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Niger: « L’Etat islamique dans le Grand Sahara est la nouvelle menace »
Publié le samedi 16 septembre 2017   |  LeMonde.fr


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© AFP par BOUREIMA HAMA
Visite du ministre d`Etat en charge de l`Intérieur dans la région de Tahoua, M. Bazoum Mohamed
Vendredi 21 Octobre 2016. Tahoua. Visite du ministre d`Etat en charge de l`Intérieur dans la région de Tahoua, M. Bazoum Mohamed à environ 300 kilomètres au nord -est de la capitale Niamey


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Le ministre de l’intérieur nigérien Mohamed Bazoum analyse l’état des forces djihadistes qui sévissent dans l’ouest et le sud-est du pays. Boko Haram au sud-est, attaques répétées dans l’ouest, tentative de déstabilisation au Tchad et contrôle des migrants : Mohamed Bazoum, le ministre de l’intérieur du Niger, revient sur les enjeux sécuritaires auquel doit faire face ce pays hautement stratégique du Sahel.

Le gouvernement est toujours sans nouvelles des 39 femmes et enfants qui ont été enlevés à Ngalewa, dans la région de Diffa, le 4 juillet par des éléments de Boko Haram lors d’une attaque où neuf personnes avaient péri égorgées. Par ailleurs, début septembre, une tentative d’enlèvement a eu lieu à Koutou.

Après l’enlèvement de début juillet et la tentative d’enlèvement à Koutou, observe-t-on un changement de stratégie de la part de Boko Haram ?

Mohamed Bazoum Ce changement, cela serait cet acte qu’ils ont posé. De façon générale, c’est une organisation qui a été défaite et ne me semble plus posséder de direction centrale qui donne des ordres et mène des actions planifiées. Il y a comme une débandade qui fait qu’ils sont réduits à végéter et à survivre.

Fin 2016, une démarche d’amnistie a été entreprise auprès des repentis de Boko Haram. Où en est votre programme de réintégration ?

Nous avons ouvert un camp pour les y installer. Ils sont au nombre de 150. Cette semaine, nous commençons un programme d’enseignement religieux à la faveur duquel nous pensons pouvoir leur enseigner un islam qui les fera revenir de leur lubie ; une lubie qui leur avait causé beaucoup de souffrances en partant dans les rangs de Boko Haram.

Un plan de sortie de crise est en cours dans la région de Diffa. En quoi consiste-t-il ?

La première étape est de faire retourner les populations dans leurs villages pour qu’ils reprennent les activités grâce auxquelles elles vivaient jusqu’aux événements. Dans un deuxième temps, il s’agit de procéder à des investissements de type structurel, pour changer les paramètres de l’économie de la région et ainsi créer les conditions d’une vie plus décente au profit des populations.

Il y a Boko Haram au sud-est et à l’ouest, le Niger fait également face à des attaques répétées. Qui sont ces agresseurs de l’ouest du Niger ?

Ce sont des jeunes du Niger qui ont été embrigadés au cours de l’année 2012 par le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Cette organisation, vous vous en souvenez, était venue dans le sillage de l’occupation du nord du Mali. […] Ces jeunes gens ont été démobilisés au lendemain de l’opération « Serval », mais ont repris leurs activités sous la férule d’un certain Abu Walid Al-Sahraoui qui est l’un des anciens dirigeants du Mujao. C’est ce groupe qui sévit dans cette partie du Niger.
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