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La Société de raffinage de Zinder (SORAZ) : La production interrompue depuis plus d’un mois
Publié le vendredi 31 juillet 2015   |  Le Courrier


Société
© Autre presse par DR
Société de raffinerie de Zinder (SORAZ)


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La production interrompue depuis plus d’un mois Depuis plus d’un mois, les activités de la Société de raffinage de Zinder (Soraz) tournent au ralenti à cause notamment de l’arrêt du raffinage du brut, a-t-on appris de source proche de la société.

A l’origine de cet arrêt de la production, qui ne serait pas lié à une quelconque maintenance des installations techniques, la source invoque une mésentente entre les responsables chinois de la société et les autorités nigériennes concernant notamment la vente des tonnages destinés à l’exportation, qui est assurée jusqu’ici par la Société nigérienne des produits pétroliers (Sonidep). Comme on le sait, sur les 20.000 barils/jour produits par la Soraz, les besoins internes se chiffrent à 7.000 barils et les 13.000 restants vendus à l’extérieur. Comme on le sait aussi, dès le début, les Chinois avaient voulu également jouer un rôle actif dans la vente des produits raffinés à l’extérieur, mais les autorités nigériennes ont opposé une fin catégorique de non-recevoir à la requête. On en est resté là, avec quelques perturbations ponctuelles dans le fonctionnement de la société, jusqu’à cette date. Finalement, le différend a refait surface donnant lieu à l’arrêt total de la production il y a plus de quatre semaines de cela, et le constat peut se faire à Zinder où des dizaines des camions citernes sont immobilisés. Dans l’espoir de surmonter le blocage, les responsables chinois de la Soraz sont descendus à Niamey pour engager des négociations avec les autorités nigériennes en charge de l’énergie et du pétrole, lesquelles négociations ont pris fin hier lundi, selon la source, qui dit quand même douter de leur aboutissement. Ce qui est sûr, c’est que la délégation chinoise a repris le chemin de Zinder ce mardi à l’aube, sans qu’aucune information ne filtre sur la conduite qu’elle compte tenir une fois sur place. Va-t-elle se résoudre à relancer la production sans avoir obtenu gain de cause ou continuer à observer sa grève ? Mystère et boule de gomme. Tout ce qu’on sait, c’est que la commercialisation extérieure des 13.000 barils/ jour par la Sonidep n’est pas faite dans les règles de l’art. Des opérateurs économiques privés nigériens et étrangers comme notre compatriote Rimbo, le Nigérian Dahirou Mangal et le Burkinabè Salif Diallo pour ne citer que ces noms ont largement bénéficié de la vente à l‘extérieur de produits raffinés par la Soraz. On ne sait par quel mécanisme ils ont bénéficié de cette largesse gouvernementale, mais personne ne peut contester la véracité de notre assertion. Qu’est-que l’Etat a concrètement gagné dans l’opération ? Nul ne le saura, à moins qu’un audit ne soit diligenté un jour sur la gestion du secteur pour savoir qui a fait quoi depuis que les activités de raffinage du pétrole ont débuté dans notre pays. Mais si les Chinois ont décidé d’interrompre la production à cause d’une mésentente sur la commercialisation extérieure des produits raffinés, il y a certainement anguille sous roche. Et ça finira par se savoir. Tôt ou tard. I.D

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