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Atelier de validation du Programme National Energie Domestique et des schémas directeurs d’approvisionnement en combustibles domestiques des villes de Maradi et de Zinder : Assurer durablement l’offre en énergie domestique et préserver les ressources
Publié le mercredi 10 juin 2015   |  ONEP


Atelier
© Autre presse par DR
Atelier de validation du Programme National Energie Domestique et des schémas directeurs d`approvisionnement en combustibles domestiques des villes de Maradi et de Zinder : Assurer durablement l`offre en énergie domestique et préserver les ressources


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Le ministre de l'Energie et du Pétrole, M. Foumakoye Gado a présidé, hier à Niamey, l'ouverture de l'atelier de validation du Programme National Energie Domestique et des schémas directeurs d'approvisionnement en combustibles domestiques des centres urbains de Maradi et de Zinder. Durant deux jours, les participants vont prendre connaissance du plan de gestion des ressources forestières, de la diversification, de la préservation des faibles ressources et de la promotion des énergies alternatives aux bois. La cérémonie d'ouverture s'est déroulée en présence du directeur de cabinet du ministre de l'Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable, Dr Ali Mahamadou, de la représentante de la Banque Mondiale au Niger, Mme Awa Seck, du représentant du Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement et de plusieurs invités.
L'étude en question a été réalisée par le consortium conduit par le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement, l'International Development Assistance, le Bureau d'Eudes en Ingénierie pour l'Environnement et le Centre Forestier Technique de Catalogne. Elle a été financée par la Banque Mondiale et s'inscrit dans le cadre régional et international des politiques pour l'accès aux énergies de cuisson propres soutenues par Global Alliance for Clean Cookstove, le Livre Blanc Régional de l'Accès de la CEDEAO et de l'UEMOA et les politiques régionales de la CEDEAO pour les Energies Renouvelables et l'Efficacité Energétique.
Cet atelier permettra de tirer toutes les conclusions et perspectives pour le futur des énergies domestiques au Niger. Selon Mme Awa Seck, l'étude a permis de faire un diagnostic large sur la structuration de l'Offre de bois-énergie et de la demande et d'analyser le cadre politique du secteur et de montrer l'évolution des stratégies conduites depuis une vingtaine d'années. En effet, le Niger est un pays sahélien, enclavé, aux 2/3 désertiques et, est largement exposé aux effets néfastes des sécheresses chroniques et des changements climatiques.

Ainsi selon, le ministre Foumakoye Gado, une étude commanditée par la FAO, en 2000, les superficies forestières du pays ont été estimées à 12.102.000 ha pour des pertes annuelles de 100.000 ha. Pour faire face à cette dégradation constante de l'environnement, a-t-il indiqué, l'Etat du Niger, avec l'appui de ses partenaires techniques et financiers, avait initié et mis en œuvre, depuis plusieurs décennies des projets dont celui des foyers améliorés de 1986 à 1991; le programme régional de gaz butane de 1990 à 1993; le projet Energies Domestiques (FED) de 2000 à 2003 ; le projet d'Aménagement des Forêts Naturelles (PAFN) de 2001 à 2006; le système d'Information Energétique (SIE-Niger) de 2005 à 2008. «Malgré cela, force est de constater que les résultats atteints restent mitigés car le bois constitue toujours la principale source d'énergie pour les ménages. Aussi, il est important de relever que bien que le pays soit doté potentiellement de ressources énergétiques significatives en matière d'énergies domestiques, notamment le charbon minéral et le gaz GPL, le bilan énergétique national reste structurellement dominé par la biomasse à hauteur de 77% », a-t-il expliqué.
Conscient du fait que cette situation ne saurait perdurer sans compromettre le développement harmonieux et durable des générations futures, dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 4 de l'initiative 3N «les Nigériens Nourrissent les Nigériens», le gouvernement du Niger, sous l'impulsion du Président de la République, a mis en place, récemment, un comité chargé d'élaborer un programme de promotion des énergies alternatives au bois-énergie. Selon lui, l'appui de la Banque
Mondiale a permis la réalisation des Schémas Directeurs d'Approvisionnement en combustibles domestiques des villes de Maradi et Zinder et d'un Programme National Energies Domestiques, visant à promouvoir un approvisionnement en énergies domestiques des villes et des campagnes à un coût accessible et à asseoir une gestion durable des ressources naturelles et de la biodiversité. « Il s'inscrit parfaitement dans le PDES 2012-2015 notamment dans ses axes 2 «création des conditions de durabilité d'un développement équilibré et durable» et 4 «une économie compétitive et diversifiée pour une croissance accélérée et inclusive », a déclaré le ministre Foumakoye Gado.
Cependant, il a relevé que selon une étude, en 2013, la productivité des formations ligneuses de notre pays serait évaluée à deux millions de tonnes de bois, pour des prélèvements, majoritairement incontrôlés, atteignant 4,9 millions de tonnes de bois, indiquant par voie de conséquence l'important gap entre l'offre et la demande en matière de bois énergie. Le Programme National des Energies Domestiques du Niger élaboré dans cette étude a identifié six grandes actions pour le développement de la Stratégie des Energies Domestiques (SED) qui sera soutenu par un Plan de Communication à même de mobiliser et de sensibiliser l'ensemble des populations urbaines et rurales. A l'échelle des régions, l'étude a aussi permis d'engager un travail d'actualisation des Schémas Directeurs d'Approvisionnement en Bois des villes de Zinder et de Maradi élaborés en 1993.
Vingt ans après, à partir de travaux d'évaluation des ressources ligneuses péri-urbaines des villes de Zinder et de Maradi et de quantification des flux en bois-énergie des zones de production vers les villes, il a été possible de proposer une relance du développement des marchés ruraux de bois, outil majeur de gestion des ressources forestières au Niger. C'est ainsi, que l'étude a souligné qu'avec un taux d'accroissement démographique de près de 4% par an (un taux supérieur à 4,5% à Zinder), l'impact sur la demande est très important, notamment pour les ruraux. A l'échelle du pays le déficit en bois-énergie reste énorme et a été évalué à près de 2,9 millions de tonnes par an. «Le bois énergie représente 86 % de la consommation en énergie primaire du pays et toute politique des énergies domestiques au Niger doit en conséquence tenir compte de ce fait», a auparavant affirmé Mme Awa Seck.
L'enjeu de l'atelier est donc très important puisqu'il touche à la préservation du patrimoine en ressources naturelles du Niger. Le diagnostic est très inquiétant mais des solutions existent, et dont la mise en œuvre fait rapprocher des actions programmées de lutte contre le changement climatique. Pour le directeur de cabinet du ministre de l'Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable, la mise en œuvre des directives issues non seulement des nouveaux Schémas d'Approvisionnement en Combustibles Domestiques des Villes de Maradi et de Zinder, mais aussi du Programme National des Energies Domestiques viendra raffermir les efforts en cours dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Renaissance du Niger, sous l'impulsion et la conduite bien éclairée de SE Issoufou Mahamadou, Président de la République. Le ministre Foumakoye Gado a enfin remercié les partenaires techniques et financiers particulièrement la Banque Mondiale qui accompagne le Niger dans ses efforts de développement.

Seini Seydou Zakaria(onep)

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