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Privatisation des magasins sous douanes au profit de Bolloré : Journée morte ce mercredi 27 Mai sur les marchés à l’appel du syndicat des commerçants
Publié le mercredi 27 mai 2015   |  Actuniger


Le
© Autre presse par dr
Le président nigérien, Mahamadou Issoufou et Vincent Bolloré, patron du groupe français Bolloré


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Le Syndicat des commerçants importateurs, exportateurs et grossistes du Niger (SCIEGN) a décidé d’une « Journée morte » pour ce mercredi 27 mai afin de protester contre le transfert de la gestion des magasins sous douanes au profit du Groupe français Bolloré.

Dans un communiqué dont Actunigera pu se procurer une copie, la principale organisation professionnelle des opérateurs économiques nigériens a demandé à l’ensemble de ses membres d’observer ce mot d’ordre sur tous les marchés du pays.

La grève du syndicat des commerçants intervient quelques jours après celle des transitaires agréés qui protestent également contre cette mesure.

Le gouvernement a, en effet, décidé de confier l’exclusivité de la gestion des magasins sous douanes au groupe français déjà à l’œuvre pour la construction de la boucle ferroviaire qui devrait relier le Niger aux pays voisins.

La privation du dédouanement des marchandises sous douanes a été prise, presque en catimini, ce qui a provoqué la colère des transitaires et des commerçants qui se plaignent déjà des mesures prises par le nouvel opérateur.

La levée des boucliers des commerçants s’est ainsi traduite par la suspension à plusieurs reprises des opérations douanières alors que certains opérateurs économiques menacent de ne plus importer de marchandises. Avec la nouvelle option de « Journée morte » sur les principaux marchés du pays, des risques de pénurie de produits de première nécessite sont à craindre. Le Niger importe, en effet, une grosse quantité de ses marchandises de l’étranger.

C’est du reste pour ces raisons, notamment l’absence de transparence dans l’exclusivité accordée à Bolloré à travers cette privation de certaines opérations douanières ainsi que les risques d’envolée des prix des marchandises, que la société civile a décidé également de se joindre à la contestation.

Dans une déclaration de presse rendue publique ce lundi 26 mai et signée par 38 organisations, la société civile a lancé un appel pour une mobilisation générale afin de dire non, entres autres, « au monopole accordé à l’entreprise Bolloré au niveau du Magasin sous Douanes, dont la conséquence à court terme sera la hausse significative des prix des denrées alimentaires ».

Dans un climat sociopolitique déjà tendu, le bras de fer qui s’engage désormais entre le gouvernement et les opérateurs économiques va contribuer à amplifier davantage l’exacerbation des nigériens qui pâtissent déjà des longues coupures intempestives d’électricité, de pénurie d’eau auxquelles viennent s’ajouter les répercussions d’une crise sécuritaire très alarmante dans la région de Diffa où sévit la secte BOKO HARAM ainsi que de la persistance de l’épidémie de méningite qui a déjà fait plus de 400 morts en quelques mois.

A.Y. Barma

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