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Declaration de presse: Le Collectif Résistance Citoyenne déplore l’absence de consensus entre la classe politique
Publié le jeudi 11 fevrier 2016   |  Actuniger




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Réunies à l’effet d’examiner les derniers développements de la situation sociopolitique nationale, en particulier le déroulement de campagne électorale en vue des scrutins du 21 février 2016 dans notre pays, les organisations de la société civile et les citoyens, regroupés au sein du collectif « Résistance Citoyenne », font la déclaration dont la teneur suit :


Considérant l’attachement indéfectible de l’écrasante majorité des Nigériennes et des Nigériens à la démocratie, aux droits humains, à l’unité nationale, à la paix et à la quiétude dans notre pays et dans toute la région sahélienne ;

Considérant que la tenue d’élections libres, transparentes et inclusives constitue une condition essentielle à la préservation du cadre démocratique, de l’Unité nationale, de la Paix et de la quiétude dans notre pays ;

Considérant les menaces sécuritaires graves auxquelles font face difficilement tous les pays de l’espace sahélo-saharien, y compris notre pays le Niger, depuis bientôt cinq (5) ans, sur fond de dégradation continue des conditions de vie des populations ;

Considérant la persistance et la montée des tensions politiques, consécutives à l’absence d’un réel consensus au sein de la classe politique quant aux conditions d’organisation des scrutins présidentiels et législatifs du 21 février ;

Considérant que la persistance et la montée des tensions politiques peuvent déboucher sur des conflits violents, menacer gravement le cadre démocratique, l’unité nationale, la paix et la quiétude dans notre pays, et ouvrir des perspectives sombres pour une population déjà en proie à des difficultés énormes sur le plan économique et social ;

Considérant que le maintien en détention d’un des candidats de l’opposition, en l’occurrence Monsieur Hama Amadou, ainsi que les chants d’une victoire annoncée du Président sortant au 1er tour, sont les principaux ingrédients du climat de tension politique actuelle ;

Considérant que cette situation a conduit les partis politiques de l’opposition à ne pas signer le code de bonne conduite proposée par le NDI ;

Considérant le niveau élevé d’antagonisme auquel semblent être parvenus les différents acteurs politiques dès l’ouverture de la campagne électorale, avec d’un côté le Président de la République et ses partisans qui se battent pour réaliser ce qu’ils appellent un coup KO, et de l’autre les candidats et partis politiques de l’opposition qui se battent pour leur survie et leur triomphe;

Considérant le devoir de chacun de contribuer à préserver les chances pour le pays de retrouver et renforcer son unité et sa cohésion, conditions de sa stabilité politique et de son développement économique et social, après les scrutins du 21 février 2016 ;

Nous, organisations de la société civile et citoyens regroupés au sein du collectif « Résistance Citoyenne »,

1-Constatons et dénonçons les velléités autoritaires du régime en place qui, depuis déjà plusieurs mois, s’évertue à entraver, par divers moyens, l’exercice et la jouissance par les organisations de la société civile et par les partis politiques de l’opposition des droits et libertés consacrés par la Constitution du 25 novembre 2010 et par les instruments juridiques internationaux et régionaux ratifiés par l’État du Niger ;

2-Condamnons vigoureusement la politique de deux poids deux mesures consistant pour le régime en place, d’une part à interdire aux organisations de la société civile et aux partis politiques de l’opposition de manifester pacifiquement, et d’autre part à encourager ses partisans à organiser partout dans le pays des manifestations de soutien ;

3-Dénonçons vigoureusement les interpellations et les arrestations intempestives des responsables et militants de l’opposition, y compris pendant la période de campagne, pour des motifs souvent fallacieux, et dans le seul but de les empêcher de battre campagne pour leurs partis politiques ;

4-Déplorons l’entrée précoce du Président de la République en campagne électorale sous prétexte d’inauguration, ainsi que l’utilisation abusive des positions de pouvoirs et des moyens de l’État, y compris des médias publics et des forces de défense et de sécurité, tout comme l’instrumentalisation des institutions telles que la Chefferie traditionnelle ;

5-Condamnons énergiquement le recours à la corruption, aux discours haineux et à la violence physique par tout candidat ou parti politique dans le cadre de la campagne électorale, eu égard aux risques considérables auxquels des telles pratiques exposent notre pays et notre peuple qui peinent déjà à faire face à des problèmes de survie ;

6-Rappelons au Président de la République, qui est candidat à sa propre succession, ainsi qu’à tous les autres candidats, qu’ils ont le devoir de veiller à la préservation du cadre démocratique, de l’unité nationale, de la paix et de la quiétude, sans lesquels personne ne pourra, de quelque manière que ce soit, diriger ce pays ;

7-Rappelons aux responsables de toutes les institutions impliquées dans l’organisation des scrutins, en particulier la CENI, le CSC, la Cour constitutionnelle, ainsi qu’aux éléments des forces de défense et sécurité et aux chefs traditionnels, qu’ils ont le devoir d’accomplir leurs missions dans le respect des textes de la République, sans parti pris, tout en gardant à l’esprit qu’ils sont au service du Niger et de son peuple et non au service d’un parti politique ou d’un quelconque candidat ;

8-Encourageons et exhortons la CENI à continuer à veiller au respect des dispositions de la Constitution du 25 novembre 2010 et du code électoral relatives à l’organisation de scrutins libres, transparents et inclusifs, afin d’éviter à notre pays les lendemains d’une élection émaillée par des irrégularités.

9-Exhortons les citoyennes et les citoyens nigériens à refuser l’achat de conscience, à ne pas céder aux intimidations, et à rester vigilants et mobilisés, afin que les scrutins du 21 février 2016 se déroulent librement, dans la transparence et la quiétude, pour le plus grand bien de notre peuple et pour la stabilité et la sécurité dans toute la région sahélienne;

10-Invitons tous les acteurs nationaux, régionaux et internationaux à œuvrer inlassablement pour un retour rapide à un climat de sérénité dans le cours de la campagne électorale en vue des scrutins du 21 février 2016, dont la fiabilité sera, il n’y a point de doute, décisive pour l’avenir de notre cher pays.

Fait à Niamey, le Mardi 9 février 2016

Le collectif Résistance citoyenne

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