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Le Sahel N° du 13/12/2016

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Réunion annuelle de coordination des acteurs de la lutte contre la fistule génitale féminine : Pour l’éradication de la fistule génitale féminine au Niger
Publié le mardi 27 decembre 2016   |  Le Sahel




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Le Secrétaire général du Ministère de la Santé Publique, M. Idrissa Mamadou Maïga, a présidé, hier matin à Niamey, la réunion annuelle de coordination des acteurs de la lutte contre la fisticule génitale.

Financée par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), cette réunion a pour objectif d'apprécier le bilan des réalisations physiques et financières des activités de lutte contre la fistule génitale féminine en 2016 et d'examiner la programmation des activités pour le cadre de suivi et évaluation de la stratégie nationale d'élimination de la fistule génitale féminine. La cérémonie d'ouverture des travaux s'est déroulée en présence d'une représentante de l'UNFPA Dr. Zalha Assoumana et de plusieurs acteurs intervenant dans le domaine de la lutte contre la fistule génitale féminine.

La fistule génitale féminine est un problème de santé publique traduisant la faible capacité des services de santé à fournir des soins de santé maternelle de qualité, y compris une assistance qualifiée à l'accouchement et des soins obstétricaux d'urgence au moment requis mais aussi la conséquence d'un accouchement long et difficile étroitement lié à des facteurs socio-culturels et économiques. En ouvrant les travaux de cette réunion annuelle, le Secrétaire général du ministère de la Santé publique a précisé que la fistule génitale féminine continue de faire hélas des millions de victimes dans le monde. En effet, selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 2 millions de femmes et de filles, certaines n'ayant parfois pas plus de 12 ans, souffrent de la fistule dans les pays en développement, et 50.000 nouveaux cas se présentent chaque année.
Au Niger, malgré les progrès enregistrés dans la réduction de la mortalité maternelle, on estime encore à entre 700 à 750, le nombre de nouveaux cas de fistule génitale féminine par an. Pour mieux coordonner la lutte contre cette morbidité, a dit M. Idrissa Mamadou Maïga, un réseau pour l'éradication de la fistule a été créé et révisé en 2003. Une stratégie nationale pour l'élimination de la fistule génitale féminine assortie d'un plan d'actions pour la période 2016 à 2020 a été adoptée au cours de cette année donnant ainsi un cadre de référence à tous les acteurs pour leurs interventions. Auparavant, la représentante de l'UNFPA Dr. Zalha Assoumana a souligné que la fistule obstétricale est l'une des morbidités maternelles des plus dramatiques de par ses répercussions à la fois médicales, économiques, psychologiques et sociales vécues par les femmes.
C'est pourquoi, cette rencontre revêt une importance capitale pour l'UNFPA. En outre, le fonds des Nations Unies pour la Population a lancé une campagne mondiale pour éliminer les fistules en 2003 avec comme objectif de rendre la fistule aussi rare dans les pays en développement qu'elle l'est maintenant dans les pays industrialisés. La prévention, le traitement et la réinsertion constituent les trois domaines d'intervention stratégique de cette campagne mondiale à laquelle le Niger a pleinement souscrit. Pendant ces trois (3) jours, ''Nous allons examiner les efforts fournis par les différents acteurs de lutte contre la fistule au Niger afin de parvenir à un large consensus principalement sur la prévention ; la prise en charge chirurgicale ; la réinsertion socio-économique. Les efforts des services sanitaires entrepris dans la prévention, la prise en charge et la réinsertion des femmes victimes de cette maladie, se sont traduits par des résultats concrets'', a relevé Dr. Zalha Assoumana.
La représentante de l'UNFPA devait ensuite indiquer que la fistule obstétricale est une maladie de pauvres, de femmes vulnérables, une maladie liée à la faiblesse du système de santé. Cette rencontre est le signe que le gouvernement du Niger veut faire bien plus. « Au Niger, la situation est préoccupante puisque on nous évalue à entre 700 à 756 nouveaux cas qui sont enregistrés chaque année. Heureusement qu'il y a la volonté politique et le leadership du Niger pour la prévention, le traitement et la réinsertion. Quant à l'UNFPA, il s'engage à œuvrer pour un monde ou la fistule obstétricale n'existe plus. Mettons fin une fois de plus à cet attentat contre la santé et les droits humains des femmes et des filles, qui les dépouille de leur dignité et détruit le plus fondamental des sentiments», a conclu
Dr. Zalha Assoumana.

Hassane Daouda(onep)

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