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Déclaration de presse du Collectif Nigérien des Associations de la Société Civile
Publié le mercredi 20 mai 2015   |  Niger Diaspora




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Réunis en séance extraordinaire ce Mardi 19 Mai 2015, autour de l’arrestation du camarade Moussa Tchangari, secrétaire général de l’association Alternative Espaces, Nous, citoyennes et citoyens, acteurs et organisations de la société civile nigérienne, faisons la déclaration dont la teneure suit :
Apprenant l’arrestation du camarade Moussa Tchangari par la cellule anti- terroriste où il est actuellement gardé depuis hier lundi 18 Mai 2015 aux environs de 13 heures ; cette arrestation est intervenue dans les locaux de la cellule anti-terroriste alors qu’il est parti rendre visite et apporter la nourriture aux chefs de villages de la région de Diffa arrêtés pour raison, apprend-t-on, de « refus de collaborer ».

Considérant qu’au stade actuel aucun motif n’est encore avancé pour justifier l’arrestation de notre camarade, fervent défenseur des droits humains ;

Notant par ailleurs que cette arrestation intervient seulement quelques jours après la publication des rapports de veille citoyenne sur la situation des droits humains et humanitaires en cette période de crises humanitaires sécuritaires en cours dans la région de Diffa ; région soumise, comme vous le savez, à l’épreuve d’état d’urgence depuis Février 2015 consécutivement aux attaques de Boko Haram en territoire nigérien ;

Considérant que ces rapports ont particulièrement mis en relief des cas de violations flagrantes des droits humains fondamentaux nés de multiples mesures impopulaires prises tant par le gouvernement de la VIIème République et le gouverneur de la région qui les applique avec de très rares zèle et cynisme, indignes de temps moderne ; les plus emblématiques de ces mesures aveugles et de type hitlérien, ont pour nom, rappelons- le, l’expulsion musclée d’une centaine de milliers de nos compatriotes contraints quitter les iles et villages du lac, laissant ainsi dernière eux non seulement leur histoire mais aussi leurs biens à la merci du Boko Haram ravitaillé de ce fait par le gouvernement qui prétend les combattre ; expulsion venant s’ajouter aux multiples interdictions de vente de poivron et poisson et bien d’autres mesures, les unes aussi plus révoltantes que les autres ; surtout qu’elles sont prises avec le consentement d’un président de la république ayant prêté serment sur le livre saint de sa confession, en l’occurrence le coran « de respecter et faire respecter la dignité humaine, de ne jamais trahir ou travestir les aspirations du peuple. » quelle félonie !

Constatant par ailleurs que l’attitude du gouvernement se caractérise par un recours de plus sauvage de la force brute, de l’intimidation, de la violence et de la terreur contre les paisibles citoyens, notoirement incapable qu’il est d’apporter des réponses idoines aux attentes légitimes du peuple souverain ; en vérité tous ces agissements ne sont que des manœuvres cyniques visant à cacher son échec lamentable et criminel de bout en bout.

Rappelant aux princes du pouvoir que le temps de la dictature, pensée unique et assimilée est définitivement et irréversiblement révolu ;
Au regard de tout ce qui précède, Nous, citoyennes et citoyens, acteurs et organisations de la société civile nigérienne :

1. Exigeons la libération sans condition et sans délai du camarade Moussa Tchangari et toutes les personnes arbitrairement arrêtés, notamment les pauvres chefs de village ;

2. Condamnons la tendance démocraticide du moribond gouvernement de VIIème la république ;

3. Réitérons la nécessité de lever immédiatement les mesures d’interdiction de poivron, de poisson et d’expulsion des habitants des iles du lit lac ;

4. Lançon un appel vibrant à l’ensemble des citoyens nigériens en général et les organisations de la société civile en particulier à une mobilisation générale pour stopper net la dérive autoritaire de ce gouvernent moribond et notoirement incapable :

Fait à Niamey, le 19 Mai 2015

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