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Réponse au Saman et à ABC : Quand Bazoum se passe pour la victime innocente
Publié le dimanche 3 janvier 2016   |  Le Courrier


M.
© Autre presse par DR
M. Mohamed Bazoum, ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur


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On pensait l’épisode clos après les réactions du Syndicat autonome des magistrats du Niger (Saman) et du président Amadou Boubacar Cissé de l’UDR Tabatt contre les accusations mensongères proférées à leur encontre par le président intérimaire du PNDS Tarayya, Mohamed Bazoum, dans l’hebdomadaire Jeune Afrique.


Tel n’est pas le cas. Bazoum a juste pris un recul pour préparer sa réplique. Lundi dernier, il s’est arrangé un entretien exclusif dans les médias publics (Voix du Sahel et Télé Sahel) pour répondre au Saman et à Amadou Boubacar Cissé, qu’il a accusés d’avoir eu des propos très virulents et haineux vis-à-vis de lui. Se faisant passer comme un homme respectueux, qui n’a pas de mépris vis-à-vis des autres, Bazoum a d’abord évoqué l’audit externe du fichier électoral pour lequel des experts de l’OIF sont depuis dimanche à Niamey, pour noter leur agrément forcé à l’option qui permettra, selon lui, d’éviter toute contestation des résultats des urnes par l’opposition. Parce qu’il se dit assurer de leur victoire. Cette parenthèse fermée, Bazoum a expliqué dans quelles circonstances il s’est entretenu avec le journaliste de Jeune Afrique, auteur de l’interview controversée, qui a suscité la fronde du Saman et de Cissé. Selon Bazoum, ce n’était pas une interview au sens classique du terme, mais une simple causerie à bâton rompu au cours de laquelle il n’a jamais eu à tenir les propos que le journaliste lui a attribués, concernant notamment la justice et l’armée. On se rappelle, Bazoum avait dit en substance que Hama Amadou a corrompu avec de l’argent les juges ayant eu connaissance du dossier relatif à l’affaire dite des «bébés importés » dans lequel il est poursuit comme complice.


Et c’est la raison pour laquelle le traitement du dossier a traîné en longueur, selon lui, promettant que Hama Amadou n’échappera pas à une condamnation. Par rapport à l’armée, il a indiqué que Hama Amadou entretient des relations avec certains « officiers ethnicistes dans le dessein de faire un coup d’Etat, mais lesdits officiers ont été identifiés et affectés à des postes marginaux ». Ayant pris conscience sur le tard de la gravité de ces accusations qu’il n’a pas mesurée à l’époque, Bazoum s’est rétracté pour nier les avoir dits. En d’autres termes, c’est le journaliste «malhonnête» qui les a sortis de son imagination pour les lui attribuer. Parce que lui, Bazoum, a toujours su peser ses mots et ne saurait tenir de tels propos indécents qui ne lui ressemblent pas du tout.


En clair, le président par intérim du PNDS, qui prend apparemment les Nigériens pour des nigauds, a voulu montrer qu’il s’agit tout simplement d’une «interview pirate », à la suite de la diffusion de laquelle il a vigoureusement protesté et a obtenu un terrain d’entente avec le journaliste pour la réparation du préjudice qui lui a été causé. Pourquoi négocier une entente alors qu’il pouvait tout simplement porter plainte en justice contre Jeune Afrique, si effectivement les propos gravissimes n’émanaient pas de lui ? C’est la question qui vient immédiatement à l’esprit. Abordant la déclaration du Saman, Bazoum dit la trouver très virulente et exagérément haineuse à son encontre. A la limite, elle n’est pas digne d’un syndicat respectable, une façon de dire implicitement qu’elle est l’émanation de quelques membres du syndicat, qui ne sont pas représentatifs de la corporation judiciaire toute entière. Une corporation au sein de laquelle il dit compter des amis, de camarades et de connaissances qui le soutiennent et sont fiers de lui. Se remémorant de ses lectures en tant qu’étudiant puis enseignant de philosophie et plus précisément de «La volonté de puissance» du philosophe allemand Nietzche, Bazoum a cru devoir faire un parallèle entre le comportement du Saman et les personnages dont il est question dans le livre. Pour Bazoum, le Saman s’en prend systématiquement à eux dès qu’ils parlent de la justice parce qu’ils sont puissants.


En revanche, il ferme les yeux lorsque ce sont les faibles qui le font, analyse-til. Question à Bazoum : estce que les faibles dont il parle critiquent directement les décisions de justice comme eux le font sans aucune retenue ? Si le Saman dit qu’ils auront à répondre un jour de leurs jets de discrédits et de leurs attaques contre les juges, c’est parce qu’un jour ils ne seront pas dans une position d’impunité. Le Saman n’a jamais parlé de l’au-delà comme l’a laissé entendre Bazoum. Lorsqu’on pose des actes, il faut les assumer et non chercher à se «victimiser» après. Parlant de la réaction de Cissé Amadou Boubacar qu’il a trouvé aussi très dure vis-à-vis de lui, Bazoum dit que lui ne lui fera pas le plaisir de chercher à le mépriser. Parce que lui a toujours eu du respect et de la considération pour Cissé Amadou Boubacar avec qui il a entretenu des bons rapports durant cinq (5) ans au sein du gouvernement. Comme si ce n’est pas Bazoum qui a eu le premier un discours méprisant vis-àvis de Cissé dans son interview. Ne l’a-t-il traité de « plaisantin » allant jusqu’à parier que son parti ne réalisera pas un score de 5% aux prochaines élections ? Non Bazoum, les Nigériens ne sont pas amnésiques, ils savent tous aujourd’hui parmi la classe politique les personnalités qui font preuve d’arrogance et de mépris vis-àvis d’eux.


ID

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