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Situation politique : Des chaudes empoignades en perspective entre le pouvoir et l’opposition politique
Publié le mercredi 22 juillet 2015   |  Lagriffe


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© Autre presse par DR
Le Moden Fa Lumana Africa


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Restée plus ou moins serein pendant tout le mois béni de Ramadan, le climat politique nigérien risque de se dégrader dans les jours qui suivent. Et pour cause ! De nombreux litiges opposent le pouvoir et l’opposition, notamment au sujet des préparatifs des prochaines élections que le Niger doit organiser vers la fin de l’année 2015 et en début de celle 2016.
Le premier point sur lequel vont s’affronter dans les prochains jours est sans conteste le nouveau fichier électoral dont l’élaboration a débuté depuis le 3 juin dernier avec les opérations de recensement sur l’ensemble du territoire et au niveau des pays où résident des Nigériens. Selon l’opposition politique, le nouveau fichier électoral serait l’objet de nombreuses manipulations opérées dans le but de créer les conditions pour un «passage en force» du Président sortant Issoufou Mahamadou, dès le 1er tour de l’élection présidentielle en 2016. Dans une déclaration publiée le 11 juillet dernier, le Mouvement démocratique nigérien pour une fédération africaine (MODEN-FA/LUMANA-AFRICA) – un des principaux partis de cette opposition politique – a par exemple indiqué que concernant le recensement des Nigériens à l’extérieur, «des cartes consulaires et de famille remplies à l’avance sont déposées en grand nombre au niveau de certaines de nos chancelleries». Le parti de l’ancien Président de l’Assemblée nationale Hama Amadou a aussi évoqué le cas des pays comme l’Algérie et le Cameroun, où «les bureaux de recensement sont tenus par des fonctionnaires du ministère des affaires étrangères et autres fonctionnaires partis de Niamey, précisément du Cabinet du président de la République» ou encore du Soudan «où un programme parallèle de recensement est directement diligenté et financé par le président de la République par le biais de Alassane Karfi qui séjourne dans ce pays depuis plus d’un mois, conduisant à sa guise le recensement électoral». Le deuxième qui va alimenter des chaudes empoignades entre le pouvoir et l’opposition est sans nul doute la question du calendrier des élections. D’après l’opposition politique, le pouvoir ne serait pas disposé à respecter scrupuleusement ce calendrier qui veut que les différentes élections soient organisées selon l’ordre chronologique ci-après : les locales, les législatives et les présidentielles. Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire «Le Courrier» du 15 juillet dernier, le porte-parole de l’opposition a principalement accusé le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) du Président de la République de tenter d’inverser le chronogramme normal des élections. «Nous avons appris que, pour contourner les dispositions de la loi qui leur imposent d’organiser les élections locales en premier, le PNDS veut manœuvrer au sein de la CENI (ndlr : Commission électorale nationale indépendante), pour l’amener à prendre la lourde responsabilité d’imposer à la classe politique un chronogramme», a affirmé Ousseïni Salatou. En plus de ces deux questions électorales hautement sensibles, d’autres sujets subsidiaires risquent aussi dans les empoignades en perspective entre le pouvoir et l’opposition. Il s’agit notamment du traitement judiciaire de la crise au Mouvement national pour la société de développement (MNSD-NASSARA) et de l’affaire dite des bébés importés dans laquelle est impliquée l’ancien Président de l’Assemblée nationale et du parti MODEN-FA/LUMANA-AFRICA Hama Amadou. Exilé depuis plus d’un an à Paris (France) depuis plus d’un an, ce dernier serait sur le point de rentrer au pays malgré le maintien du mandat d’arrêt national décerné contre lui. Selon de nombreux analystes, un éventuel retour de Hama Amadou va davantage galvaniser les militants et ceux de l’ensemble de l’opposition, qui pourraient ainsi renouer avec les déclarations fracassantes et même les manifestations de rue.
Habibou Abdou

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