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Equité et égalité sociale: L’Etat doit rendre justice, pour une fois
Publié le samedi 18 juillet 2015   |  Tamtam Info


Nouhou
© Autre presse par DR
Nouhou Arzika, président du Mouvement pour une citoyenneté responsable (MPCR)


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C’est quand même une très bonne analyse opérée par le MPCR de Nouhou Arzika sur la question des avantages accordés sous forme de motivations à certains agents de l’administration publique au détriment d’un plus grand nombre. Ces deniers jours, on a assisté à des remous au niveau des syndicats du secteur de finances.
Pour cause, l’insatisfaction, en termes simples, par rapport au partage de ce qu’ils appellent entre eux, 06, ou motivations accordées aux agents du Ministères des finances. Ces syndicats, qui jadis, opéraient individuellement, s’associent aujourd’hui pour exiger de l’Etat un décret d’application d’une décision qui leur permet d’obtenir des avantages en plus de ce qu’ils gagent déjà en termes de traitements. Qui de surcroît sont des traitements de faveurs qui leurs sont accordés au détriment de la grande masse des fonctionnaires de l’Etat. Il n’y a pas les agents du ministère des finances qui méritent d’être appuyés par l’Etat ?
Chacun doit faire son travail pour le bien de ce pays. Pas plus que les agents du développement rural qui peine à trouver un statut particulier depuis plus de deux ans de mouvement. Ils accompagnent, dans les confins de notre pays, les pauvres agriculteurs, en leur montrant la voie qu’il faut suivre pour accroître la productivité des sols donc l’autosuffisance alimentaire pour tous les nigériens. Il y a aussi les médecins, qui au péril de leur vie, soignent les malades dans tous le pays. Ils attendaient juste un simple recrutement, pas plus, pas moins. Cela était difficile à trouver et ils attendent toujours un regard bienveillant de la part de l’Etat.
Les enseignants, les maîtres du savoir, dont chacun a passé par eux avant de prétendre à quoi que ce soit, même le Président de la République ne dirait pas le contraire. Ils végètent dans une précarité absolue depuis la nuit des temps. La contractualisation et la retraite anticipée à 30 ans ont enseveli le quotidien des milliers des familles d’éducateurs de fils et filles de la nation. Ils attendent encore une oreille attentive pour écourter leur cri de cœur et écourter leurs souffrances. Les corps de métiers dans lesquels, on a de la peine à se réaliser comme au Ministère de l’argent sont nombreux. On ne peut même pas les citer tous par peur de tomber dans des verbiages.
Etre au Ministère des finances même sans 06 est un honneur pour beaucoup de diplômés nigériens qui attendent encore un lendemain meilleur. Ils sont environ 7000 selon des statistiques récentes à rêver d’un petit job à exercer. Même être planton au Ministère des finances serait une belle réussite. Mais hélas ! Les agents du ministère des finances, sans attenter à leur droit de revendiquer et l’exercer leur liberté de manifester, doivent se contenter de ce qu’ils ont s’il y a vraiment une justice sociale et une équitable rétribution des bénéfices par l’Etat à toutes les couches de la population.
Cette analyse suscitée par Nouhou Arzika est peut être sèche et dure par origine, mais elle a aussi le mérite de poser les jalons des longues réflexions sur l’avenir et la rentabilité de notre administration publique. Une administration dans laquelle tout se fait sauf ce qui doit être fait. Il n’y a pas que le Ministère des finances, les autres aussi doivent leur mea-culpa et cesser de revendiquer des droits ou même des privilèges sur la base des prétextes fallacieux juste pour enquiquiner l’Etat. Les réfugiés de Diffa, les victimes de la secte Boko Haram, la campagne agricole qui s’annonce capricieuse, la précarité du quotidienne des populations, autant des questions qui doivent occuper l’Etat, et que les esprits malins arrêtent de distraire notre réflexion.
Pour parer à toute cette inefficacité de notre administration, il faut tout simplement que les travailleurs travaillent, il faut que le mouvement syndical, le donneur d’ordre comme on l’appelle, sache que c’est la conséquence de sa productivité qui produira le changement voulu et profitable à toute la nation. Il n’y a pas de bonheur sans travail, point de liberté encore moins d’indépendance sans travail. Toutes les grandes nations, de part le monde, qui ont gravis les échelons, c’est seulement parce que ces nations ont travaillé qu’elles ont accédé au progrès, à la technologie, au développement, à la société de consommation, en dehors de çà, tout le reste est subsidiaire.

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