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Exploitation de l’uranium par AREVA : Le partenariat ’’gagnant-perdant’’, un boulet
Publié le mardi 16 mai 2017   |  Actu Niger


Mine
© Autre presse par DR
Mine d`uranium au Niger


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Réunions, manifestations, déclarations. Rien n'y fait. Depuis de longs mois, les autorités communales d'Agadez se battent pour contraindre les sociétés minières (Somaïr, Cominak, Sonichar) opérant dans la région à leur verser la taxe professionnelle, l'unique impôt que l'Etat rétrocède intégralement aux communes. En compensation aux dégâts sanitaires et environnementaux causés par les activités extractives. Le montant global de cette taxe, non perçue par les communes à cette date, se chiffre à environ 4 milliards de francs.

Les services des impôts sont intervenus dans le conflit, demandant aux sociétés de se conformer à la loi, mais celles refusent obstinément d'obtempérer. Et l'attitude des deux filiales d'Areva (Somaïr et Cominak) est encore plus révoltante. Après s'être mordicus opposées à la mise en recouvrement de la taxe, elles ont pris les devants en assignant l'Etat en justice selon la procédure de référé, prétextant que les nouvelles conventions minières signées en 2015 les astreignent du paiement de la taxe au titre de l'année 2016. En dépit du fait que la disposition l'instituant figure dans la loi minière 2006.Pas surprenant. Le groupe nucléaire civil français, Areva, fait sa loi au Niger. Des acteurs associatifs locaux et des organismes internationaux, dont la crédibilité ne peut être mise en doute, n'ont eu cesse de dénoncer cette situation inadmissible dans un pays dit souverain. Malheureusement, cette loi d'Areva dans notre pays s'est renforcée avec le régime Issoufou, qui a décidé de s'ériger en défenseur invétéré des intérêts du groupe français depuis 2011.

Cette défense a notamment consisté à poser un certains nombre d'actes, souvent cachette, pour faire plaisir à leur ancien employeur les principaux animateurs du pouvoir ayant travaillé pour le compte des deux filiales. L'art de la duplicité. Pendant qu'ils (les tenants du pouvoir) accordaient, dans le secret, certaines faveurs à Areva, ils rassuraient en même temps les Nigériens qu'ils n'ont pas d'inquiétudes à se faire.

Qu'ils sont dans une dynamique de négociations visant à imposer au géant du nucléaire français le partenariat ''gagnant-gagnant''. Les contours de ce nouveau partenariat, dans lequel le Niger sort finalement plus perdant que gagnant, ont été dessinés lors des fameuses ''minutes de meeting'', la prétendue rencontre ''informelle'' organisée à Paris dès l'entame du premier mandat du président Issoufou. Rencontre secrète qui a regroupé Massoudou Hassoumi, à l'époque ministre directeur de cabinet du président Issoufou, autour des plusieurs grands patrons du groupe.

Pendant que le super ministre des Mines du Niger était aussi sur place à Paris dans la même période. Le contenu du partenariat sera finalement défini à l'occasion des rounds de négociations, en vue du renouvellement des conventions d'exploitation des sites de la Somaïr et de la Cominak ainsi que du sort à réserver au projet Imouraren.

A l'issue de ce long processus, conduit de bout en bout dans l'opacité, la moisson est plutôt maigre pour l'Etat. Un rapport publié récemment par un consortium d'ONG internationales en apporte la preuve. Selon les auteurs dudit rapport, l'uranium nigérien pèse pour ''30% dans la production d'Areva''. Mais notre pays n'a perçu que ''7% des versements de l'entreprise''.

''Les données recueillies montrent que pour une production équivalente, Areva a payé une redevance inférieure en2015qu'en 2014, privant ainsi notre pays de 15 millions d'Euro''. Convertissez ce montant en francs CFA et vous réaliserez l'ampleur du manque à gagner. Estce cela le fameux partenariat gagnant- gagnant promis par le président Issoufou Mahamadou ?

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