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Le Sahel N° du 5/9/2016

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Situation de la campagne agricole à la 3ème décade du mois d’août 2016 : Le mil au stade de levée ou de maturité
Publié le jeudi 8 septembre 2016   |  Le Sahel


Culture
© Getty Images par Daniel Berehulak
Culture de mil au Niger.


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Selon le Bulletin agro-hydro-météorologique décadaire N°9 de l’année 2016 publié la Direction nationale de la Météorologie, la troisième décade du mois d’août 2016 a été marquée, sur le plan pluviométrique, par des précipitations faibles à modérées sur la majeure partie du pays. « De fortes précipitations localisées (50 mm en un jour) ont été enregistrées dans les régions de Tillaberi, Dosso, Tahoua, Maradi, Zinder et Diffa. Le cumul pluviométrique décadaire dépasse 75 mm au niveau de plusieurs localités des régions de Dosso, Maradi, Zinder et Diffa. Le cumul pluviométrique saisonnier au 31 août 2016 varie entre 300 et 696 mm. Ce cumul comparé à celui de l’année passée et à la moyenne établie sur la période 1981-2010, est respectivement excédentaire sur 65 et 62% de postes suivis », souligne le bulletin.

Sur le plan agricole, indique la même source, l’on note un très bon développement des cultures. « Les pluies enregistrées au cours de la 3ème décade du mois d’août 2016 ont été régulières dans plusieurs localités du pays et ont même occasionné des inondations. Concernant la situation des cultures, on observe un bon développement végétatif voire la maturité par endroits. Sur le plan phytosanitaire, c’est la persistance des attaques de plusieurs nuisibles mais de faible ampleur sur les cultures en présence. Quant à la situation alimentaire, elle s’est traduite par un niveau des prix légèrement en hausse des denrées alimentaires sur les marchés par rapport à la décade précédente », explique le Bulletin décadaire.

Quant à la situation agrométéorologique, elle est marquée par des précipitations qui ont permis la satisfaction des besoins en eau des cultures sur toute la bande agricole. « En effet l’indice décadaire de satisfaction des besoins en eau des cultures et l’indice cumulé indiquant la satisfaction des besoins en eau de ces cultures depuis leur installation ont varié respectivement entre 70 et 100% et entre 80 et 100 % dans la zone agricole. Toutefois, l’indice cumulé est inférieur à 70 % localement au niveau des départements de Tanout et Téra. Quant aux réserves en eau des sols en fin de décade, elles ont varié entre 26 et 52 mm au niveau des localités les plus arrosées du pays (Fig4). Cependant, ces réserves sont faibles au niveau de certaines localités des départements de Filingué, Tahoua, Dakoro, Matamèye, Tanout et Diffa », lit-t-on dans le bulletin.

Sur le plan hydrologique, il ressort une montée progressive des écoulements dans les principaux bassins, en l’occurrence le fleuve Niger et le lac Tchad, en raison des précipitations enregistrées au cours de cette période.

Par exemple, dans le bassin du Lac Tchad, les hauteurs d’eau enregistrées aux cours de cette décade sont supérieures à celles enregistrées l’année passée sur la même période. Le niveau d’eau a varié de 368 cm à 379 cm du 21 au 29 août 2016 contre 326 cm à 344 cm du 21 au 29 août 2015. Et dans le bassin du fleuve Niger, les apports provenant des affluents en amont de la rive droite se sont avérés de plus en plus importants. Cette situation s’est traduite par une importante montée des eaux à la station hydrométrique de Niamey. « Les hydrogrammes comparés du fleuve Niger à Niamey pour cette décade indiquent que les débits observés au cours de la troisième décade du mois d’août 2016 restent nettement supérieurs à ceux de la moyenne décennale et de l’année hydrologique écoulée mais restent inférieurs à ceux de l’année hydrologique 2012/2013 la plus humide des dix dernières années pour la même période La côte d’alerte jaune, jusqu’ici fixée à 530 cm correspondant à un débit de 1700m3/s, a été dépassée le 27 août 2016 (côte 538 cm). La crue a atteint son pic le 29 août 2015 avec une côte de 564 cm, correspondant à un débit de 1984 m3/s », précise le bulletin.

Au niveau des cultures, la situation phénologique fait ressortir que les stades de développement observés varient de la levée à la maturité pour les céréales et les principales cultures de rente. Sur le plan alimentaire, il est déploré une hausse légère des prix des céréales mil, sorgho et maïs, comparée à la décade passée et des prix en équilibre pour le Niébé et l’arachide. Comparés à la même période en 2015, on constate une hausse substantielle des prix de toutes ces denrées à l’exception du Niébé qui affiche une baisse de 5%.

Au chapitre des phénomènes exceptionnels, le Bulletin note des cas d’inondations ont été signalés dans plusieurs localités du pays notamment à Aderbissenet et Tchirozérine (région d’Agadez) ; l’évaluation des dégâts est en cours ; des inondations dans le département de Tibiri au niveau de 8 villages de la commune rurale de Guéchémé. Les dégâts ont concerné 180 champs pour une superficie estimée à 277 ha ; des inondations sur 705 ha de cultures de mil et sorgho au niveau de 29 villages dans les communes de Bangui et Madaoua ( Région de Tahoua) et au niveau de 57 villages dans la région de Tillabéri dont 49 villages à Torodi et 8 villages à Ouallam. Ailleurs c’est des vents violents avec des dégâts sur le mil au niveau de 4 villages de Danbarto et 5 villages de la commune rurale de Kourni.

A.Soumana (Bulletin agro-hydro-météorologique décadaire N°9)

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