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Scandale des établissements: BEDIR De nouveaux rebondissements
Publié le samedi 1 octobre 2016   |  tamtaminfo


Première
© Autre presse par DR
Première rencontre du Groupe Local des Partenaires de l`Education dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Sectoriel de l`Education et de la Formation (PSEF)
Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Sectoriel de l`Education et de la Formation (PSEF), une première rencontre de haut niveau du cadre de concertation de l`éducation (groupe local des partenaires de l`éducation) s`est tenue à l`auditorium Sani Bako de Niamey, sous la présidence de Mme Ali Mariama El hadj Ibrahim, ministre de l`Enseignement Primaire, de l`Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l`Education Civique.


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Le feuilleton du scandale des établissements BEDIR n’est pas prêt de connaître son épilogue. Et pour cause ? Alors qu’un confrère de la place a annoncé l’annulation de la cession des établissements BEDIR à Dame Mariama El Hadj Ibrahim et à ses deux associés, Le Courrier a eu vent de nouvelles informations qui pourraient bien attester que Resul Ekrem Bilgen pourrait avoir été victime d’un véritable banditisme d’État.
Récapitulons les faits : le 2 février 2016, à la faveur d’une augmentation du capital social et du changement de gérant unique, le numéro du registre de commerce change, passant de RCCM- NI-NIM 2003-B-768 enregistré le 29 juillet 2003 à RCCM- NI-NIA-2016-M-380 du 02/02/2016 désormais chez NIA, la maison d’assurance d’un homme du sérail, en l’occurrence Alma Oumarou, actuel ministre du Commerce dans le gouvernement post-coup d’État électoral de mars 2016.

Pourquoi ne pas avoir maintenu la même maison d’assurance s’il ne s’agissait que du changement de registre de commerce ? Qu’y a-t-il à cacher pour changer d’assureur ? L’opération ne cache-t-elle pas plutôt un coup tordu à garder dans le plus grand secret ? Lorsque le gouvernement est formé en avril 2016, soit deux mois à peine après le changement de registre de commerce, Daouda Mamadou Marthe, ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale, devient le successeur de Mariama El Hadj Ibrahim à la tête du ministère des Enseignements primaires, de l’Alphabétisation, des Langues nationales et de l’Education civique.
Autant dire, un farouche adversaire dans la course au contrôle de la Fédération PNDS de Diffa. Une lutte fratricide oppose les deux militants roses sur le terrain politique. Aucun cadeau n’est permis et Daouda Mamadou Marthe sait que la bonne dame a plus qu’une longueur d’avance sur lui. Devenu ministre, son premier job a consisté à faire le point des marchés publics qui restent à se mettre sous la dent. Surprise ! Gambi semble avoir raclé l’essentiel du fromage, laissant à son adversaire-successeur juste de quoi lécher les babines.

Ravalant sa rage, il cherche un moyen de faire vomir la boulimique Mariama. Le scandale du complexe scolaire BEDIR lui donne cette chance inouïe. Daouda sait que s’il joue un sans-faute, il pourra faire d’une pierre, deux coups. Il parviendra alors, non seulement à ruiner son projet de main mise sur cet établissement de renom, mais aussi à la discréditer pour la présidence de la Fédération rose de Diffa. C’est cette lutte à mort politique qui aurait abouti à » l’annulation de la « cession » du complexe scolaire BEDIR qui serait tombé dans l’escarcelle de l’État…pour trois à cinq ans avant toute nouvelle cession « .
Un bel aboutissement ! Seulement, il y a un hic. Car, le gouvernement n’a logiquement aucun pouvoir d’annuler une transaction commerciale privée que Mariama El Hadj Ibrahim prétend être clean et dépourvue de toute irrégularité. Si le gouvernement l’a effectivement annulé – ce qui reste à prouver – c’est qu’il y a anguille sous roche. L’annulation confirmerait l’hypothèse que Resul Ekrem Bilgen a été escroqué, dépouillé de ses biens pour une poignée de millions grâce aux attributs et pouvoirs de l’Etat. L’éventualité n’est pas à écarter.
Mariama El Hadj Ibrahim, qui sait de quoi elle parle, a souligné dans son droit de réponse au Courrier que deux options ont été offertes aux responsables de BEDIR : soit, céder le complexe à l’Etat, soit le vendre à un opérateur privé. Or, des trois acqué- reurs dudit complexe, seul Salim Nasser a un statut d’opérateur privé. Ce qui fait dire à un observateur avisé que la bonne dame a encore beaucoup de choses à révéler. Et devant un juge, elle ferait sans doute sans se faire prier.

Car, à ce jour, on ignore encore l’identité de celui, de celle ou de ceux qui ont sommé Resul Ekrem Bilgen de s’exécuter sous 24 heures ou de se faire expulser dans 48 heures. Car, selon toujours l’ancien ministre des Enseignements primaires qui a fourni au journal Le Courrier un témoignage digne d’intérêt pour la justice, l’homme d’affaires turc était dé- boussolé, placé sous la contrainte absolue de se débarrasser de ses biens sous 24 heures ou de courir le risque d’être expulsé sous 48 heures.
Qui est-ce qui a menacé Resul Ekrem Bilgen d’expulsion du Niger ? Si la sommation est venue du ministère de l’Intérieur, concerné par ces questions, c’est que l’instruction vient forcément de Mahamadou Issoufou.
Quand est-ce que Mariama Ali Ibrahim a acheté les établissements Bédir ?
La question est de rigueur. Elle s’impose à nouveau car elle pourrait être la clé du sésame. Mariama El Hadj Ibrahim pré- tend qu’elle ne jouait plus aucun rôle au ministère des Enseignements primaires au moment où elle a acheté, en association avec deux autres quidams, le complexe scolaire BEDIR. Ce qui semble faux dans la mesure où le complexe n’a pas pu être mis en vente ou proposé pour une cession à l’État sans que le ministre de tutelle ne soit, en priorité, mis au courant.

Or, ce ministre s’appelle Daouda Mamadou Marthe depuis avril 2016 et c’est probablement à lui que Mariama El Hadj Ibrahim fait allusion en écrivant que » Avant même la notification de cette décision au groupe Bé- dir, un opérateur économique en a été informé et aborda les responsables de Bédir, juste à leur sortie du cabinet ministé- riel, pour connaître le coût de cet établissement « . La date de ce fait évoqué est le 19 juillet 2016, soit deux jours seulement après l’échec du coup d’État en Turquie et presque un trimestre depuis que Daouda Mamadou Marthe a pris les rênes du ministère des Enseignements primaires. Des questions s’imposent :
1. En juillet 2016, cela fait banalement quatre mois que Mariama El Hadj Ibrahim n’est plus au gouvernement. Resul Ekrem Bilgen, lui, a acquis le complexe scolaire BEDIR depuis le 2 février 2016 avec le changement de gérant statutaire unique. On peut dès lors considé- rer que les deux personnalités ne se sont presque jamais connues, étant entendu que Mariama El Hadj Ibrahim était déjà, le 2 février 2016, en congé pour les élections législatives auxquelles elle se présentait. Alors, quand a-t-elle fait connaissance avec Resul Ekrem Bilgen, le propriétaire unique du complexe scolaire BEDIR depuis le 2 février 2016, pour établir avec lui des » relations partenariales » qui lui auraient profité ?
2. Daouda Mamadou Marthe at-il pu laisser son prédécesseuradversaire politique mettre le grappin sur le complexe scolaire BEDIR alors qu’il a désormais plus d’ascendant sur les responsables de BEDIR que Gambi qui est plutôt un » has been » ?

3. Comment Daouda Mamadou Marthe, qui est celui qui a dû notifier la note diplomatique venant d’Ankara, si jamais elle a existé, aux responsables de BEDIR, peut-il pratiquement donner sa bénédiction à cette opé- ration trouble pour ensuite devenir subitement une arête dans la gorge de Mariama El Hadj Ibrahim ? Ces questions enlèvent tout cré- dit à la version hallucinante d’une transaction légale qui se serait passée au lendemain du coup d’État survenu en Turquie.
Que s’est-il exactement passé pour que Resul Ekrem Bilgen, un opérateur privé turc qui vient d’acquérir le complexe scolaire BEDIR, il y a à peine cinq mois (le changement de gérant statutaire unique est survenu le 2 février 2016), et qui n’a donc aucune relation privilégiée avec les » héritiers » nommés dans l’acte de cession de parts, fasse cette aumône à Dame Mariama El Hadj Ibrahim et consorts ?

Or, la bonne dame explique qu’elle doit ce superbe cadeau au nom des » relations partenariales » qu’elle a entretenues avec les responsables de BEDIR. Des » relations partenariales » dont elle n’a jamais précisé la nature, qui n’ont pratiquement jamais existé avec Resul Ekrem Bilgen mais qui ont curieusement eu un effet. Epoustouflant ! Il y a eu bel et bien achat-vente sur la base de la valeur du complexe scolaire BEDIR et cela s’est passé, selon toute vraisemblance, avant le coup d’État survenu dans la nuit du 16 au 17 juillet 2016 en Turquie. Selon des informations dignes de foi, le feuilleton BEDIR n’a pas encore livré tous ses secrets.
L’affaire est beaucoup plus grave et complexe qu’on ne le pense. Elle pourrait bien éclabousser d’autres personnalités qui tirent pour le moment les marrons du feu. Si, comme les éléments d’information et les documents en notre possession le laissent penser, Mariama El Hadj Ibrahim a mis le grappin sur le complexe scolaire BEDIR bien avant l’arrivée de Daouda Mamadou Marthe au gouvernement, c’est que ce dernier a découvert le pot aux roses en examinant le dossier dont il a pu probablement obtenir toutes les pièces.
La certitude, c’est que les établissements BEDIR ne sont pas convoités que par Mariama El Hadj Ibrahim. Et selon toute vraisemblance, puisque la fameuse mise en demeure, que personne n’a jamais vue d’ailleurs, parlerait de cession à l’Etat ou de vente à un opérateur privé, d’autres groupes de nouveaux riches tapis au sein du pouvoir se sont également mis aux trousses de Resul Ekrem Bilgen. Le pauvre !
Pris en chasse par une » meute de loups avides » qui ne cherchaient qu’à blanchir l’argent chipé des caisses publiques avec des investissements physiques qui prendraient, dans la plupart des cas, des prêteScandale des établissements BEDIR De nouveaux rebondissements noms, Resul Ekrem Bilgen n’a pas d’autre choix face à la machine infernale de l’État. Une véritable chasse à l’homme s’ouvre. C’est à qui mettrait le premier la main sur l’homme d’affaires turc.

Mariama El Hadj Ibrahim informe ainsi que » Avant même la notification de cette décision au groupe Bédir, un opérateur économique en a été informé et aborda les responsables de Bédir, juste à leur sortie du cabinet ministériel, pour connaître le coût de cet établissement « . Si cette confession atteste de la course au complexe scolaire BEDIR, elle ne veut nullement dire que ladite course a commencé le 19 juillet 2016, jour où un autre groupe de mafieux a brûlé toutes les règles de convenance pour aborder les responsables de BEDIR à la sortie de l’audience qu’ils viennent d’avoir avec un ministre.
Qui est ce ministre ? Selon certaines indiscrétions, ce ministre dont Le Courrier a parfaitement connaissance de l’identité, ferait équipe avec ce commerçant tout autant identifié qui se serait pointé à la sortie d’un cabinet ministériel pour demander aux propriétaires de BEDIR le coût de l’établissement. Ce ministre et ce commerçant auraient eu en projet de faire aussi main basse sur BEDIR mais découvrent, assommés, que l’affaire est déjà dans la besace de Mariama El Hadj Ibrahim depuis belle lurette.

Le Courrier le martèle : il y a eu bel et bien achat-vente sur la base de la valeur du complexe scolaire BEDIR et cela s’est passé, selon toute vraisemblance, avant le coup d’État survenu dans la nuit du 16 au 17 juillet 2016 en Turquie. Et non après. N’est-ce pas, Daouda Mamadou Marthe ?
En attendant de connaîrtre les développements futurs de ce scandale, les Nigériens, eux, attendent, la production, par le gouvernement, d’une part, de cette prétendue mise en demeure assortie de menace d’expulsion du Niger adressée aux responsables de BEDIR ; d’autre part, de l’acte officiel qui annule la « cession » de ce complexe scolaire à dame Mariama El Hadj Ibrahim et consorts et qui le met désormais dans l’escarcelle de l’État.

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