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Niger: aucune charge retenue contre le journaliste et responsable d’Ong arrêté lundi (avocat)
Publié le vendredi 22 mai 2015   |  AFP


Moussa
© Autre presse par DR
Moussa Tchangari interpellé par Cellule Anti-terroriste


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Aucune charge n’a encore été retenue à l’encontre du journaliste et responsable d’ONG Moussa Tchangari, très critique sur la situation humanitaire dans le sud-est du Niger, où l’armée nigérienne combat Boko Haram, a annoncé jeudi un de ses avocats.

Arrêté lundi matin et gardé dans les locaux de la police, Moussa Tchangari, est poursuivi pour "association de malfaiteurs en relation avec l’entreprise terroriste Boko Haram", a indiqué le ministre de l’Intérieur à l’AFP.

"Ce sont des allégations infondées" et "son dossier est absolument vide", a réagi Me Nassirou Laouali.

"Il n’y a aucune qualification retenue contre Moussa Tchangari. Le long de son interrogatoire, aucune question en lien avec une quelconque activité terroriste n’a été évoquée, a fortiori avec Boko Haram", a expliqué Me Laouali, au cours d’une conférence de presse.

L’arrestation de M. Tchangari, qui dirige l’ONG "Alternative espace citoyen", est intervenue après des propos critiques de son organisation sur la situation humanitaire dans le sud-est du Niger, où l’armée nigérienne combat Boko Haram.

Début mai, "Alternative" a publié un rapport jugé accablant et dirigé contre les autorités nigériennes, qui ont fait évacuer quelque 25.000 habitants des îles du lac Tchad par crainte de nouvelles attaques des islamistes nigérians après un assaut meurtrier fin avril.

"Aucune disposition n’a été mise en place pour l’accueil" de milliers d’"hommes, femmes, enfants et vieillards" arrivés "exténués, affamés, assoiffés" après avoir "marché plus de 50 km à pied", avait dénoncé M. Tchangari lors d’une conférence de presse.

Le combat contre Boko Haram "ne doit pas servir de prétexte pour violer la liberté d’expression", a regretté Amnesty international dans un communiqué, appelant les autorités nigériennes à "immédiatement libérer Moussa Tchangari".

Un assaut de Boko Haram le 25 avril contre une position militaire nigérienne située sur une île du lac Tchad avait fait au moins 74 morts, dont 28 civils, et 32 disparus.

Ces pertes sont les plus lourdes subies par le Niger depuis que le pays est entré en lutte contre le groupe armé nigérian islamiste début février.

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