, chef de canton de Téghazer, a demandé un toilettage des textes qui régissent la chefferie traditionnelle, ce qui, de son point de vue, permettra de bannir à jamais certaines expériences vécues, qu'il n'a toutefois pas précisées.
''Nous ne voulons plus être traités d'auxiliaires de l'administration, mais plutôt être considérés comme collaborateurs de l'administration, car la constitution de la 7ème république reconnait la chefferie traditionnelle en tant que dépositaire de l'autorité coutumière. A cet effet, elle participe d'ailleurs à l'administration du territoire national'', a ajouté M. Albadé.
Concernant la question de la sécurité, a-t-il poursuivi, ''nous pensons, M. le Premier ministre, que la chefferie traditionnelle en a fait, avant tout, une de ses priorités à travers des missions de sensibilisation des populations. En matière de sécurité, nous sommes partants, de même que pour les interventions dans les secteurs sociaux de base, notamment sont la santé, l'éduction, entre autres''.
En réponse à l'intervention du chef de canton de Téghazer, le Premier ministre a dit qu'effectivement, le terme ''auxiliaires de l'administration'' est un terme qui fait partie du langage administratif colonial, et qui continue à être utilisé de nos jours. ''Vous êtes des partenaires, plus que des collaborateurs'', a dit SE Brigi Rafini à l'endroit des chefs traditionnels qui ont salué cette reconsidération leur titre officiel.
Poursuivant son intervention, le Premier ministre a indiqué que la chefferie traditionnelle est un pilier indispensable à l'action gouvernementale et leur a transmis les salutations fraternelles de SEM le Président de la République pour le rôle essentiel qu'elle joue dans le cadre du développement économique et social de notre pays.
Le Premier ministre a ensuite abordé l'actualité politique. Le Président de la République, a-t-il déclaré, ''a depuis un certains temps, tiré les leçons de l'exercice du pouvoir et a jugé utile, et extrêmement important, d'associer toutes les composantes nigériennes à la construction du pays, faisant ainsi appel aux différents partis politiques de conjuguer leurs actions dans le cadre d'un gouvernement d'union nationale. Il s'agit, bien sûr, d'une idée qui fait son chemin, et d'un tournant qualitatif que nous prenons. Il ne s'agit pas d'une révolution certes, mais il s'agit de tirer les leçons du passé, de tirer les leçons de la gouvernance de notre pays. C'est vrai que nous avons toujours imité les schémas occidentaux pour diriger nos Etats. Nous constatons que nos sociétés sont différentes, nos contextes sont différents, il est grand temps alors que nous-mêmes, nous soyons capables de voir quelle est la forme de gouvernance qui convient mieux à notre pays, à notre société'', a-t-il indiqué.
C'est dans ce sens que, selon le Premier ministre, le Président de la République a estimé nécessaire de rassembler tous les Nigériens vers le même objectif, qui est celui de l'unité nationale et de la construction du pays.''C'est cela les objectifs du gouvernement d'union nationale, imprimer un changement pour permettre à notre pays, dans un même élan, d'œuvrer pour construire le développement de son peuple''.
C'est pourquoi le chef du gouvernement souhaite que l'appui de la chefferie traditionnelle soit effectif, afin qu'ensemble, l'on s'achemine progressivement vers la réalisation de cet objectif bénéfique à notre pays. A ce sujet, le secrétaire général de l'Association des Chefs Traditionnels du Niger a rappelé au chef du gouvernement l'article 167 de la Constitution.
Au sujet des décorations octroyées lors de la Cure Salée, le Premier ministre a dit qu'il s'agit d'une action du Président de la République dans sa juste mesure. ''Ceux qui n'ont pas eu de médailles ou de diplômes n'ont pas non plus démérité. Ceux qui ont été décorés, c'est à cause de leur assiduité à la Cure Salée, leur participation et c'est la première fois d'ailleurs que l'on procède à ces décorations. Cela est valable pour tous, et pour les chefs et pour les citoyens. Avec le bureau de l'ACTN, nous ferons face à toutes les difficultés, a conclu M. Brgi Rafini

Abdoulaye Harouna ANP/ONEP

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