Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Mali    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article





  Sondage


 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles



Comment

Politique

Muhammadu Buhari : Un homme à poigne à la tête du Nigeria
Publié le vendredi 29 mai 2015   |  ONEP


Muhammadu
© Autre presse par DR
Muhammadu Buhari : Un homme à poigne à la tête du Nigeria


 Vos outils




Le nouveau Président élu de la République Fédérale du Nigeria, SE. Muhammadu Buhari, est originaire de Katsina où il naquit le 17 décembre 1942. Ancien Général, et homme d'Etat ayant dirigé le pays de 1983 à 1985, il revient au pouvoir, 30 ans après, cette fois-ci par la voie la plus démocratique, à l'issue des élections présidentielles qui viennent de se dérouler.
Présenté par tous comme étant un homme de poigne, Muhammadu Buhari avait intégré, en 1961, le corps de l'armée nigériane où il passa une carrière militaire brillante. En décembre 1983, Muhammadu Buhari, alors Officier général Commandant (OGC) de la 3ème Division Blindée de Jos, dirigea un Coup d'Etat pour renverser le président démocratiquement élu, Shehu Shagari, mettant ainsi fin à la Seconde République du Nigeria, instaurée en 1979. Muhammadu Buhari justifia ce Coup d'Etat en fustigeant le gouvernement civil "corrompu". Aussi, d'importantes réformes ont été aussitôt prises par Buhari en vue de reconstruire les systèmes sociopolitiques et économiques du Nigeria. Dans cette optique, il encourage l'industrialisation par substitution aux importations basée en grande partie sur l'utilisation de matériaux locaux et le resserrement du développement national. Il centrera également sa politique économique sur le rééquilibrage des finances publiques, mais la limitation des importations aura finalement pour conséquence de nombreuses pertes d'emplois et la fermeture d'entreprises.

En 1985, à un moment où la criminalité augmentait et que l'économie du pays était presque au ralenti, le gouvernement de Buhari avait durci le ton à l'encontre des ressortissants étrangers dont plusieurs centaines de milliers ont été simplement expulsés du pays, mais aussi à l'encontre des citoyens nigérians. Ces derniers ont notamment subi les rigueurs et la fermeté des multiples décrets visant à combattre l'indiscipline dans le pays. Et c'est en août 1985 que Muhammadu Buhari sera renversé par un Coup d'Etat dirigé par le Général Ibrahim Babangida et d'autres membres du Conseil Militaire Suprême.
Homme politique persévérant, Muhammadou Buhari a brigué le poste présidentiel à presque toutes les élections depuis 2003. Il était notamment candidat malheureux aux élections présidentielles du 19 avril 2003, du 21 avril 2007 et du 16 avril 2011. Et en décembre 2014, il se présente comme candidat du Congrès Progressiste (APC) pour l'élection présidentielle de 2015. Il remporte officiellement l'élection le 1er avril 2015 face au président sortant Goodluck Jonathan, avec 53,9% des voix.
Avec l'élection de cet originaire de Daura, dans l'Etat de Katsina, qui s'est distingué par ses prises de position ouvertes et très acérées contre la secte Boko Haram, on peut dire que le peuple nigérian a choisi l'homme de la situation à un moment où les actions terroristes de la secte exaspèrent l'opinion nationale et internationale. Ainsi, après l'enlèvement des lycéennes de Chibok par Boko Haram, Buhari demandait ouvertement aux autorités ''d'écraser l'insurrection, attisée par des fanatiques insensées déguisés en musulmans''.
Quelques mois plus tard, en juillet 2014, il échappait à un attentat à la bombe revendiqué par Boko Haram à Kaduna et qui fait 82 morts. Réagissant à chaud après l'attentat, il s'est promis d'éradiquer la secte Boko Haram. Un engament qu'il a vivement réitéré au lendemain de son élection. "Je peux vous assurer que Boko Haram va vite mesurer la force de notre volonté collective et de notre engagement à débarrasser la Nation de la terreur et à ramener la paix", a déclaré le Président Buhari, ajoutant qu'aucun effort ne sera épargné pour vaincre le terrorisme.
Assane Soumana(onep)

 Commentaires