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Déclaration de la Coordination du Moden/FA Lumana-Africa/France du 26 Août 2015
Publié le jeudi 27 aout 2015   |  ActuNiger


Déclaration
© Autre presse par DR
Déclaration conjointe des groupes parlementaires ARN et MODEN/FA LUMANA-AFRICA : les députés de l`opposition dénoncent une ``agression manifeste contre les principes de la démocratie``


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L'an deux mille quinze le 23 Août à 14 heures, s’est réuni le bureau de la coordination Moden/FA Lumana Africa France, afin d’examiner et de se prononcer sur la situation socio économique et politique qui prévaut au Niger à 6 mois des élections générales.

A cette issue, le bureau de la coordination France du Moden/FA Lumana Africa rend la déclaration suivante :

Apres un mandat chaotique dont deux années particulièrement difficiles, caractérisées par une gouvernance politique et socio-économique, fondée sur la discrimination et la violation systématique des droits fondamentaux des Nigériens, le Niger entre maintenant dans une période électorale dominée par la suspicion, la tension et le mécontentement général.

En effet depuis 2 ans le gouvernement d’Issoufou Mahamadou s’emploie à caporaliser méthodiquement les institutions de la République, notamment l’Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle et le pouvoir judiciaire dans le dessein désormais clairement affiché, de disqualifier les principaux leader des partis de l’opposition et garantir ainsi au président sortant, une réélection facile, sans aucun poids lourd de la classe politique nigérienne, susceptible de le gêner.

C’est ainsi que Hassoumi Massaoudou, ministre de l’intérieur du moment, véritable adepte des méthodes staliniennes de triste mémoire, homme sans conscience et sans scrupule a été instruit, pour liquider comme il l’a dit lui-même, les ennemis du parti au pouvoir, c'est-à-dire les opposants politiques, les journalistes incontrôlables, les responsables critiques de la société civile, les citoyens de tous les secteurs sociaux ne partageant pas leur opinion politique.

Sa mission : éradiquer, fragiliser, isoler et liquider toutes les forces et les hommes susceptibles d’entraver le projet irréaliste, de faire gagner Issoufou Mahamadou, au premier tour.

Dans cette optique, le gouvernement a dû organiser « le renouvèlement » de l’instance dirigeante du CDS-Rahama, malgré la volonté publiquement exprimée des militants de ce grand parti qui ont clairement opté pour l’opposition, depuis les élections de 2011, afin de l’arrimer, de force à l’attelage brinquebalant d’une majorité politique n’ayant désormais qu’un seul maitre : Issoufou Mahamadou.

Ensuite il se tourna vers le MNSD-Nassara, auquel il inocula le virus de la dissidence, pour lui imposer une procédure judicaire sans fin, avec pour objectif de dénier aux responsables régulièrement élus par les bases de ce parti, toute légitimité et accorder aux dissident exclus, le contrôle de celui-ci afin de justifier la fraude massive qui se prépare, par cette manoeuvre déloyale et honteuse qui ne trompera personne.

S’agissant du Moden/FA Lumana Africa, incapable de le diviser de l’intérieur, Issoufou Mahamadou et son gouvernement ont choisi la méthode judiciaire directe, afin d’enlever au leader de notre parti, Hama Amadou, ses droits civiques et électoraux en vue de le disqualifier pour les prochaines électorales, en s’attaquant sans scrupule à sa famille. Un dossier qui met en évidence l’absence de toute conscience morale, et de toute éthique politique de la part d’un parti se réclamant illégitimement des valeurs socialistes.

Cette stratégie mesquine et antidémocratique se révélant insuffisante pour accorder à Issoufou Mahamadou un second mandat, le parti au pouvoir et son gouvernement à son seul service, s’investit avec fébrilité, à inféoder la commission électorale nationale indépendante (CENI) par la corruption, et des promesses fallacieuses de poste aux un et aux autres.

Dans le même dessein un comité de mise en place d’un fichier électoral biométrique (CFEB) a été créé par le gouvernement et constitué pour écarter l’opposition de sa composition. Puis l’idée du fichier biométrique a été abandonnée unilatéralement par le gouvernement, en même temps qu’est annoncée la disparition du fichier électoral ancien, ainsi que la confection d’un nouveau fichier sous l’égide du comité qui était pourtant devenu légalement, sans objet, avec l’abandon de la biométrie.

Un recensement électoral général a été lancé par le comité mais, manifestement pour la mise en place d’un fichier conforme au besoin de la fraude du gouvernement. Massaoudou Hassoumi ne vient-il pas d’avouer dans l’hebdomadaire jeune-afrique, le refus catégorique du gouvernement d’accepter un audit de ce nouveau fichier ? C’est tout dire.

Néanmoins le gouvernement est resté conscient que toutes les manoeuvres seraient insuffisantes pour gagner, sans une cour constitutionnelle complaisante dont 5 membres sur les sept, sont déjà ouvertement à la solde d’Issoufou Mahamadou. Son rôle serait d’invalider les candidatures des leaders de l’opposition, s’il advenait que l’appareil judicaire échouait à les disqualifier dans les délais.

La « Cour » annonce déjà, dans des conversations en aparté que :

- La candidature de Mahamane Ousmane serait invalidée s’il se présentait sous les couleurs de la CDS. On lui suggère par conséquent de se présenter en candidature indépendante, afin d’officialiser l’arrimage de la CDS au soutien à la candidature d’Issoufou Mahamadou.

- La candidature de Seyni Oumarou serait invalidée s’il se présentait sous les couleurs du MNSD-Nassara, au motif que le contentieux judicaire avec les dissidents ne serait pas vidé par les tribunaux. On créerait ainsi la confusion dans l’esprit des électeurs fidèles à ce parti.

- La candidature de Hama Amadou serait invalidée sous prétexte qu’ayant passé plus d’une (1) année à l’étranger, il n aurait plus droit à un certificat de résidence, en dépit de l’évidence que sa résidence principale et sa famille sont à Niamey et cela de façon ininterrompue depuis toujours.

Pourtant la Loi électorale en vigueur n’a jamais évoqué une invalidation d’un candidat pour absence du Niger.

Au contraire elle rend éligibles et électeurs les Nigériens résidant à l’étranger. Au surplus la Cour constitutionnelle n’as pas pour attribution d’interpréter la loi électorale mais d’appliquer celle-ci à la lettre.

Enfin des membres de la CENI ont été rétribués par le parti au pouvoir afin d’amener l’institution électorale à adopter un chronogramme des élections, qui inverse l’ordre des scrutins. Les élections locales qui ont de tout temps été organisées, en premier au Niger on été programmées après les législatives et les présidentielles.

Le motif inavoué étant d’empêcher aux observateurs extérieurs de mesurer le poids réel des partis avant les élections présidentielles afin que ne soit pas mis en évidence le rapport des forces, et permettre une fraude massive aux présidentielles.

La majorité des partis politiques a rejeté ce chronogramme mais le gouvernement ne semble pas décidé à faire prévaloir la règle du consensus qui a toujours régit les élections au Niger à travers le Conseil National du Dialogue Politique (CNDP).

Cette stratégie malheureuse, tout naturellement a pour conséquence immédiate, la perte de confiance du peuple nigérien à l’égard des institutions dont la partialité, n’est plus à démontrer.

Le scénario qui se dessine, et pour lequel, aucun doute n’est permis, est tout simplement celui d’un holdup électoral.

La «cour » constitutionnelle n’est-elle pas déjà prête à légitimer de son sceau un résultat électoral préparé d’avance, et jeter le Niger dans la guerre civile ?

Incontestablement, notre pays le Niger s’apprête, par la seule volonté du gouvernement et des faucons du PNDS, à vivre des moments très difficiles, notamment par leur volonté de perpétuer un système mafieux et corrompu qui régit systématiquement depuis 2 ans toute l’action gouvernementale.

C’est pourquoi, nous, coordination Moden FA Lumana France, tenons à dénoncer l’instauration d’une dictature civile, par le moyen de quel le PNDS et ses acolytes, entendent prendre le Niger en otage.

En conséquence nous appelons les partis politiques, les syndicats et la société civile à persévérer dans la défense des acquis démocratiques menacés, et à se mobiliser en conséquence.

C’est aussi pourquoi nous souscrivons et soutenons fermement la création du Front Patriotique Républicain (FPR) et appelons l’ensemble des démocrates nigériens à faire rempart contre les dérives d’un pouvoir au crépuscule de son existence.

Nous prenons à témoin la communauté internationale, face à la situation politique explosive qui se prépare afin qu’elle retienne pour l’histoire que le gouvernement assumera seul, les conséquences tragiques de ces manœuvres déloyales et antidémocratiques.

Pour un Niger Démocratique

Vive le Niger

Vive le FPR

Vive l’ARDR

Vive le Moden/FA

Pour la Coordination

Moden/FA Lumana Africa France

Le bureau

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