Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Niger    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article




  Sondage


 Autres articles



Comment

Politique

Exportation du brut nigerien: le ministre Foumakoye convoite l’oléoduc Doba/Kribi
Publié le jeudi 10 octobre 2013   |  Tamtaminfo




 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Le ministère nigérien du Pétrole poursuit son offensive dans le cadre de l'exploitation du brut nigérien vers le Cameroun via le Tchad. C'est ainsi qu'il s'est rendu récemment en compagnie de son directeur des hydrocarbures à Yaoundé " pour avancer sur le projet d'exportation du brut nigérien par l'oléoduc Doba/Kribi.

" Une option qui ne présente pas pourtant une véritable garantie de transparence. Pour rappel, le Niger a signé un protocole d'accord pour le raccordement du pipeline nigérien à l'oléoduc tchadien. Notre pays utilisera cet oléoduc pour transporter son brut sur le marché international. Selon le ministre nigérien des Affaires étrangères, à l'issue d'une audience avec le président Tchadien, "le président Issoufou Mahamadou a trouvé commode, pratique et économique de le faire à travers un pipeline qui raccorderait à l'oléoduc qui est déjà en exploitation et qui relie le Tchad à Kribi". Mais à part ces "avantages" annoncés par les autorités nigériennes, on est en droit de s'interroger sur ce que peut rapporter cette option aux Nigériens, notamment en termes d'emplois.

Tant il est vrai que le brut suivra un itinéraire bien déterminé exté rieur au pays. L'autre aspect qu'on peut reprocher à l'importation est surtout le manque à gagner que cela pourrait engendrer pour le Niger. Déjà avec la raffinerie de Zinder, personne ne peut aujourd'hui dire avec certitude quelle quantité de brut vient à l'usine. Seuls les Chinois le savent. Aussi, l'exemple du Nigéria peut inspirer le Niger. Ce pays, bien que premier producteur de pétrole en Afrique, ne dispose pas d'une raffinerie fonctionnelle. Cela lui a causé un manque à gagner important et les recettes tirées de l'importation du brut ne profitent pas aux populations, parce que gérées par une poignée de personnes. Le Niger pourrait-il assurer un contrôle effectif sur le volume de brut qui sera acheminé ?

De quelles compétences dispose-t-on pour assurer une transparence dans cette activité ? Pour les spécialistes, tout pays qui souhaiterait tirer un meilleur profit de l'exploitation de l'or noir doit disposer d'une raffinerie sur son territoire. Il se trouve malheureusement que pour les autorités, la seule chose qui compte est l'importation du brut, alors même que l'importation des produits raffinés ne répond pas jusqu'ici à l'attente des populations.

 Commentaires