Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Mali    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article



 Titrologie



Le Courrier N° 331 du

Voir la Titrologie


  Sondage


 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles



Comment

Société

Arrêt de la production à la Soraz : Les réserves sont au rouge !
Publié le dimanche 6 septembre 2015   |  Le Courrier


Société
© Autre presse par DR
Société de raffinerie de Zinder (SORAZ)


 Vos outils




L’arrêt de la production à la Société nigérienne de raffinage de Zinder (Soraz), qui dure depuis plus d’un mois selon certaines sources et une quinzaine de jours seulement d’après un responsable de la société interrogé récemment par un confrère, met à mal les réserves d’hydrocarbures de notre pays.

A la date du vendredi 28 juillet dernier, la situation des réserves pour ce qui concerne l’essence garantit l’approvisionnement du pays pour une trentaine de jours seulement. Pour le gas-oil, les réserves disponibles ne couvrent que 37 jours et pour le pétrole il est de 35 jours, selon un responsable de la Société nigérienne des produits pétroliers qui a requis l’anonymat. Concernant le gaz domestique, le compteur est au rouge, les réserves sont totalement épuisées d’où l’indisponibilité du produit sur le marché depuis plusieurs semaines. Et tout laisse croire que la reprise des activités de production à la Soraz n’est pas pour demain, lorsqu’on apprend notamment que la Sonidep a déjà lancé des cotations pour l’achat à l’extérieur des différents produits en vue de parer à un éventuel assèchement de ses cuves qui mettrait le pays dans une situation difficile pour ne pas dire chaotique.

Expliquant les raisons de l’arrêt de la production, le responsable de la communication de la Soraz, Magagi Dada, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a parlé d’une panne au niveau des installations techniques pour la réparation de laquelle les techniciens de la société sont en train de s’activer en vue d’une reprise rapide de la production. Mais il n’a pas pu fournir un délai estimatif quant à cette reprise, reconnaissant seulement que l’arrêt a de graves répercussions sur les finances de la Soraz. Il n’a pas non plus nié les tiraillements entre l’Etat du Niger et les partenaires chinois pour la commercialisation à l’extérieur des 13.000 barils sur les 20.000 qui sont produits quotidiennement. Car comme on le sait, depuis le démarrage des activités de la Soraz, les Chinois font des pieds et des mains pour contraindre le gouvernement à leur rétrocéder la vente du carburant à l’extérieur pour se contenter de la commercialisation des 7000 barils couvrant les besoins internes. Sans succès. En juillet dernier, une délégation de la partie chinoise à Zinder a même séjourné à Niamey pour prendre langue avec les responsables nigériens en charge du pétrole dans l’espoir de trouver un terrain d’entente par rapport au différend. Mais les négociations n’ont pas pu aboutir devant l’intransigeance de l’Etat.

En ce moment déjà, la production était arrêtée, selon une source nigérienne proche de la Soraz, qui avait accompagné la délégation chinoise. Et c’est cela qui fait penser que l’arrêt de la production qui perdure à la Soraz n’est pas lié à une quelconque panne, mais plutôt à la volonté des Chinois de contraindre l’Etat à satisfaire leur exigence, à travers l’interruption des activités.
ID

 Commentaires