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Pont de Farié : Une exploitation guriquement électoraliste
Publié le samedi 16 mai 2015   |  Le Monde d'Aujourd'hui


SEM
© Autre presse par DR
SEM Issoufou Mahamadou a présidé la cérémonie officielle de lancement des travaux de construction d’un pont sur le Fleuve Niger à Farié
Mercredi 6 mai 2015


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L’on peut se rappeler avec quel empressement le général étoilé Salou Djibo avait inauguré, comme pour blesser celui qu’il a évincé et qui avait pourtant réussi le projet, le deuxième pont de Niamey qui ne peut pour aucune raison être le produit de son effort. Ce fut – tout le monde le sait – la ?chose? de Tandja qui en avait fait un défi personnel.
Si le Général s’était pavané dans les rues de Niamey pour trôner au milieu d’une grande cérémonie organisée en grande pompe, comme si le pont était son œuvre, sa réussite personnelle, tous les Nigériens étaient quand même lucides à savoir que l’œuvre était le produit de l’investissement du régime Tandja. L’usurpation de la paternité de l’ouvrage ne pouvait donc pas réussir pour revenir au régime transitaire de Salou Djibo qui n’aura réussi que deux choses : mettre fin au projet controversé de Tazartché et aider les camarades après de longues attentes à accéder au pouvoir, hélas pour ne pas être capables de l’assumer.

La semaine dernière, les Nigériens devaient assister presque au même scénario avec le Président Issoufou qui, tapageusement va à Farié pour les travaux de démarrage de la construction du pont de Farié. Après avoir fait traîné bien de projets phares de la région dont la réhabilitation des aménagements hydro-agricoles de Sona et de Dalwey notamment et le barrage de Kandadji, le Guri qui ne sait plus avec quel thème il peut aller en campagne dans la région comme dans le pays du reste, s’est à dessein arrangé cette cérémonie folklorique comme pour dire qu’il n’a pas oublié les attentes d’une région vis-à-vis de l’Etat. Pourtant, les Nigériens savent là également que la construction du pont de Farié n’est pas l’œuvre du régime des camarades. Ce financement avait été acquis depuis le régime de Tandja et il y a plus de cinq ans aujourd’hui qu’à l’occasion d’une émission de TV5, Warri, les Nigériens apprenaient que le financement était acquis dans le cadre de la communauté. D’ailleurs, les travaux étaient annoncés pour débuter depuis avril 2012 sinon avant, mais personne ne peut savoir pourquoi avec le bouclage du budget et des études, le démarrage des travaux avait été retardé pour n’être annoncé qu’à la veille des élections générales. Calculs politiques...

Le Pont de Farié, s’il venait à être réalisé, ne sera pas une prouesse des camarades qui savent – on le sait – mettre à l’actif de leur bilan bien de réalisations qui ne leur appartiennent pas, mais juste pour corser un bilan qui est souvent négatif. Ce n’est pas le Député Foukori qui dira le contraire, lui qui s’est une fois plaint de trouver dans un bilan du Guri des réalisations qui sont les siennes quand il était DG de la NIGELEC.

La parade du régime cet autre jour où face à la sécurité ostentatoire du président du dernier pays du monde, des Nigériens devraient souffrir d’attendre sous les soleils, ne pouvait donc pas avoir le résultat escompté d’autant que là encore, les Nigériens sont suffisamment lucides et matures à savoir que dans la continuité de l’Etat, des hommes peuvent s’auréoler, juste pour leur propre grandeur et leur orgueil, d’inaugurations publicitaires pour des réalisations qui ne peuvent être les leurs.

Le jour où commencera le troisième pont de Niamey qu’il a promis aux Nigériens, on peut alors, en ce moment seulement, lui reconnaître la paternité d’un tel chantier. Pour l’instant, la fameuse pose de la première pierre, comme il en a l’habitude de les critiquer sous Tandja, ne peut lui réussir. Aussi doit-il se contenter de s’enorgueillir de son pont sec, loin du fleuve... qu’il a cru être la réalisation mirifique pour laquelle, les Nigériens qui ont faim et peur aujourd’hui pourraient rallier pour toujours son régime. Les Nigériens attendaient mieux : mais ils n’ont vu que des morts et des injustices, des méchancetés et des confiscations.

Les Nigériens ont compris le jeu des Guristes à la dernière heure pour trouver les moyens de revenir dans les cœurs endoloris. Chimère...
WAL?

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