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Le FMI demande une réponse plus énergique face au ralentissement de la croissance en Afrique
Publié le mercredi 4 mai 2016   |  Xinhua


Assemblée
© aNiamey.com par Atapointe
Assemblée du printemps du FMI et de la Banque mondiale: Photo de famille des gouverneurs et ministres en charges des finances
Samedi 18 Avril 2015. Washington (USA).Comme il est de coutume, les gouverneurs et ministres en charges des finances présents aux assemblées du printemps du FMI et de la Banque Mondiale se sont prêtés à la Photo de famille.


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Le Fonds monétaire international (FMI) a appelé les autorités à réagir de manière plus énergique pour contrer les effets qui provoque une décélération de la croissance économique en Afrique.
Dans l’édition d’avril 2016 de son rapport "Perspectives économiques régionales pour l’Afrique sub-saharienne", publié mardi, l’institution financière mondiale a mis en garde que la croissance économique du continent devrait selon les projections baisser à 3 % en 2016, soit son plus bas niveau depuis environ 15 ans.
L’année dernière, cette croissance s’est élevée à 3,5 %. Au cours des dix dernières années, la croissance de l’économie africaine atteignait en moyenne 6 %.
Ce recul est lié au reflux des cours des matières premières, qui a porté un coup sévère à plusieurs des plus grandes économiques d’Afrique sub-saharienne.
"Le reflux rapide des cours des matières premières et le resserrement des conditions financières ont mis sous pression plusieurs grandes économies, et ce nouveau rapport appelle à une réaction politique plus forte pour contrer l’impact de ces chocs et préserver le potentiel de croissance de la région", indique le FMI.
En conséquence du reflux des cours, les pays exportateurs de pétrole comme le Nigeria, l’Angola, et cinq des six pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale restent confrontés à une situation économique difficile.
La baisse des prix des matières premières a également touché les exportateurs de matières premières non énergétiques comme le Ghana, l’Afrique du Sud ou encore la Zambie.
En plus de cet impact négatif, une sécheresse préoccupante dans plusieurs pays d’Afrique australe et orientale, comme l’Éthiopie, le Malawi et le Zimbabwe, génère un risque d’insécurité alimentaire pour des millions de personnes.
Malgré ces sombres perspectives, le FMI a estimé que l’impact de ces chocs variait considérablement au sein de la région et qu’un grand nombre de pays continuaient d’enregistrer une croissance solide, y compris en termes de PIB par habitant.
"La plupart des importateurs de pétrole ont vu une amélioration sensible, avec une croissance de cinq pourcent ou plus dans des pays comme la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Sénégal, et de nombreux pays à bas revenus", note le rapport.
Ces pays continuent de bénéficier des efforts d’investissement dans les infrastructures et d’une consommation privée robuste, ajoute-t-il.
"Si les perspectives immédiates restent difficiles pour un grand nombre de pays d’Afrique sub-saharienne, l’environnement commercial s’améliore dans la région et la démographie est favorable, ce qui devrait contribuer à soutenir la croissance à moyen terme", indique le rapport.
Pour tirer les bénéfices de ce fort potentiel, un remaniement important des politiques est essentiel car la réponse politique actuelle est insuffisante, a déclaré Antoinette Sayeh, directrice du département africain du FMI.
Ce remaniement des politiques est nécessaire de toute urgence dans les pays exportateurs de matières premières et dans certains pays d’accès au marché, a-t-elle dit.
"Face à la diminution rapide des réserves budgétaires et des réserves de change et aux sources de financement limitées, les exportateurs de matières premières doivent réagir rapidement et énergiquement à ce choc pour éviter un ajustement incontrôlé", a-t-elle dit.
Face à la réduction des recettes du secteur de l’extraction de ressources naturelles, les pays affectés doivent aussi contenir leur déficit budgétaire et consolider une assiette fiscale durable dans le reste de l’économie, a suggéré le FMI.
Dans le cas des pays extérieurs aux unions monétaires, la flexibilité des taux de change, dans le cadre d’une politique macroéconomique plus large, devrait aussi figurer parmi les premières mesures de défense, selon l’institution fiancière.
Ces mesures peuvent avoir un coût en termes de réduction de la croissance sur le court terme, mais elles éviteront le risque d’un ajustement incontrôlé bien plus coûteux, selon le FMI.
"Ces politiques poseront les fondations nécessaires pour permettre à la région d’exploiter un potentiel économique substantiel intact dans l’avenir", indique le rapport du FMI.

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