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Point de presse de Wassalké Boukari : «Je ne fais pas la politique pour des portefeuilles ministériels »
Publié le mardi 1 novembre 2016   |  Le Monde d'Aujourd'hui


Le
© Autre presse par DR
Le ministre de l`hydraulique et de l`assainissement M. Wassalké Boukari


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Membre fondateur du MPR Jamhuriya, Wassalké Boukari n’a pas été reconduit dans le deuxième gouvernement de la deuxième mandature du président Issoufou Mahamadou. Au sein de l’opinion, sa non-reconduction est interprétée comme une sanction du parti et de son président à cause notamment de sa velléité d’émancipation. Devant la persistance des rumeurs, Wassalké a fait une sortie médiatique la semaine dernière pour dire sa part de vérité. Il accuse certains militants du parti de vivre grâce à leur capacité de nuisance et affirme ne pas faire la politique pour des portefeuilles ministériels. Nous vous proposons l’essentiel de son intervention.
« J’ai souhaité vous rencontrer pour faire ce point de presse qui devrait être fait depuis quelque temps parce qu’il fut une période où sur certains médias, il a été dit qu’au sein du MPR Jamhuriya il y aurait certains responsables politiques qui voudraient créer un parti politique, qui on déjà créé un parti, etc. En son temps, nous n’avons pas jugé nécessaire d’apporter de démenti, parce que nous avons estimé que ce n’était pas nécessaire de le faire. Je tiens à vous dire qu’au niveau du MPR Jamhirya, en notre connaissance, il n’ya aucun de nos camarades qui ait indiqué qu’il va créer un parti politique, cela n’a jamais existé, cela n’a pas été porté à notre connaissance. Au demeurant nous ne voyons pas la raison pour laquelle certains camarades vont créer un parti. Vous savez que pratiquement le MPR est une émanation du MNSD Nassara à une période où celui-ci avait pris la décision de participer à un gouvernement d’union nationale. Et vous savez que même à cette période, nous n’avions pas jugé nécessaire dans un premier temps de créer un parti, c’est par la suite que cela s’est imposé à nous. Mais il n’est pas question au sein du MPR de créer d’autres nouveaux partis. Nous avons constaté que toutes ces rumeurs proviennent d’un cercle bien connu et à notre avis, contrairement à ce qu’on aurait pu penser d’ailleurs, ces rumeurs ne parviennent pas d’adversaires politiques ou autres. Nous avons constaté qu’il y a toujours autour de la gouvernance du parti un certain nombre de personnes qui ont pris pour spécialité de créer ce genre de rumeurs. Et à notre vis, cela n’est pas pour renforcer la cohésion au sein du parti. Sur ce premier point, ce que je tiens à dire, c’est qu’au sein du MPR, en notre connaissance, il n’y a personne qui créé un parti ou qui a l’intention de créer un parti et nous ne voyons pas la raison pour laquelle des personnes auraient cette intention. Le deuxième point sur lequel je voulais vous entretenir, c’est que nous avons toujours appris à travers un certain nombre de médias, au sein du MPR il y aurait des problèmes en particulier au niveau de la section de Tillabéri. Sur ce point également, ce que je voudrai dire, c’est qu’au niveau du MPR, nous n’avons pas de problème particulier qui soit différent de ce qui se passe dans tout parti politique Cependant, pour être franc au niveau de la gouvernance, nous avons un certain nombre de préoccupations, mais nous ne pensons pas que ces préoccupations doivent faire l’objet de déballage public. Ce sont des préoccupations qui doivent être réglées au sein du parti. Nous sommes effectivement un certain nombre à considérer qu’au niveau de la gouvernance du parti il y a un certain nombre de corrections à apporter. Ça c’est tout à fait normal dans le cadre de la vie d’un parti, tout le monde ne peut pas partager le même point de vue. De façon concrète, je ne trouve pas normal et je ne suis pas le seul qu’un parti comme le MPR, son bureau politique puisse faire 8 mois sans se réunir. Ce n’est pas normal et ça ce sont des questions qui doivent être abordées parce que les réunions du bureau politique constituent le cadre normal d’animation politique du parti. Faire 8 mois sans réunion du bureau politique, il y a un problème ; et 8 mois sans réunion de la commission politique, il y a un problème ; faire 8 mois sans que le président n’appelle autour de lui les présidents de sections pour échanger et discuter, là il y a un problème. Là ce sont des questions de gouvernance sur lesquelles nous attirons l’attention de notre président pour que des corrections puissent être faites. Mais cela est fait dans un esprit où le parti est une association ; ce sont des personnes qui se sont rencontrées, qui ont un idéal pour leur pays et à travers cette association, elles veulent proposer un idéal à la société. Par conséquent, le parti doit être un cadre de dialogue et de discussion de façon permanente. Ne pas faire de dialogue au sein d’un parti peut être interpréter comme un signe de faiblesse. Par définition, les partis doivent être le creuset de la démocratie, l’exemple même de la démocratie. Il n’est pas normal que dans un parti le pouvoir de nomination soit utilisé comme instrument pour diriger le parti. Même le pouvoir de nomination doit faire l’objet de discussions. Celui qui a le pouvoir suprême de nomination au niveau de l’Etat, c’est le président de la République. Et pourtant, il partage cela avec les partis alliés et son parti. Il y a probablement des personnes que le président de lui-même n’aurait pas accepté de porter à certains postes, mais dans le cadre du gouvernement d’union nationale, il tolère certaines nominations pour que nous puissions aller de l’avant. Mais on ne peut pas utiliser le seul pouvoir de nomination pour diriger un parti. Le parti doit être un cadre d’animation, de dialogue ; s’il y a des problèmes on en discute et on renforce la cohésion du parti. Evoquer ces problèmes n’est pas faire preuve de dissension ou d’indiscipline, non ! ça doit contribuer à renforcer la cohésion interne. Une autre tare que nous avons remarquée, c’est la pratique qui consiste à recruter des mercenaires comme il est facile de le faire à Niamey, moyennant quelques billets de CFA ; on crée des déstabilisations de leaders politiques. La région deTillabéri est passée maître dans cette pratique et ce n’est pas le hasard ; on ne retrouve pas cela dans les autres régions parce qu’ici, Niamey est au centre et c’est là qu’on trouve des tueurs à gage. Avec 500.000 francs, 1 million, il y a des gens qui sont prêts à tirer sur un leader pour l’abattre. Cette pratique là, nous l’avons aussi constatée ; nous avons dit que le MPR doit faire extrêmement attention parce qu’au niveau du parti politique, nous savons qu’il y a deux types de militants. Il y a des militants qui sont véritablement représentatifs et le meilleur baromètre, c’est les élections. A l’occasion de celles-ci, tout le monde va compétir et si vous êtes représentatifs ce sont les résultats qui vont l’indiquer. Il y a une autre catégorie de militants qui, eux, ils sont célèbres pour leur capacité de nuisance ; c’est à cause de leur capacité de nuisance qu’ils sont tolérés. Et quand on regarde, ce sont à peu près une partie des gens qui, à un certain moment étaient autour du président Hama Amadou et qui l’ont trahi. Et qui ont suivi après d’autres leaders dont le président Seïni également et c’est la même chose. Ce sont les mêmes personnes. Leur seule performance, c’est leur capacité de nuisance. On les réunit pour leur donner quelques CFA et ils versent dans le dénigrement. Là également, nous avons dit que ces pratiques là doivent cesser ; il n’est pas normal qu’un jeune parti comme ça se laisse déstabiliser par des personnes de moralité douteuse qui ont seulement l’art de nuire. Au niveau de la région de Tillabéri, nous avons constaté ce phénomène ça a été fait au niveau de Niamey. Après Niamey, ils ont ciblé Tillabéri. Mais ceux qui sont passés maîtres dans l’art de faire de la déstabilisation, au niveau de la section MPR de Tillabéri dont je suis le président, nous n’allons pas leur laisser le terrain libre. Les dernières élections ont montré qui est représentatif. Si c’est uniquement par ta capacité de nuisance qu’on doit te donner des postes ou te respecter là c’est un autre problème. Tu te comportes de façon normale, on travaille ensemble, si tu dois adopter une attitude de capacité de nuisance, nous saurions apporter la réponse qui sied à ceux qui excellent dans l’art de nuire, de dénigrer systématiquement. Donc au niveau de la région de Tillabéri, nous avons effectivement nous avons ce phénomène là mais nous sommes en train de prendre des dispositions pour y mettre fin. Au demeurant, j’ai écrit au président du parti pour attirer son attention. Parce que là où nous sommes, nous sommes en train de faire une conférence de presse au niveau du siège de la section de la permanence de Tillabéri. Ceux qui font leur complot ne se réunissent pas ici, ils se réunissent au siège du bureau politique, alors que leur siège est là. Certains c’est parce qu’à l’occasion des élections législatives ils n’ont pas été élus députés ou leur conjoints n’ont pas été élus députés. Mais cela ne peut pas être la faute du président de section, ce sont les électeurs qui élisent. Je ne peux pas prendre le score de Ouallam pour l’attribuer à Say ou prendre le score de Say pour l’attribuer à Tillabéri. Parce que tout simplement il y a une capacité de nuisance, je dis ça je ne le ferai pas. Il y a eu des élections législatives qui ont été jugées libres et transparentes, nous avons fait un classement. Il n’y a aucune raison que nous proposions comme député le 19e sur la liste sur 23 et laisser les deux ou trois premiers. Cela n’est pas possible. Il y a une partie de gens qui sont dans cette agitation, c’est cela leur préoccupation. Pour le reste, c’est vraiment ceux qui viennent dans les partis pour manger comme on dit. Pour l’instant, il n’y a pas de nomination parce que les partis viennent de se mettre d’accord sur la répartition. En ce qui me concerne personnellement, je ne pense pas que faire la politique, c’est uniquement pour occuper des postes pour manger comme on dit. Si je parle aujourd’hui, c’est parce que j’ai retrouvé ma liberté de parole. Auparavant, j’étais tenu à une certaine obligation de réserve mais je ne fais pas la politique pour des postes. Les Nigériens savent que par le passé, on m’a proposé des portefeuilles ministériels ; j’ai refusé. J’ai dit que je ne participe pas tant que ce n’est pas avec mon parti politique. Et je crois que les témoins sont vivants. Nous faisons la politique parce que nous estimons que nous sommes porteurs d’un idéal pour notre pays. Et effectivement, ces dernières années notre pays évolue dans un contexte sécuritaire qui rend notre démocratie très fragile. Et nous avons dit qu’il est important que l’ensemble de la classe politique puisse prendre cela en équation et mettre au moins provisoirement entre parenthèses certaines divergences pour que nous puissions du guêpier. »


Transcription de : Taweye

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